Références culturelles !
Le héros (attention ce n'est plus l'énervé dépressif du début !) parle d'un de ses collègues qui veut transformer sa petite amie pour qu'elle ressemble à son ex (ils sont un peu perturbés dans ce polar !). Il fait référence pour cela à une forme de "maternité".
"- Pourquoi maternité Richard (oui pourquoi, nous sommes pendus à vos lèvres)
Et là oh ! Surprise ! une référence grecque histoire de faire cultivé, expliquer simplement les choses serait d'un vulgaire (en même temps cela dépareille un peu avec le niveau du vocabulaire ambiant !).
- Oh je ne sais pas au juste (tu m'étonnes c'est comme si King Kong devait réfléchir !) ! J'ai fait une association d'idées (Ah ! Ah !) avec ce dieu grec, je crois, qui voulait créer une femme parfaite selon lui.
(rectification du personnage faire valoir qui paraît ici étonnement intelligent ou alors clin d'oeil de l'auteur pour nous faire comprendre qu'elle est plus cultivée qu'il n'y paraît)
- Pygmalion. Ce n'était pas un dieu (merci pour la précision !), c'était un sculpteur et Vénus a donné la vie à son oeuvre de pierre. Ce pourrait être en effet une jolie métaphore (attention, sortez les dictionnaires ! On dirait une explication de texte du lycée) de la maternité masculine."
Fin de la discussion, c'est assez, les neurones risquent de chauffer. Nous pouvons retourner à nos glauques actions machistes.
Au passage nous remarquons le mélange des deux civilisations, Pygmalion étant un nom grec et Vénus le nom romain pour la déesse de la beauté Aphrodite (mais c'était surement trop demander !).
Petite précisions venant de l'excellent site sur les mythes gréco-romains :
Roi de Tyr qui figure dans la généalogie de Didon
sculpteur (ou roi) légendaire de Chypre
Pygmalion, misogyne ou selon une autre version, indigné par la prostitution sacrée d'Amathonte, se voua à un célibat absolu ce qui lui permettait en même temps de se consacrer tout entièrement à la sculpture.
Parmi toutes ses œuvres, la statue à laquelle il consacrait tout son génie représentait une femme. Jour après jour, il travaillait à cette statue d'ivoire et sous ses doigts habiles elle devenait de plus en plus belle.
Cette passion singulière ne demeura pas longtemps ignorée de la déesse de l'Amour et Aphrodite, pour se venger, le rendit éperdument amoureux de sa statue.
Mais devant les tourments du malheureux sculpteur qui passait ses journées et ses nuits à contempler sa statue, et ses ferventes prières, elle décida de lui donner vie.
Bon, le persiflage du jour étant terminé, je crois qu'il faut que j'arrête de lire ce livre avant de devenir aigrie !N'empêche j'aimerais bien savoir ce qu'il va advenir de Gloria dont les amies se font tuer sauvagement. Va-t-elle trouver l'assassin ? Déjouer les complots ? Et retrouver l'amour de son ex (le King Kong cultivé) ?