Violoncelle des bois

Publié le par Dom

Il sera dit que cet été sera sous les aupices bienveillants de l'enfance.
Dans l'atmosphère surchauffé de notre salon exposé aux rayons brûlants du soleil, sirotant un petit café frappé fait maison (recette : 2 glaçons, eau, lait, sucre, café soluble, secouez c'est frais !), j'entends au loin les rires de nos petits gônes qui jouent en écoutant Paquita.

Pakita








Ce matin, nous sommes allés avec Petit Prince jeter des batons dans le ruisseau tout proche, tandis que Grande Princesse sérieuse s'évertuait à recomposer des puzzles mélangés pendant notre déménagement.
Puis nous nous sommes rendus dans la Cabane. Nous avons tous une cabane dans le coeur, remplie de souvenirs héroïques (bateaux pirates ou cache secrète de Robin des bois...)
La cabane de mes enfants sert tour à tour :
- de château-fort (normal !) d'où ils attaquent sans remords sorcières et dragons maléfiques.
- de glacier, ils nous installent dans l'herbe et nous servent à l'envie café viennois, glaces ou tartes à la fraise.

Mais depuis quelques temps, sous l'impulsion du petit dernier, la cabane s'est transformée en magnifique salle de concert. Assise solannellement sur une souche, je me dois, chef d'orchestre affublée d'un ridicule bout de bois, de rythmer le magnifique concert que donne mon petit violoncelliste en herbe. Appuyé sur un arbre, une main haute tapotant l'écorce, tandis que l'autre, tenant solidement une brindille, imite le frottement de l'archet. Il marmonne puis crie d'incompréhensibles partitions en modifiant le volume grâce à un bouton imaginaire situé sur l'arbre d'à côté. Sans modestie, après cet immense exploit, il salue bien bas attendant moult applaudissements enthousiastes. 
Ensuite il me tend l'archet,  je ne peux pas m'en tirer à si bon compte. Et me voici agenouillée devant l'arbre, chantant du Vivaldi ou du Bach (et je ne peux garder un ton confidentiel exhortée par mon chef d'orchestre tyrannique récalmant un volume sonore convenable), rouge de confusion à chaque passant qui me regarde comme une vieille folle jouant encore à la poupée...qui ne s'est jamais plié aux jeux imaginaires de leurs petits me jette la première pierre !
De même la cour de la maternelle, ouverte en dehors des heures scolaires, dispose d'un espace ressemblant à un amphithéâtre. Petit prince descend, chante Lascia chio pianga, salue bien bas puis à mon tour... Inutile de vous dire que j'attends maintenant que l'espace soit vide pour me lancer dans mes vocalises !
De salles de concert en théâtres antiques, nous voici revenus chez nous où tout se termine par une confidentielle petite représentation de "violon qui saute" façon
Nigel Kennedy, dont je vous avais montré la vidéo. Une branche sous le menton, l'archet prêt, il saute en chantant.
Alors quand Goshu le violoncelliste est passé dans notre cinéma local, vous comprendrez que Petit Prince a gagné son premier cinéma dont il a été ravi. Cette salle propose un dispositif tout à fait intéressant nommé le ciné-goûter. Au programme : un film, une activité liée ét un goûter. Dans le cas de Goshu : un concert de cordes par la formation de l'école de musique locale suivie d'une découverte des instruments (les enfants ont peu s'y essayer).
Je conseille ce film d'urgence pour tout concertiste en herbe :
http://www.lvbeethoven.com/Fictions/ImagesFictions/GoshuLeVioloncelliste_Affiche.jpg
Et le piano des bois magnifique album d'Iwamura, auteur si célèbre pour les aventures émouvantes et drôle de La famille souris.

Et ici, une exploitation en maternelle de cet ouvrage.
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Publié dans activités en classe

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