Plus tolkien !

Publié le par Dom

J'abandonne l'idée de travailler avec mes élèves sur le livre de Tolkien : en partant en stage dans une semaine au secours ! Je ferai cela l'année prochaine.

J'attaque (je vous ai déjà beaucoup parlé de cet auteur) Clair de Loup de Thierry Lenain. Je l'ai trouvé dans la bibliothèque. Vive ce service public nécessaire et très loin de la moule sur un rocher, merci à notre premier ministre qui trouve toujours une occasion de nous donner foi dans notre métier, mais après tout pourquoi donner de la culture à certaines classes sociales !!!!!! GRRRRRR ! Excusez-moi cela m'a échappé : (

Je vais le relire ce soir et réfléchir à la façon de le travailler. J'avais envie, avec ma nièce qui a tant de mal à être acceptée, de faire réfléchir les élèves sur comment intégrer l'autre, celui qui est différent, celui qui est distant, qui ne recherche pas la relation. Doit-on l'oublier ? Le rejeter ? Comment l'admettre dans "notre" normalité ?

Je n'aime pas ça se discute sur France 2, mais au zapping j'ai entendu un jeune homme, handicapé, nous proposer sa propre définition. Chacun de nous est différent, le qualifié d'anormal est-il plus différent que différent ? "Nous sommes normaux nous aussi, nous sommes vivants, nous sommes humains"

Cela me rappelle la seule blague que j'arrive à retenir :

C'est un fou qui regarde un passant dans la rue hors de l'asile. Il le hèle : "Vous êtes beaucoup là-dedans ?"

Cela ne veut pas dire que toute folie peut vivre dans la société : les récents événements tragiques dans les hôpitaux psychiatriques nous le rappelle (et au passage merci au personnel fonctionnant à l'arrache, avec des budgets minimes et qui se chargent de la tâche la plus ingrate : ne pas oublier ceux qu'on ne veut plus voir. Oh ! Miracle ! D'autres fonctionnaires qui ne sont pas accrochés à leur rocher !).

Mais les autres, l'immense majorité des personnes handicapées ne lèsent personne et pourtant n'ont pas de place parmi nous.

Je viens de voir un geste révoltant dans un supermarché. Une jeune femme handicapée caissière derrière laquelle un jeune employé style Star ac' (vous aurez compris ce que j'en pense !) grimaçait pour s'en moquer, à l'adresse de sa jeune collègue fringante (restyle Star ac') se retenant de rire. Si je n'avais pas eu peur de faire de la peine à la jeune femme en lui faisant ressentir ce que ses collègues pensent d'elle (ne voyant que son handicap), je crois que je n'aurai pas pu briguer mes envies de /soyons mesurés/ crier. Il y a du boulot !

 

 

 

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Publié dans Au jour le jour

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