Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

Compteur
Compteur gratuit

Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

Locations of visitors to this page

 

Recommander

Atelier d'écriture

Samedi 22 avril 2006

Nouvelle rubrique : chaque samedi je proposerai un atelier d'écriture auquel vous serez conviés à participer. Cette idée m'est venue en voyant le commentaire de Ben du 19 avril sur le PPMS. J'ai été épatée par l'écriture de ce texte rempli de sigles (à ce que je vois l'Education Nationale n'est pas la seule à avoir l'acronymomite aigüe). Alors tous à vos plumes, essayez aussi à votre tour d'utiliser les sigles de votre travail pour composer et rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvelle idée d'écriture.

Les sigles... on en voit de partout ! Tu prépares ton PPMS, bonne réflexion ! Perso j'ai pas besoin de travailler un POSS, c pour les piscines, par contre l'ETAPS doit vérifier avec l'OTAPS les normes NF ou CE du MP. Il existe  le RS tout de même, normal dans un ERP classé X, attention aux matériaux M0, M1, M2... Faut vérifier les UP, les AFPS du personnel ou les AFPSM. Chez nous pas de prolème, la CCDSA est passée. Pas de SEMLS, enfin si le LHC mais pas le CSGL ou le LGP. Nous c'est le SMS de la VDL. Par contre on a pas de MNS, BEESAN ou BNSSA et oui que des AM, AT, ATP ou des AE. Enfin je veille, mieux vaut guérir qu'une PLS et appeler un SAV...sur ce A+

Ben

Par Dom
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 29 avril 2006

Pour commencer une petite citation :

"L'écriture est une aventure. Au début c'est un jeu, puis c'est une amante, ensuite c'est un maître et ça devient un tyran" Winston Churchill

Nous voici revenus au samedi. Pour les acronymes de la semaine dernière saluons l'écrit de karaba :

"Après avoir violemment éternué contre un mur, j' eus le temps de téléphoner au CRRAM... et je perdis connaissance! Le SAMU est arrivé, une IDE m'a mise immédiatement en PLS, tandis qu'un médecin pratiquait un MCE. On soupçonna un TC, Je fus transportée d'urgence  à l'hôpital. J'eus droit à un ECG, puis à un EEG, et aussi  à une IRM! Le grand jeu!
Quand je me réveillai, on me tendit un papier.
En grosses lettres rouges RAS!"

Par Dom
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 6 mai 2006

Merci à Karaba, Aimelasorc, Spoutnik, Kirikou, Oxygène et Mysterious pour leurs contributions.

