Ma participation au sablier de Kozlika et Satmandi
Ma participation au sablier d'automne de Kozlika et Satmandi, si j'ai bien compris les règles du jeu ....
Pour en savoir plus ou lire d'autres propositions, courez vite !
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« Cela » ne sonne pas chez nous, « cela » ne martèle pas nos réveils. Juste une voix qui s’immisce petit à petit dans les rêves. Je peux même me souvenir de la succession des jours grâce aux émissions : philosophiques pour journée réfléchie, politique pour matinées colères, littéraires pour attendre la lecture du soir, nouvelles du jour pour malaise qui ne me quittera plus. Le murmure des voix m’accompagne. Ce matin, entre Adler et Duhamel, l’immuable créneau de ma douche d’avant départ au boulot, agitant mes mains ensavonnées je fais tomber mon alliance.
Je la remets aussitôt mais avec beaucoup de difficultés qui me seront l’occasion de plusieurs vagues d’interrogation lors des minutes et heures suivantes, du séchage aux rebutantes tâches journalières et néanmoins professionnelles. C’est une phrase associée à ce minime événement qui sera cause de mon malaise. Je sens qu’au fur et à mesure des sempiternels gestes comme une résistance s’installer. Le temps passe et j’ai la sensation d’être au ralenti, des questions m’assaillent et je ne sais y répondre. Malgré l’horloge pressée, je finis par m’asseoir, hébétée. Machinalement, j’allume une cigarette, le paquet traînait négligemment. Le doute me réduit au silence, je suis devenue de pierre, glacée. Une angoisse irrépressible m’étreint, le bruit des voisins ne me touche plus. Rien ne compte, que ces phrases sans réponse qui me paralysent. Les cendres du mégot froid tombent en pluie. J’ai perdu la notion du temps, la lumière décline, il rentre, me parle, me touche. J’ai l’impression maintenant d’être de marbre. On se presse autour de moi, des visages inquiets, vaguement familiers, des faces marquées par le pli du professionnalisme, je vois leurs lèvres, aucun son n’en sort. Je suis maintenant installée dans un jardin, on m’a sorti ce matin, on me rentre le soir, comme un paquet encombrant dont on ne sait que faire. Ils ne savent pas mais j’ai trouvé le chemin. J’entends depuis quelques temps certains mots qu’ils prononcent. Au début je n’y ai pas pris garde. Petit à petit je les ai collectionné, un petit sac de vocabulaire perdu, puis j’ai cherché à les ordonner. Je sens que j’ai trouvé comme le début d’un fil d’Ariane, c’est comme un jeu : la phrase réponse est toute mélangée, il faut leur redonner une place... Maintenant mon sac est presque plein mais il me semble qu’il m’en manque un...oui je suis proche. attachement-glisse-l’-ça-doigt-ne-comme-du, peut être demain.
Je la remets aussitôt mais avec beaucoup de difficultés qui me seront l’occasion de plusieurs vagues d’interrogation lors des minutes et heures suivantes, du séchage aux rebutantes tâches journalières et néanmoins professionnelles. C’est une phrase associée à ce minime événement qui sera cause de mon malaise. Je sens qu’au fur et à mesure des sempiternels gestes comme une résistance s’installer. Le temps passe et j’ai la sensation d’être au ralenti, des questions m’assaillent et je ne sais y répondre. Malgré l’horloge pressée, je finis par m’asseoir, hébétée. Machinalement, j’allume une cigarette, le paquet traînait négligemment. Le doute me réduit au silence, je suis devenue de pierre, glacée. Une angoisse irrépressible m’étreint, le bruit des voisins ne me touche plus. Rien ne compte, que ces phrases sans réponse qui me paralysent. Les cendres du mégot froid tombent en pluie. J’ai perdu la notion du temps, la lumière décline, il rentre, me parle, me touche. J’ai l’impression maintenant d’être de marbre. On se presse autour de moi, des visages inquiets, vaguement familiers, des faces marquées par le pli du professionnalisme, je vois leurs lèvres, aucun son n’en sort. Je suis maintenant installée dans un jardin, on m’a sorti ce matin, on me rentre le soir, comme un paquet encombrant dont on ne sait que faire. Ils ne savent pas mais j’ai trouvé le chemin. J’entends depuis quelques temps certains mots qu’ils prononcent. Au début je n’y ai pas pris garde. Petit à petit je les ai collectionné, un petit sac de vocabulaire perdu, puis j’ai cherché à les ordonner. Je sens que j’ai trouvé comme le début d’un fil d’Ariane, c’est comme un jeu : la phrase réponse est toute mélangée, il faut leur redonner une place... Maintenant mon sac est presque plein mais il me semble qu’il m’en manque un...oui je suis proche. attachement-glisse-l’-ça-doigt-ne-comme-du, peut être demain.
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