Oulipoteries

Publié le par Dom

Je rends ici hommage à un commentaire d'emiole ou castafiore qui a laissé un petit mot sur l'article La poésie comme cataplasme dans lequel je vous transmettais le texte de G.deNerval El Desdichado.

Emiole propose de découvrir (chez Obni) un ouvrage :
Je suis le ténébreux : 101 avatars de Nerval de Camille Abaclar et François Caradec
Ouvrage que vous pouvez découvrir ici.
Et un site avec quelques avatars.
Voici donc le texte proposant un mélange entre Milord de Piaf et le poème de Nerval (secouez et voilà le résultat)... à exploiter avec les élèves.

El Desdilord

Allez, venez, Milord, le veuf, l'inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine : ici c'est confortable.
Laissez-vous faire, Milord, et mon luth constellé
Porte le soleil noir et vos pieds sur une chaise.

Dans la nuit du tombeau vous ne m'avez jamais vue ;
Je ne suis qu'une fille du port de la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant quand vous passiez hier.
Vous n'étiez pas peu fier quand la rose s'allie !

Suis-je Amour ou Phébus flottant sur vos épaules ?
Vous aviez le beau rôle, le baiser de la reine ;
J'ai rêvé dans la grotte auprès d'une demoiselle.

Et j'ai deux fois, vainqueur... j'en ai froid dans le coeur !
L'amour ça fait pleurer, sur la lyre d'Orphée,
Les soupirs de la sainte pour les reprendre après.

(Texte de Georgeard Mousterval)

C'est une manière de remercier ici l'auteur de ce message que je mis du temps à trouver ! (Vive la nouvelle édition d'overblog !)




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Publié dans poésie

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