VISIONS
Tout au long du chemin embué de larmes, je marchais sans voir où mes pas me menaient. (Moi !)
Des larmes sur le chemin ! Serait-ce l'eau qui dégouline des collines ? (Karaba)
Non c'est le ciel qui pleure. La nature  disparaît petit à petit à cause de l'homme. (Aimelasorc)
Je m'aperçus d'ailleurs en regardant le bout de mes chaussures que le sentier s'effaçait insensiblement. (Remoi)
Ce chemin se changeait en une simple trace que je suivais  dans la forêt dense; comme le faisait régulierement, il y a bien longtemps, le peuple Maya. (Mysterious)
Je vis au travers des feuillages un éclat brillant qui attirait irresistiblement mon regard (Re, re moi)
Ce  faible scintillement, dans la pénombre froide des arbres, glissa dans l'anfractuosité d'une roche, et disparut  dans une pluie d'étincelles après avoir laissé une trace phosphorescente sur une feuille morte aux contours étranges. (Karaba)
Le chemin s'effilochait... (Karaba)
Silence... (Spoutnik)
...brutal... épais...! bref! 
 Une rafale de vent soudaine emporta dans un tourbillon coloré la forêt toute entière.
Tel un funambule, je tenais en équilibre sur le chemin.
Devant moi, la feuille aux contours étranges s'anima faiblement! (Karaba)
Alors ce qui brillait derriere ces feuilles était un collier en Or massif, porté par un être dont je ne distinguais qu'une forme vague. Il devait m'observer depuis un moment et lorsqu'il s'aperçut qu'il était repéré il s'enfuit.  J'entrepris de le suivre mais pour cela je devais m'écarter du chemin. Ma curiosité fut plus forte malgré le risque certain de me perdre... . Je courais dans la forêt guidé par les éclats de soleil du collier en Or... . (Mystérious)
 C'est alors que cet éclat s'intensifia, devint insupportable. Je dus m'arrêter et même derrière mes yeux la lumière devenue soleil me brulait au travers des doigts. Combien de temps cet éblouissement dura je ne saurais le dire et lorsque la morsure brutalement devint caresse j'ouvris les yeux sur l'infini : un lieu sans âge, sans fin, sans matière. Seule la feuille comme moi étrangère vint se poser doucement sur ma main. (Moi)
 Dans l'immense vide redevenu silence,  cette feuille  qui palpitait et moi!  Je reconnus la feuille d'un davidia involucrata, un arbre aux fleurs odorantes, originaire de Chine!  (Karaba)
Sur la feuille déployée, lisse et lumineuse, des images se reflétaient. Celui qui fuyait, dans la forêt pourtant évaporée, celui qui le poursuivait, celui qui tenait en équilibre sur ce chemin devenu fil, suspendu  mysterieusement au dessus du vide! C'était moi! (Kirikou)
Les cris des singes hurleurs figèrent la forêt et je m'éveillais. La chamanesse ranimait le feu sous le grand arbre parfumé. Elle soufflait sur des braises et les petites étincelles s'envolèrent pour aller mourir dans les immenses feuilles mortes . Elle ne dit rien mais je compris que nous avions réussi. Lorsque le feu fut reparti, elle  prit la bouteille de rhum et en arrosa le sol. Puis elle se rendit sous le carbet et enfila un short et un T shirt. Je lui tendis son collier en or qui était accroché à un clou, sur une poutre en bois d'angélique. (Oxygène)

L'image dans l'image...belle idée ! Fin finale je crois, merci pour toutes vos contributions, ce soir je vous propose un nouvel atelier. C'est intéressant de voir à quel point l'écriture collective s'enrichit de nos différences. Je laisserai ce texte en première page jusqu'à mercredi. Merci encore à tous. : )

Par Dom
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 10 mai 2006

Mettez-moi en péril d'écrire. Je commence une histoire, je vous donne le début. A vous d'essayer de perturber mon écriture en me proposant chaque jour un personnage nouveau, une péripétie, un événement inattendu, des mots à placer, des bouts de phrase, un lieu... Je relèverai votre défi !

Notre histoire :

Le 8 mai, au matin, il enfila gravement son heaume complétant ainsi sa panoplie de chevalier. Dans quelques instants...mais est-ce la peine d'y penser déjà ? Il se forçait à respirer calmement en empoignant sa lourde épée, compagne de toujours.

Erwan, car c'était son nom, respira calmement puis sortit de la tente. Dehors, ébloui par le soleil, il ne perçut tout d'abord qu'un murmure qui s'amplifia. Sa prestance avait ému la foule bruissante qui attendait. Ses yeux s'habituèrent à la lumière et il vit l'amoncellement de la population au pied des remparts, il lui sembla même voir furtivement quelques visages, maculés de boue, cachés dans les machicoulis.

"Des manants venus contempler en secret notre combat, pensa-t-il. Le roi serait sévère s'il les découvrait."

La masse compacte des spectateurs frémit d'horreur brusquement à la vue du terrible adversaire de notre chevalier entrant à son tour dans l'arène. Les carrures étaient par trop inégales. On murmurait dans son dos qu'il aurait un ancêtre géant.

Erwan se souvint des conseils de sa Grand-mère :

"Mon fillot, pour ne pas céder à la panique imagine ton adversaire dans quelque posture ridicule."

