Comme quoi on peut changer d'avis !

Publié le par Dom

Comme quoi il faut se méfier de ses souvenirs littéraires. Je prenais Montesquieu pour un ennuyeux personnage (tel que l'on nous le décrivait au collège...je crains que certains cours de littérature ne fussent point une bonne chose ! : )
Mais je viens de découvrir un homme irrévérencieux et drôle, qui pouvait dire cela (fort d'actualité)

« Aujourd'hui nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celles de nos pères, celles de nos maîtres, celle du monde. Ce qu'on nous dit dans la dernière renverse toutes les idées des premières. »

ou même ceci :
C'est une chose extraordinaire que toute la philosophie consiste dans ces trois mots: «Je m'en fous.»

et encore :
Il faut bien connaître les préjugés de son siècle, afin de ne les choquer pas trop, ni trop les suivre.

Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux.

Les Français ... enferment quelques fous dans une maison, pour persuader que ceux qui sont dehors ne le sont pas.

Je crois que je vais aller de ce pas emprunter quelques Montesquieu à la bibliothèque.

Pour conclure une petite phrase qui me va comme un gant :

Je n'ai jamais eu de chagrin

qu'une heure de lecture n'ait dissipé.

 D'ailleurs mon petit bouquin m'attend devant une tisane fumante :

le rêve des vacances de novembre.

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Publié dans Mes lectures

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D
C'est finalement presque plus leur vie, leurs solutions, leurs idées qui peuvent nous faire avancer et nous offrir une porte de sortie. Il nous apprennent la force de la pensée et de la distanciation. Avoir conscience malgré l'opinion commune, malgré la peur des représailles de la nécessaire liberté de penser. C'est à ce moment-là non une seul lecture plaisir mais bien une lecture constructive qui nous aide à surmonter les difficultés de la vie et à les classer (de la contrariété à dépasser à la véritable souffrance à combattre).<br /> Merci pour les articles.
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K
Le sujet qui me passionne ici, c'est de mieux comprendre comment des hommes et des femmes qui ont eu une vie très difficile, ont réussi à faire avancer l'humanité par leurs apports artistiques, scientifiques, philosophiques...<br /> <br /> Les articles en question sont:<br /> Celui sur Rembrandt et St-Barthélémy (dans "selection")<br /> Celui sur Kepler est encore en page d'accueil<br /> Celui sur Douglass est dans la catégorie "livres-cinéma"<br /> <br /> A bientôt,<br /> kévin
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D
Par contre Kévin, j'ai cherché et je n'ai pas trouvé les articles dans ton blog, je serais curieuse. Peux-tu mettre l'adresse des articles si tu as le temps ? Merci beaucoup.
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D
Je ne sais pas si c'est la douleur que l'on surmonte par la lecture. Par contre je suis assez d'accord avec l'idée qu'un auteur, un livre peut aider dans des passages difficiles. Un auteur peut nous aider à comprendre ce qui se passe en racontant une vie de l'intérieur. C'est la grande force de la littérature, de nous faire franchir la barrière de l'autre, ne plus se sentir seul et mieux accéder à des sentiments extérieurs. Les grand mythes, les écrits perdurent lorsqu'ils revêtent un caractère universel, hors du temps et qu'ils servent à tous de référence.<br /> Récemment un livre m'a permis de comprendre un souvenir que je traînais comme un boulet, et voilà qu'en me parlant d'un autre il m'a parlé de moi.<br /> Thierry Lenain disait dans son forum :<br /> "Je crois que c'est ce qui me faire le plus plaisir - qui me comble en réalité : que mes histoires ne soient que les pré-textes de celles des lecteurs"<br /> Les livres de cet auteur sont un bon exemple. Il essaie au travers de ses histoires de faire comprendre la différence, d'aider des enfants à faire face à des situations douloureuses (le divorce, la mort...), de faire réflechir. Pas de sujets tabou dans une société où les enfants ont un vécu souvent compliqué. Il ne s'agit pas là de faire disparaître cette douleur mais bien d'en parler, de rendre compte de l'existence d'autres personnes qui la ressentent, de montrer qu'il existe des solutions. Bref de dépasser la crise que la vie a créé, de remplir la "boite à outils" des enfants qui devront affronter les rigueurs (et les douceurs évidemment) de l'existence.
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K
Il n'empêche que la lecture, l'art et les idées peuvent offrir aux individus une porte de sortie merveilleuse pour voir plus haut et plus grand. Je ne parle pas d'une "douce évasion" ou d'un "divertissement" mais d'une solution réelle à une crise personnelle. Je pense ici à des cas particuliers comme Frederik Douglass, Kepler ou Rembrandt qui malgré les épreuves ont réussi à "dépasser" leurs "gros chagrins". C'est aussi valable pour nous, même si c'est difficile.<br /> J'ai écrit quelques articles à ce sujet.<br /> kévin
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