Découvrir La Boétie luttant contre la tyrannie
"Parce que c'était lui, parce que c'était moi."
Cette célèbre phrase de Montaigne parlant de La Boétie convenant parfaitement l'amie de Grande Princesse, je me suis donc intéressée à ce prodige (laissant pour une fois mon ami Montaigne de côté), parfois appelé Le Rimbaud de la pensée en hommage à sa fulgurance et à sa jeunesse lors de sa mort.
En cherchant ce qui avait pu lier ces deux hommes par une amitié fidèle, je suis tombée sur Le Discours de la Servitude Volontaire écrit par La Boétie.
Et j'ai découvert un grand penseur, luttant contre la tyrannie de l'homme contre l'homme. Un texte intéressant, édifiant et qui étaye notre pensée (car il ne suffit pas de haïr la tyrannie pour la combattre, me rappelant une houleuse discussion concernant Pinochet).
« Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux »
Commençons par une réflexion qui reparle de l'implication de la victime dans sa servitude. Ce sujet porte à polémique.
"Pour le moment, je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d'hommes,
tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n'a de puissance que celle qu'ils lui donnent, qui n'a pouvoir de leur nuire qu'autant qu'ils veulent bien
l'endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s'ils n'aimaient mieux tout souffrir de lui que
de le contredire."
Je m'étais justement toujours demandé, non comment on supporte sans broncher la mise en place d'une tyrannie, mais plutôt que ferait le tyran sans l'adhésion pleine et entière de ceux qui se mettent à son service. J'ai plus de facilité à comprendre que la peur puisse paralyser, baillonner une population. Comment trouver la force de lutter lorsque le risque alors endossé peut détruire sa famille entière. Seul c'est parfois plus facile de résister qu'une personne à charge de famille. Cependant et c'est plus cela qui m'étonne lors de la seconde guerre mondiale, des parents ont résisté passant au delà de l'intérêt individuel et en ayant une grande conscience humaniste. Si on laisse aujourd'hui une population sa faire tuer, où la folie meurtrière s'arrêtera-t-elle ?
"Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même,
pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose,
mais de ne rien lui donner."
Longtemps j'ai réfléchi sur la mise en place d'une dictature et c'est peut être la question essentielle. Comment arriver à :
- repérer l'homme dangereux
- ne pas lui permettre d'accéder au pouvoir
- ou en tous cas lutter immédiatement avant qu'il n'aie eu le temps de constituer sa réserve d'hommes à son service créant le climat de peur / sans quoi il ne pourrait rien.
Je n'ai pas la réponse. Personne ne l'a je crois. Peut être que l'être humain à un tort, il laisse à l'ambitieux le bénéfice du doute. Un peuple, avec la force d'inertie née du nombre, n'arrive pas à réagir avant qu'il ne soit trop tard, voire pour certains sont si aisément manipulables qu'ils peuvent même accréditer ce pouvoir et l'aider par ignorance, bêtise, manque d'éducation à accéder au pouvoir qui leur nuira.
De mon côté je pense que l'éducation, celle qui libère l'individu et lui permet de réfléchir par lui-même, seule peut éviter ce désastre. D'ailleurs, la culture et l'éducation sont les cibles de manipulateurs (toute ressemblance avec la situation actuelle est réfléchie !). Une fois détruits (confiance dans l'enseignant, l'institution scolaire, destruction des intermittants...des libres penseurs...brrrr !) ils auront les mains libres.
En guise de conclusion, une nouvelle question, tenterez-vous d'y répondre :
"Je poserai cette question : si par hasard il naissait aujourd'hui quelques gens tout neufs, ni
accoutumés à la sujétion, ni affriandés à la liberté, ignorant jusqu'au nom de l'une et de l'autre,
et qu'on leur proposât d'être sujets ou de vivre libres, quel serait leur choix ?"
Site où vous trouverez le texte intégral.
Un site où le texte est expliqué.
Cette célèbre phrase de Montaigne parlant de La Boétie convenant parfaitement l'amie de Grande Princesse, je me suis donc intéressée à ce prodige (laissant pour une fois mon ami Montaigne de côté), parfois appelé Le Rimbaud de la pensée en hommage à sa fulgurance et à sa jeunesse lors de sa mort.
En cherchant ce qui avait pu lier ces deux hommes par une amitié fidèle, je suis tombée sur Le Discours de la Servitude Volontaire écrit par La Boétie.
Et j'ai découvert un grand penseur, luttant contre la tyrannie de l'homme contre l'homme. Un texte intéressant, édifiant et qui étaye notre pensée (car il ne suffit pas de haïr la tyrannie pour la combattre, me rappelant une houleuse discussion concernant Pinochet).
« Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux »
Commençons par une réflexion qui reparle de l'implication de la victime dans sa servitude. Ce sujet porte à polémique.
"Pour le moment, je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d'hommes,
tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n'a de puissance que celle qu'ils lui donnent, qui n'a pouvoir de leur nuire qu'autant qu'ils veulent bien
l'endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s'ils n'aimaient mieux tout souffrir de lui que
de le contredire."
Je m'étais justement toujours demandé, non comment on supporte sans broncher la mise en place d'une tyrannie, mais plutôt que ferait le tyran sans l'adhésion pleine et entière de ceux qui se mettent à son service. J'ai plus de facilité à comprendre que la peur puisse paralyser, baillonner une population. Comment trouver la force de lutter lorsque le risque alors endossé peut détruire sa famille entière. Seul c'est parfois plus facile de résister qu'une personne à charge de famille. Cependant et c'est plus cela qui m'étonne lors de la seconde guerre mondiale, des parents ont résisté passant au delà de l'intérêt individuel et en ayant une grande conscience humaniste. Si on laisse aujourd'hui une population sa faire tuer, où la folie meurtrière s'arrêtera-t-elle ?
"Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même,
pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose,
mais de ne rien lui donner."
Longtemps j'ai réfléchi sur la mise en place d'une dictature et c'est peut être la question essentielle. Comment arriver à :
- repérer l'homme dangereux
- ne pas lui permettre d'accéder au pouvoir
- ou en tous cas lutter immédiatement avant qu'il n'aie eu le temps de constituer sa réserve d'hommes à son service créant le climat de peur / sans quoi il ne pourrait rien.
Je n'ai pas la réponse. Personne ne l'a je crois. Peut être que l'être humain à un tort, il laisse à l'ambitieux le bénéfice du doute. Un peuple, avec la force d'inertie née du nombre, n'arrive pas à réagir avant qu'il ne soit trop tard, voire pour certains sont si aisément manipulables qu'ils peuvent même accréditer ce pouvoir et l'aider par ignorance, bêtise, manque d'éducation à accéder au pouvoir qui leur nuira.
De mon côté je pense que l'éducation, celle qui libère l'individu et lui permet de réfléchir par lui-même, seule peut éviter ce désastre. D'ailleurs, la culture et l'éducation sont les cibles de manipulateurs (toute ressemblance avec la situation actuelle est réfléchie !). Une fois détruits (confiance dans l'enseignant, l'institution scolaire, destruction des intermittants...des libres penseurs...brrrr !) ils auront les mains libres.
En guise de conclusion, une nouvelle question, tenterez-vous d'y répondre :
"Je poserai cette question : si par hasard il naissait aujourd'hui quelques gens tout neufs, ni
accoutumés à la sujétion, ni affriandés à la liberté, ignorant jusqu'au nom de l'une et de l'autre,
et qu'on leur proposât d'être sujets ou de vivre libres, quel serait leur choix ?"
Site où vous trouverez le texte intégral.
Un site où le texte est expliqué.
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