Il eut un peu de mal devant cet immense homme sombre puis il lui sembla distinguer dans son ennemi un pagure minuscule hébergé dans sa nouvelle coquille d'acier. Cette idée le fit sourire. Il ne pensa plus à l'éventuelle capitulation dont il avait rêvé dans ses nuits sans sommeil. Plein d'un courage nouveau il empoigna son épée et se rua sur le monstre en hurlant. Le choc fut terrible, des étincelles jallirent du métal frotté. Damoiselle Isabeau ne put retenir son souffle plus longtemps et se laissa glisser sur le sol au pieds de sa soeur qui la toisa d'un regard ironique.

_______________________________________________________________________________________

Merci Mystérious, vocabulaire trouvé (vive le petit larousse !)

pagure : bernard l'ermite

machicoulis : encorbellement en haut des remparts, avec des trous permettant de lancer des projectiles sur les attaquants

Karaba : les mots m'ont donné du fil à retordre, il m'a fallu réfléchir ): )! 

Merci pour ta sollicitude chère Galadriel. Dame Isabeau, l'élue, n'avait plus qu'à prendre place !

Par Dom
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 12 mai 2006

Mettez-moi en péril d'écrire. Je commence une histoire, je vous donne le début. A vous d'essayer de perturber mon écriture en me proposant chaque jour un personnage nouveau, une péripétie, un événement inattendu, des mots à placer, des bouts de phrase, un lieu... Je relèverai votre défi !

Notre histoire :

Le 8 mai, au matin, il enfila gravement son heaume complétant ainsi sa panoplie de chevalier. Dans quelques instants...mais est-ce la peine d'y penser déjà ? Il se forçait à respirer calmement en empoignant sa lourde épée, compagne de toujours.

Erwan, car c'était son nom, respira calmement puis sortit de la tente. Dehors, ébloui par le soleil, il ne perçut tout d'abord qu'un murmure qui s'amplifia. Sa prestance avait ému la foule bruissante qui attendait. Ses yeux s'habituèrent à la lumière et il vit l'amoncellement de la population au pied des remparts, il lui sembla même voir furtivement quelques visages, maculés de boue, cachés dans les machicoulis.

"Des manants venus contempler en secret notre combat, pensa-t-il. Le roi serait sévère s'il les découvrait."

La masse compacte des spectateurs frémit d'horreur brusquement à la vue du terrible adversaire de notre chevalier entrant à son tour dans l'arène. Les carrures étaient par trop inégales. On murmurait dans son dos qu'il aurait un ancêtre géant.

Erwan se souvint des conseils de sa Grand-mère :

"Mon fillot, pour ne pas céder à la panique imagine ton adversaire dans quelque posture ridicule."

Il eut un peu de mal devant cet immense homme sombre puis il lui sembla distinguer dans son ennemi un pagure minuscule hébergé dans sa nouvelle coquille d'acier. Cette idée le fit sourire. Il ne pensa plus à l'éventuelle capitulation dont il avait rêvé dans ses nuits sans sommeil. Plein d'un courage nouveau il empoigna son épée et se rua sur le monstre en hurlant. Le choc fut terrible, des étincelles jallirent du métal frotté. Damoiselle Isabeau ne put retenir son souffle plus longtemps et se laissa glisser sur le sol au pieds de sa soeur qui la toisa d'un regard ironique.

Lorsqu'elle reprit conscience elle était étendue sur un lit à baldaquin placé dans quelque pièce étrange. Une fois sortie de sa torpeur elle se mit à revivre les jours précédant le drame qui se jouait sur l'arène. Son corps alangui, encore douloureux, ne reflétait pas le fil mouvementé de ses pensées. Fourbue, elle ne pouvait bouger d'un doigt mais se laissait entraîner le long de la rivière mémorielle.

La première fois qu'elle rencontra Erwan et leur amour interdit, fulgurant. L'horrible délatrice qui surprit leurs ébats, les condamnant par sa jalousie. Ce vil sentiment poussa sa soeur, son aimée, à s'épancher auprès d'un agent du roi qui rédigea en hâte une charte condamnant les amants. Ils tentèrent de fuir le bailliage mais ce monstre géant, reconnu par sa cruauté, poussé par la promesse d'un mariage forcé, les arrêta en cette terre maudite. Il ne put les ramener le roi chassant par là et prenant les jeunes gens en pitié. Mais tout roi qu'il était il ne put que proposer ce combat inégal promettant la jeune fille au vainqueur.

