Un sablier tout doux, tout doux comme une maman

Publié le par Dom

Ce soir l'amorce pousse aux coups de tête malheureux, comme vous pourrez le constater vous-mêmes !!! Il est proposé par Samantdi.
Cette amorce était le début du billet de Colin Ducasse Je suis le maître du monde publié le 18 février 2008.

L'engrenage


Notez, je vous prie, que j’aurais résisté longtemps avant de finalement céder sur un malheureux coup de tête hier soir dimanche, aux alentours de minuit.

J’ai récupéré mon bébé dans notre chambre. Tout avait pourtant bien commencé dans la vie, un petit bouchon de 3kg cinq d’amour, tout menu, tout gentil qui tétait tranquillement en jetant des regards étonnés autour de lui. C’est vrai que pendant cinq jours il était blotti contre moi, nuit et jour, je ne voulais absolument pas le laisser dans la nurserie, j’avouerais que de le voir dans les bras d’un autre me paraissait extrêmement difficile à vivre. C'était comme si on m’enlevait une partie de moi, une partie de moi que je refusais de ne plus sentir en moi. Quand nous sommes rentrés à la maison, nous avions décidé avec son papa, d’un commun accord, qu’il irait tout de suite dans sa propre chambre. Nous avions envie de nous retrouver à deux après avoir été trois pendant neuf mois. Ma « maladie symbiotique » s’était envolée. Nous maîtrisions la situation. Quand nous sommes arrivés, nous lui avons présenté la maison, là où il allait devoir vivre maintenant. Il avait plutôt l’air d’aimer. D’ailleurs, faisant des jaloux dans notre entourage, il s’endormit relativement bien dans son nouveau cadre commençant ses nuits à un mois. Mais voilà...deux mois plus tard j’ai dû reprendre le travail. Nous avons cherché « la nounou idéale » et pour cela écumé toute la région mais au moins quand je l’y laisse je me sens tranquille. Les trois premières fois il a pleuré mais dimanche rien du tout, j’ai eu une boule à l’estomac toute la journée. On est drôlement faites, nous , les mères. Une pointe de jalousie, une pointe de volonté d’indépendance, une pointe de koala, une pointe de crocodile... En tous cas comme je l’ai récupéré tard à cause d’une réunion, je l’ai serré longtemps, longtemps contre moi et quand à minuit il a pleuré...oh, un tout petit peu...oh tout doucement...oh une regrigne...je me suis précipitée tandis que son papa dormait. Je l’ai bercé tranquillement, au creux de mes bras il s’est rendormi tout pesant, tout doux. J’ai résisté, croyez-moi, je suis même allée jusqu’à son berceau à plusieurs reprises puis faisant fi de Dolto je me suis recouché avec mon petit loulou. Mon mari a eu la surprise de découvrir son petiot à ses côtés, une main dans la mienne, l’autre posée sur son coude. Coup de tête malheureux, oui, parce que ce soir je l’ai couché et il ne semble pas apprécier de la même manière la solitude de son couffin !

 

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Publié dans Atelier d'écriture

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D
Je pense la même chose...
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C
Un pédiatre "intelligent" m'a dit un jour la chose suivante : faites comme vous le sentez et n'allez surtout pas à l'encontre de votre nature profonde. Si vous êtes mieux avec bébé dans votre lit, allez-y, je ne connais aucun enfant qui ait dormi avec ses parents jusqu'à 18 ans.
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