voyage Grenoble Rabat

Publié le par Dom

D'accord, vous n'attendez pas non plus un déballage des sentiments de mes ordinateurs mais un récit de nos palpitantes aventures. Commençons donc par le commencement, le voyage. "Habitués du luxe", nous fûmes surclasssés. Nous devions passer de notre vieille 309 à une clio climatisée. Au lieu de cela : Hertz nous a gracieusement mis à disposition (gracieusement est un mot peut être un peu fort !) une 307 sur la France et une 407 sur l'Esapgne. J'ai alors découvert le tempomat. Non ce n'est pas une nouvelle vague musicale mais le système reposant (et qui je l'avoue m'avait un peu inquiété au départ, je ne l'ai utilisé qu'à mes derniers relais de Valence à Algéciras) qui permet de bloquer sa vitesse à celle autorisée en ne posant le pied que sur le frein pour débloquer cette fonction. Ce qui sur 2005 km divisé par deux est une fonction assez exceptionelle pour être citée. Notre princesse fut parfaite, comme toute princesse qui se respecte, elle a toute mon admiration. Notre petit prince, lui, a râlé comme il se doit mais de manière moins importante que je le craignais. Merci à mes petits chéris qui ont supporté une descente rapide avec peu d'arrêts, en même temps sortir dehors entre 9 et 20h00 relevait de la gageure tellement la chaleur extérieure était écrasante. Nous sommes passés à Figueras cependant j'ai déclaré forfait (après un trajet en France sans sommeil ou la tête tordue, ce n'était pas les conditions idéales pour avoir envie de s'arrêter !). A l'aller donc pas de musée Dali ni d'Allhambra. Le suspens reste entier pour le retour ! En même temps nous aurons passé un mois de repos...jouable !

Nous avons fait notre petit "trafic" de voitures de location qui a rajouté 60km et pique niqué sur le parvis de l'aéroport de Perpignan. Nous étions donc prêts à traverser l'Espagne presque d'une traite en s'endormant à tour de rôle (ou en s'occupant des enfants) baignés dans les musiques pour enfants et la guitare espagnole le soir pour calmer les oreilles. Steve Waring, Emilie Jolie, Tinouga (incontournable si vous avez des petits bouts, jetez-vous sur ce CD exceptionnel) pour la petite classe. Guitare, ragtime, Trenet (il fallait écouter : "La mer qu'on voit danser" devant le magnifique paysage côtier espagnol où nous fîmes un petit saut), Chopin joué par Pogorelich (le bonheur pour les oreilles) et Ride on, un CD du cousin de Jean-Philippe pour lequel je voue maintenant une reconnaissance infinie. Je vous recommande ce dernier choix extrèmement efficace pour endormir les enfants énervés sans provoquer de somnolance au conducteur. 

Nous avons parfois dormi à la sauvage, pliés dans nos sièges, et la seule pause notable se situa vers des troglodytes dans un magnifique paysage de roches tendres. Les espagnols ont été charmants (est-ce un effet de notre finale footballeuse ratée qui racheta leur défaite ?) et ont sincèrement essayé de comprendre notre espagnol ridicule, surtout lorsqu'on a essayé de s'expliquer en Castillan au milieu de l'Andalousie ! Nous vivons dangereusement. Gazoline, essença, mettre le pschitt dans la coche, ne veut définitivement rien dire pour la police Algéciracienne ! Nous avons décidé, jusqu'à notre prochain voyage, d'apprendre l'espagnol. Ola ! et Adios! c'est un peu court lorsqu'on cherche son chemin !

Enfin étape ultime : le bateau. Nous étions ravis, ce n'était pas la file d'attente immense dont je me souvenais, la compagnie proposait une traversée rapide de 45m, le temps était beau et la mer sans vagues. Mais, car il y en a toujours un, après une heure de retard, une traversée longue, un bateau tangant lors de la rencontre de la mer Méditerrannée et l'Océan, voilà que l'équipage n'arrive pas à poser la passerelle et avec nos deux enfants épuisés, 50tonnes de bagages, une poussette et un petit hurlant, il fallait descendre des escaliers inadaptés à notre corpulence (avec bagages). Je remercie officiellement la si gentille famille sans laquelle il aurait fallu abandonner soit un enfant soit un bagage (évidemment la deuxième solution aurait été préférée !!! : ). Mon beau-père, vécu comme un sauveur, vint nous chercher à Tanger direction Rabat et après quelques heures de cou tordu pour cause de sommeil profond je me retrouvai dans la voiture avec les enfants endormis, dégustant un magnifique sandwich aux brochettes, assaisonnées de cumin qui sonnait comme un vértable foie gras après deux jours de coca chaud au saucisson graisseux. Nous y étions ! Bienvenue au Maroc. Les vraies vacances pouvaient commencer après deux jours de contractures cervicales, aidée il est vrai par le paracétamol et mon cousin pro des étirements décontractants. Deuxième remerciement officiel.

 

 

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Publié dans Evénement du jour

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