Une clameur s'éleva par dessus les remparts. Elle se leva avec peine et s'approcha de la fenêtre. Son bien aimé gisait à terre baignant dans son sang. Un silence lourd, pesant se répandit dans la foule atterrée. Puis les hurlements inhumains du vainqueur les fit frissonner. Le jeune fille tremblante, à ce terrible spectacle, sut ce qu'il lui restait à faire. Elle sortit une petite boîte brillante. Trois myrtilles en sortirent roulant dans sa paume douce. Elle les avait achetés à la sorcière vivant dans les sombres dédales du château, ci-devant Claude de la Ribaudière, princesse ayant perdu son titre après avoir craché sur un représentant de l'église, fort entreprenant au demeurant. Elle fit une dernière action en cachant derrière une pierre mal scellée du mur la lettre secrète qu'Erwan lui confia avant son combat. Ils s'étaient revus au travers de la grille de son cachot, un dernière fois, le temps d'enlacer leurs mains et la chaleur désespérée de leur amour les avait envahis. C'est là qu'il lui avait donné ce papier en lui soufflant qu'il s'agissait d'un grand secret qui ne pouvait tomber dans des mains ennemies. Elle jura de les protéger mais son propre destin était alors scellé au sien.

Un grand silence tomba. L'interlocutrice qui avait écouté avec respect le vieil homme au regard pétillant souffla doucement comme si elle cherchait la respiration qu'elle avait retenu jusqu'alors.

- Serait-ce ? commença-t-elle. Est-ce possible ?

- Le DaVinci Code ? acheva-t-il. Il y a une révélation qu'il faut que j'ajoute pour vous convaincre. Erwan appartenait à la célèbre famille des De Saumure.

- Je comprends, murmura Galadriel. Et où cette lettre peut-elle se trouver maintenant ?

- J'ai fouillé la pièce du château il y a bien longtemps mais il ne restait rien.

- Rien ?

- Rien qu'un peu de poussière rouge et une gravure grossière.

- Il ne nous reste plus qu'à confronter nos informations.

_______________________________________________________________________________________

Et tous ceux qui connaissent ce célèbre roman (que je prise fort peu, il faut le dire par méfiance naturelle envers une certaine forme de succès basé sur le mystique, connaissent la fin de l'histoire ! : )

_______________________________________________________________________________________

Merci Mystérious, vocabulaire trouvé (vive le petit larousse !)

pagure : bernard l'ermite

machicoulis : encorbellement en haut des remparts, avec des trous permettant de lancer des projectiles sur les attaquants

Karaba : les mots m'ont donné du fil à retordre, il m'a fallu réfléchir ): )! 

Merci pour ta sollicitude chère Galadriel. Dame Isabeau, l'élue, n'avait plus qu'à prendre place !

Définitions moyen-âgeuses de la terminologie employée par Oxygène (moi-aussi je peux faire mon universitaire !!!! : )

bailliage : circonscription du bailli, au Moyen âge

Et il fallait donc définir : Bailli  : agent du roi chargé de fonctions administratives et judiciaires

charte ou chartre : Document établissant des droits, des privilèges et qui réglaient des intérêts, au moyen âge. 

Tichoukt ououfal a failli me faire périr ! Mais finalement c'était une bonne idée qui m'inspira par contre le nécessaire drame auquel je ne pouvais me résoudre !

ci-devant : noble déchu de ses titres et de ses privilèges

Rendez-vous demain pour un nouvel atelier d'écriture

Par Dom
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 18 mai 2006

Excusez-moi pour ce retard d'un jour. Nouvel atelier d'écriture.

Je vous propose un petit texte à transformer en suivant le jeu oulipo :

Vous trouvez les noms (N+7), ou les verbes (V+7), ou les adjectifs (A+7). Ensuite vous les remplacez par un autre nom, verbe, adjectif trouvé dans la même page du dictionnaire. Précisez dans votre commentaire votre choix. Vous pouvez aussi remplacer les adjectifs par des adjectifs contraires. Faites-vous plaisir, vous avez jusqu'à samedi !

