Mon p'tit sablier du soir...espoir !

Publié le par Dom

Enfin pas tant que ça ! Inspiration noire du soir. Pour connaître les règles du jeu, allez voir mon article d'hier, pour connaître l'amorce qui m'a causé quelques frayeurs, cliquez chez Kozlika ! Et la première phrase qui m'a donné du fil à retordre vient de chez Elisabeth ;) L'amorce provient d'un billet de Matoo : Toothcrush.

Ne réveillez pas la bête qui sommeille en vous

Il faut que je vous raconte… C’est une drôle d’histoire en fait, une histoire de brosses à dents ! Dingue !!
En fait tout a commencé alors que j’étais chez B. toute la semaine dernière. Nous avions bien senti que quelque chose se tramait dans la salle de bain, et puis il fallait se rendre à l’évidence, il y avait des signes avant-coureurs qui ne trompent pas. A chaque passage dans sa salle de bain, je trouvais mon amie changée, plus irritable elle qui avait toujours été conciliante, une crème. Je sentais parfois sur ma nuque un regard insistant quand je me brossais les dents mais lorsque je ne retournais je ne voyais que ma bonne vieille poute, celle des quatre-cent coups de l'enfance. Jusqu'à ce dernier jour j'aurai pensé à ma parano habituelle. Je vais vous raconter vous pourrez me dire ce que vous en pensez. En sortant de la douche j’ai constaté que le tapis de bain était mouillé, non, trempé. J’ai vérifié le rideau, il avait l’air normal. Quand j’ai cherché mon amie, un filet d’eau commençait à couler tout doucement. « Une fuite d’eau et merdre ! », pensai-je. Et son mari qui était parti en déplacement. Notre semaine entre copines débutait mal ! Premier réflexe : le plombier. Essayez de débusquer ces escogriffes de nos jours. On a passé trois heures au téléphone pour la même réponse : « Rappelez dans trois jours ». Vu la rivière qui commençait à se former il aurait des chances de nous retrouver noyées. Au grand maux les grands moyens. Il fallait jouer aux bricol’girls. Avant toute choses préserver les autres pièces. Bientôt un monticule de vêtements, couvertures, serviettes barricadait l’entrée de la salle de bains. J’écopais avec ce que j’avais trouvé : un verre à dents tandis que B. allait chercher la boîte à outils et coupait l’eau. Ne sachant pas où commencer, nous avons démonté le robinet, mal nous en prit, bien que débranchée, l’eau jaillit tel un geyser, nous nous retrouvâmes trempées jusqu’aux os. Manifestement, cela ne venait pas de là. Bien que je trouvais cela excessif, B. commença à desceller les carreaux. Je lui suggérai que la fuite ne pourrait se trouver entre deux céramiques elle pouffa de rire mais poursuivit son entreprise de démolition. Arquant son dos, elle souleva la vasque pour que j’atteigne les canalisations. Je n’avais jamais remarqué jusqu’à ce jour combien ses muscles étaient puissants. Elle commença à défoncer le sol pour atteindre les tuyaux, je m’inquiétais sérieusement de la tournure que prenaient les choses. La pièce ressemblait plus à un chantier qu’à la paisible salle de bain de mon amie. Elle semblait comme prise de frénésie, ses yeux fous révulsés, ses doigts puissants qui arrachaient des lambeaux de béton pour creuser plus avant. Je n’osais intervenir, un je ne sais quoi m’inquiétait. J’émis un faible gémissement, elle s’arrêta brusquement et me fixa. Son regard sans aménité m’hypnotisait, ses mains s’approchaient de moi comme des serres de rapace, je déglutis péniblement, une sueur froide s’emparant de tout mon être, je crois que je perdis connaissance.

Je l'entendais au loin prononcer mon nom mais sa voix douce effaça la terrible vision :

« Lulu, Lulu, ça va ? Réveilles-toi ! »

J’ouvris les yeux péniblement une douleur lancinante à la tête.

« Lulu, tu n’as pas trop mal ? »

J’étais allongé sur le canapé. Je sentais l'étoffe douce.

« Lulu, tu as glissé sur le tapis, je suis désolée, le siphon a débordé...une brosse à dent de voyage s’y était coincé, sûrement un coup du gône ! On ne peut plus utiliser la salle de bain, je l'ai fermée à clé.».

J’ai regardé ses pupilles, incrédule, au fond de ses billes noir de jais j’ai cru reconnaître...oh...une toute petite lueur cruelle.





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Publié dans Atelier d'écriture

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D
Tu as raison Otir, à frémir...le regard est parfois source d'angoisse...<br /> Cat, merci pour ton commentaire. J'imagine ton tracas, je ne pensais pas non plus au béton cassé pour une simple fuite, cela me paraissait un signe de folie (bon avec les ongles encore plus ;) Comme quoi cela peut exister.
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C
Bravo ton histoire m'a tenue en haleine jusqu'au bout. L'année dernière on a détecté une fuite. Il a fallu creuser le béton de la salle de bain sur 1 m de long. L'horreur! je ne pensais pas que celà puisse arriver un truc pareil. Et en plus quand c'est dans le sol sous la maison, c'est pas remboursé par les assurances; bref la totale!
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O
Une histoire, non pas dingue, mais à frémir ! Très réussie, bravo et merci !
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D
N'est-ce pas ? On n'a pas spécialement d'y retourner... cependant je ne cesse de remanier mon texte, je n'en suis pas entièrement satisfaite !<br /> Merci pour ton passage Samantdi.
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S
Ouh ouh il s'en passe des choses, dans ces salles de bains ! :)
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