Aimé Césaire
C'est un nom que j'ai entendu bercer mon enfance, dit avec la voix de mon père qui se délecte de ses vers, parmi d'autres poètes qu'il aime. C'est rare dans la vie de côtoyer un homme qui admire, se gargarise, se repaît de poésies comme mon père. Mon amour de la musique des phrases qui m'enchantent et me surprennent me vient de lui, assurément.
Je vous livre ses mots, rugueux, obscurs et qui pourtant portent un souffle qui m'a toujours enthousiasmée. Il est tard. Demain, j'essaierai de vous écrire un article un peu plus complet.
Je pense à lui qui souffre dans la nuit de la douleur.
Tam-tam de nuit
train d'okapis facile aux pleurs la rivière aux doigts charnus
fouille dans le cheveu des pierres mille lunes miroirs
tournants
mille morsures de diamants mille langues sans oraison
fièvre entrelacs d'archet caché à la remorque des mains de pierre
chatouillant l'ombre des songes plongés aux simulacres de la mer
Je vous livre ses mots, rugueux, obscurs et qui pourtant portent un souffle qui m'a toujours enthousiasmée. Il est tard. Demain, j'essaierai de vous écrire un article un peu plus complet.
Je pense à lui qui souffre dans la nuit de la douleur.
Tam-tam de nuit
train d'okapis facile aux pleurs la rivière aux doigts charnus
fouille dans le cheveu des pierres mille lunes miroirs
tournants
mille morsures de diamants mille langues sans oraison
fièvre entrelacs d'archet caché à la remorque des mains de pierre
chatouillant l'ombre des songes plongés aux simulacres de la mer
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