Vous pouvez aussi écrire votre texte et me l'envoyer par e-mail, je le publierai au fur et à mesure.

Extrait à malaxer (vous aurez reconnu le pirate de L'île au trésor de Stevenson) :

Bill le balafré

 

 

 

 

Je me souviens du jour où le marin s’installa dans notre auberge. Je le vois s’avancer à pas lourds vers la porte de l’auberge, son coffre derrière lui sur une brouette. C’était un homme grand, fort, puissant dont les cheveux bruns retombaient sur les épaules d’un manteau bleu sale. Ses mains avaient des ongles noirs et cassés, la balafre au travers de sa joue était repoussante. Je le voyais regarder la mer en chantant d’une voix aiguë et chevrotante. Il vous regardait d’un air féroce. Jamais je n’ai entendu de voix plus cruelle quand il se mettait en colère.

Par Dom
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 21 mai 2006
J'ai emprunté l'idée de notre nouvel atelier d'écriture à la lecture du poème de : Sei Shōnagon, .
Ceci est un etxrait de l'excellent blog nommé Castalie dont je vous donne l'adresse (à visiter d'urgence !)
 

Choses qui font battre le cœur :

Des moineaux qui nourrissent leurs petits
Passer devant un endroit où l'on fait jouer de petits enfants
Se coucher seule dans une chambre délicieusement parfumée d'encens
S'apercevoir que son miroir de Chine est un peu terni
Une nuit où l’on attend quelqu’un
Tout à coup, on est surpris par le bruit de l’averse que le vent jette contre la maison

Choses qui gagnent à être peintes :

Un pin
La lande en automne
Un village dans la montagne
Un sentier dans la montagne
La grue
Le cerf
Un paysage d’hiver, quand le froid est extrême
Un paysage d’été, au plus fort de la chaleur

Choses qui perdent à être peintes :

Les œillets
Les fleurs de cerisier, de kerrie
Le visage des hommes ou des femmes dont on vante la beauté dans les romans

Choses qui ne font que passer :

Un bateau dont la voile est hissée
L’âge des gens
Le printemps, l’été, l’automne et l’hiver

Choses que l’on méprise :

Une maison dont la façade est au Nord
Une personne dont les gens connaissent la trop grande bonté
Un vieillard trop âgé
Une femme frivole
Un mur de terre écroulé

Choses que l’on ne peut comparer :

L’été et l’hiver
La nuit et le jour
La pluie qui tombe et le soleil qui brille
La jeunesse et la vieillesse
Le rire et la colère
Le noir et le blanc
L’amour et la haine
La renouée et l’arbre à liège
La pluie et le brouillard
On n’aime plus une personne, c’est toujours la même, et il vous semble cependant que c’est une autre
Par Dom
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 25 mai 2006
En s'inspirant du poème proposé dans l'article précédent, pouvez-vous proposer des :
Choses qui font battre le cœur :
Un sourire d'enfant
Choses qui gagnent à être peintes :
Les montagnes vues par les peintres dauphinois

Choses qui perdent à être peintes :
Le rien et le silence

Choses qui ne font que passer :
L'eau des fleuves
Les commentaires de Karaba !!! (j'en suis vraiment désolée !)

Choses que l’on méprise :
La porte fermée devant la misère

Choses que l’on ne peut comparer :
Le carton et le meuble
A vos plumes....
Par Dom
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 25 mai 2006
Ma participation au dyptique d'Akynou. Si vous avez la plume facile ou l'appareil photo vous ne serez pas déçu. Illustrez un texte ou épanchez-vous sur une image avec une proposition différente chaque semaine. N'hésitez pas à cliquer :
http://akiyo1fr.free.fr/racontars_jeux/index.php?2006/05/22/366-session-5-il-pleut-des-bebes
Naissance de Léone


Alors c'est cela la vie, l'autre vie, la vraie vie ?

Le souvenir de ma bulle commence à s'estomper. Chaud, doux, mouillé, petite piscine remplie de voix. Et puis l'étroitesse du lieu m'a fait envisager une autre proposition de logement. Le monde, celui que j'entendais, celui que ma mère m'insufflait en m'appelant, en me parlant d'elle.

Ai-je eu raison, ai-je eu tort ? Je ne saurais le dire mais mettez-vous à ma place, le paradis était devenu enfer, plus d'espace pour vivre, un petit, tout petit mètre carré. Mes mains s'imprimaient dans mes yeux, mes pieds entouraient ma tête. Je suis sûr que les grands corps autour de moi ne le supporteraient pas longtemps.

Tiens oui c'est vrai, c'est bizarre ce monde de géants, tous habillés de masques verts. Est-ce cela la vie qui m'attend ? Pas tout à fait je crois, on m'a posé sur le ventre d'une géante, qui m'a caressé en pleurant. J'ai reconnu sa voix apaisante. On m'a laissé goûter à la plénitude de l'existance : sucer ce petit bout sucré dans la chaleur de sa peau. C'est elle, j'ai reconnu le goût de l'eau dans laquelle je baignais. C'est elle, j'ai reconnu la voix d'amour qui ne m'a jamais quitté dans le passage de douleur.

Celui-là, je veux l'oublier comme j'oublierai plus tard mes moments de souffrance pour continuer à vivre. Mais le pourrais-je ? J'ai été malaxé, mon corps infini a trouvé une fin, j'ai senti l'extrème petitesse de moi-même. Je n'étais plus l'infini replié sur lui, mais l'étendu cylindre bordé de toutes parts d'un muscle vivant et palpitant m'indiquant la sortie. Puis brusquement, ces mains gantées qui m'extirpent de cet enfer, la lumière, les odeurs diverses, la douleur de l'air entrant dans mes poumons, passant par une bouche ayant seulement goûté la douceur du liquide sucré. Heureusement elle était là, lui aussi d'ailleurs, le lui dehors, le lui que j'entendais à peine mais qui caressait mes mains rendant ce ventre bosselé comme des montagnes.

J'ai goûté à sa peau, à son lait, je suis séparée d'elle d'un coup de ciseau indolore. Plus rien ne vient de ce cordon qui pend, inutile, déjà absent. J'ai joué avec, c'était mon seul compagnon de peau maintenant il me paraît si lourd alors qu'il dansait avec moi, me frôlant, me donnant les premiers frissons de la chair.

Mais que se passe-t-il, pourquoi m'arrache-t-on à la peau originelle on me lave, on me retourne sans fin, puis on me laisse sur ce tissu rugueux, c'est dur, je ne savais pas ce que c'était le dur, maintenant je le sens, tout mon corps qui s'étale. Où sont-ils, Douce peau et voix rassurante...il me semble que je les entends là-bas. Je lève les bras vers eux, je pense qu'ils vont comprendre, j'espère...Sinon, je suis trop seul pour cette douleur qui monte.

Par Dom
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 29 mai 2006
Je sais que les commentaires sont difficiles à poster sur mon blog, j'en demande raison à overblog, mais je n'ai pas encore de réponse.

Je propose donc à nouveau cet atelier d'écriture pour la deuxième semaine, j'en ai rajouté ! :

En s'inspirant du poème proposé dans l'article précédent, pouvez-vous proposer des :
Choses qui font battre le cœur :
Un sourire d'enfant
Un poème d'amour
Choses qui gagnent à être peintes :
Les montagnes vues par les peintres dauphinois
Un coucher de soleil par Turner
Choses qui perdent à être peintes :
Le rien et le silence
L'absence

Choses qui ne font que passer :
L'eau des fleuves
L'enfance
Les commentaires de Karaba !!! (j'en suis vraiment désolée !)
Choses que l’on méprise :
La porte fermée devant la misère
Ceux qui ont bouté Aïssata et sa famille hors de France

Choses que l’on ne peut comparer :
Le carton et le meuble
La 309 Peugeot et la Rolls Royce
A vos plumes....
Par Dom
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Texte libre

NUL
Recommandé par des Influenceurs.

Images aléatoires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus