Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Vendredi 4 juillet 2008
C'est l'époque bénie où les familles passent leurs soirées devant Le Feuilleton de l'Eté ! Et pour les autres d'éteindre le son et de refaire le doublage des acteurs, fous rires garantis !
Et bien les Impromptus vous proposent de prendre la plume pour trois épisodes pour rédiger votre propre feuilleton. J'en ai rêvé, ils l'ont fait. Et si le coeur vous en dit, testez sans crainte, il y aura toujours pire à la télé !!!!!
Quitte à se la jouer, autant y aller jusqu'au bout. Je vous offre mon premier épisode de la saga d'Anoster :


Serments d'amour dans les Sarmants


La semaine venait de se terminer par une idée lumineuse : Shannon avait décidé de manière ferme de rompre avec son amant, ce fieffé coureur de jupon. Il faut dire que son amie de toujours, Perdi, l'avait prévenue.

- Tu sais chérie, tu devrais y renoncer.

- Mais enfin, c'est une grande fortune, il est connu dans toute la France, paraît-il.

- Ce genre d'homme, puissant et riche, ce n'est pas ce que tu cherches.

- Crois-tu que moi aussi, je n'ai pas envie de pouvoir m'acheter ce que je veux ? Perdi, il m'attire comme un feu, je ne suis qu'un papillon entre ses bras. Un mot de lui c'est l'extase, sans lui, je ne saurais vivre un jour de plus.

- Que penses-tu ? Que tu es son grand amour ? Lui qui a toutes les filles qu'il veut ? Le propriétaire d'un tel domaine à St Emilion ? Toi la fille d'un tenancier de bar ?

- A peine son regard s'est posé sur moi, l'autre jour quand il venait demander s'il n'y avait pas de mécanicien dans ce bled pourri, j'ai senti le courant passer. Il m'a dit qu'il me trouvait belle et qu'il n'avait jamais connu un tel amour.

La conversation avait fini sur un ton rance. Shannon avait pris cela pour de la jalousie, elle se rendait compte aujourd'hui de l'amère vérité, Perdi avait raison sur toute la ligne, Armand s'était joué d'elle, avait fait miroité un mariage, elle n'a obtenu qu'un « baise en ville » de petite qualité tandis qu'à peine quelques mois plus tard il se pavanait avec la Comtesse de Stroumphberry, une pouët pouët riche et parfaitement insipide.

Ah oui, elle allait le quitter mais sa vengeance serait terrible. Toute la dynastie allait souffrir de la retentissante publicité qu'elle allait leur procurer. Il fallait juste qu'elle trouve l'Idée, la bonne.

C'est au bout de son troisième verre de champagne qu'elle eut l'illumination, elle se jeta sur son téléphone tout recouvert de fourrure rose. Quelques instants plus tard, alanguie sur son lit de satin, le pied délicatement sorti de sa pantoufle moelleuse, sa main caressant la soie de son déshabillé, elle parlait à son interlocuteur avec un sourire ironique. Elle cesserait de pleurer et retrouverait sa dignité.

 

http://lepetitmondeduweb.files.wordpress.com/2007/10/telephone-fourrure-rose.jpeg



par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Lundi 23 juin 2008
Le jeu de cette semaine consiste à tordre sous vos mots une chanson que vous aimez.

C'est « En apesanteur » avec Calogero que j'ai conversé pour cet impromptu !


Je n'aurais qu'une envie

Me faufiler entre les portes prison

Elle me dit son mépris

Sa voix douce amère ramène en arrière

Tandis

Je rêve d'eux

Tout se mélange

Je suis en tête à tête avec ma peur


Dans la pesanteur

Pourvu que le temps passe vite

Dans la pesanteur

Pourvu que je revienne

Nager au bonheur


Elle me regarde sans yeux

J'ai le cœur qui déborde un peu

Je ne veux plus la voir, je sens cette haine

D'elle-même et de nous

Alors

Les yeux au loin

Sur la montagne

Pourvu que cesse ce calvaire sans fin


Dans la pesanteur

Pourvu qu'un an passe vite que j'y aille

Dans la pesanteur

Pourvu que je revienne

Partager les pleurs


Je n'aurais qu'une envie

Me faufiler entre les portes prison


Dans la pesanteur

Pourvu qu'un an passe vite que j'y aille

Dans la pesanteur

Pourvu que j'y revienne

Parler en ami


Dans la pesanteur

Pourvu qu'un an passe vite que j'y aille

Dans la pesanteur

Pourvu que j'y revienne

Ramifier les rires

http://www.cssamares.qc.ca/ticp/sites_web/oiseau.gif




par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Vendredi 13 juin 2008
Défi littéraire : Cat, qui décidément m'inspire, nous propose d'écrire un petit texte en imaginant que nous puissions être de l'autre côté de la barrière des incompréhensions mutuelles homme/femme.
Enfin ce n'est pas tout à fait cela, j'ai un peu transformé.
Je vous donne la consigne originale :
Cher lecteur, si vous étiez une femme, comment seriez-vous ?
Et vous chère lectrice, si l'effet inverse vous tombait sur le paletot comment seriez-vous ?



Je me suis levée ce matin et j'ai senti une flemme terrible, un corps lourd et une étrange sensation. Je me levai péniblement et me traînai jusqu'à la salle de bain. J'y entendais une étrange voix féminine fredonner. Je restai interloquée devant la salle de bain.
"Quoi ? Qu'est-ce ? Qu'ouïs-je ? Une femme dans ma salle de bain, que fait-elle là ?"
La porte s'ouvre bursquement sur un courant d'air :
- Bonjour mon chéri, bien dormi ? Je suis prête, le café est chaud et les enfants sont déjà habillés.
Je restai sans voix : j'étais devant une réplique parfaite de moi-même.
Elle passa devant moi en me frôlant, m'envoya un baiser frais et me lança négligemment :
- N'oublie pas qu'aujourd'hui tu as une grosse journée.
J'entrai dans la salle de bain et là, stupeur, vous auriez ressenti la même, je découvris le visage mal rasé de mon mari. Comme dans un mauvais film, nous avions échangé nos corps et j'allais devoir me dépatouiller avec le rasoir pour me donner figure humaine.
Après une bonne demi-heure, je me traînai dans la salon, ma "femme" s'agitait, je ne comprenais absolument pas comment elle pouvait réaliser en l'espace d'un instant quinze mille choses à la fois tandis que péniblement je n'arrivais qu'à...boire mon café ! Je m'étirai. Un objet au sol attira mon attention, il me paraissait merveilleusement proportionné et je proposai sur le champ à mon fils de faire quelques passes sous la table à manger.
"Tiens, me dis-je, c'est ce soir France-Roumanie, il ne faut vraiment pas que je rate ça". Pour les faire rire je leur fis quelques tours de magie avec ma serviette.
Je me préparai tandis que mes enfants étaient déjà habillés pour l'école et ma femme sur le départ...est-ce que tous les matins c'est ce que je faisais...vraiment ?
Une bise rapide de tous et me voilà dans le calme de la maison. Je shootai avec passion et hurlai ma joie : j'avais réussi à mettre un but entre les deux pieds de la chaise.
Ce fut cette action qui fit qu'une partie de moi se révolta... mon corps avait-il transformé à ce point mon esprit ? Je me rassis devant ma tasse et me prit la tête entre les mains. Malgré ce qui me caractérisait maintenant, quel homme aimerais-je être donc ?
Evidemment c'est Kipling qui m'est revenu, le texte lu pour le baptême de notre fils. Ah ! Si j'étais un homme, je serai comme le mien : drôle à longueur de journée, impatient d'être ensemble, rationnel, tendre comme ses deux bras qui m'enserrent pour aider à contenir la joie ou la douleur, d'une logique imparable, faisant sans cesse le grand écart entre ses désirs et les miens, le repère calme d'une hirondelle sans cesse en vol...
Bon ce n'était pas tout mais "l'éloge du savoir" vient de se finir sur France Culture, c'est le signal faut que je parte. Je rassemblais en hâte les copies éparses, les manuels lourds et les responsabilités d'un prof de secondaire et c'est là que j'ai réalisé : j'allais non plus retrouver mes loulous de 8 ans mais des charfouins en pleine adolescence...heureusement la panique m'a réveillée. A la radio une voix calme égrenait des textes grecs sur les fontaines et les sources de la Grèce antique. Malgré tout je préférais être moi ! Je porterai mes enfants comme des cadeaux, tout chauds, tout lourds de sommeil et la journée sera belle...

SI...

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils

par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Dimanche 11 mai 2008
L'amorce cette semaine consistait à débuter son texte par : "La nuit où j'ai volé sur le dos du dragon"... de quoi être fabuleusement inspirés.
Allez donc
jeter un coup d'oeil aux fantasmagories des écrivains du blog, c'est drôle, inventif, passionnant.

La nuit où j’ai volé sur le dos du dragon tout a changé pour nous.

Elle m’avait prévenue que cela avait un effet magique, je n’y croyais pas, désabusée, craintive des derniers mois passés, c’était notre dernière chance.

Il faut pour comprendre accepter de remonter le temps. Je crois que notre histoire s’est défaite, maille par maille à partir du premier brin de laine sur lequel le sort taquin a tiré. Jusque là, malgré nos dix ans de mariage nous filions plutôt du bon coton. Deux enfants charmants, une entente parfaite malgré quelques heurts nécessaires et sans gravité, une capacité à aborder tous les sujets même s’ils fâchent afin de les dénouer.

Et puis un soir, sans prévenir, en regardant mon époux, j’ai senti au creux de mon cœur comme un petit accroc. Un petit trou de rien du tout et j’ai pensé pouvoir le réparer mais mes doigts de couturière n’y ont rien changé. Chaque jour, la déchirure se précisait, sans douleur, dans une indifférence posée. Il est vrai que si l’on y regarde de plus près, cela faisait longtemps qu’on ne s’était ménagé un petit espace à nous deux. Le travail, les mômes, la course des jours qui s’accélère et le tissu dont on s’enveloppe chacun à la place de la peau et qui empêche de s’aimer. Je pensais que cela reviendrait avec le temps. Puis j’ai vraiment pris peur le jour où nous réussîmes à nous concocter un petit tête à tête au restau de nos jeunes amours. Notre conversation difficile, les fourchettes dessinant des ficelles entrelacées dans une sauce que nous trouvions sans goût, le silence s’établit. Nous sommes rentrés plus vite que prévu, libérant la baby sitter incrédule.  Le lien s’était distendu irrémédiablement.

C’est là que j’ai pris notre sort en main. Je refusais l’évidence avec force, j’essayais tout : copines aux mille conseils néfastes, conseillère conjugale dont le regard éperdu ne savait comment s’y prendre pour recoudre tout cela, marabout à l’air sévère qui me proposa quelque obscure potion à administrer à des heures indues, psychologue bienveillant mais si je devais attendre les échéances de progrès éventuels notre écheveau serait définitivement tari.

Désespérée, un matin, la tête dans les mains, je me confiai à ma collègue. Nous parlions peu toutes les deux, il se trouve qu’elle était quelque peu étrange. Je m’en suis aperçue depuis notre première pause café totalement surréaliste où je découvris avec stupeur ses théories étranges sur le monde des fées. Je l’évitai ensuite afin de ne pas me retrouver à opiner du chef essayant de débrouiller les brins de sa pensée tortueuse et fantasque. Mais ce matin-là, désespérée, je craquai et lui révélai mes difficultés conjugales.

- Au grands maux, les grands remèdes, chuchota-t-elle.

Je craignis le pire et j’attendais regrettant ma faiblesse.

- Il n’y a qu’une seule solution, laissez les enfants et rendez-vous de ma part au restaurant nommé Cœur de dragon veillant.

Elle posa sur ma table les rapports du jour et n’aborda plus le sujet de la journée. Avant de partir elle déposa juste une carte de visite sur ma table.

J’avais rencontré tant de gens étranges, pourquoi ne pas essayer après tout. Je tournai et retournai la carte dans ma main et sortis pour aller à la rencontre de mon mari afin d’organiser la soirée. C’est là que je l’ai vu se séparant d’une de ses collègues, enjouée, il la regardait partir avec un regard qui me fit froid dans le dos, je le connaissais bien ce petit feu qui naissait dans ses yeux. C’est là que j’ai véritablement pris ma décision, si incroyable qu’elle pouvait me paraître...il y avait urgence ! Je me dirigeai vers lui et je lui proposai une soirée en amoureux. Une semaine plus tard, nous nous retrouvions devant un coquet restaurant curieusement installé au trentième étage d’un gratte-ciel. Étrangement, on n’y voyait pas de tables, seul un dédale de couloirs faiblement éclairés, une fois le nom de ma collègue donnée, ce fut comme un sésame mystérieux. Le serveur nous laissa en plan et fut remplacé par le gérant qui nous dévisagea longuement, nous rendant mal à l’aise.

- Voilà un cas bien difficile, le bout de la corde sera bientôt là et malgré tout votre désir vous ne pourrez retenir le chanvre qui écorchera vos mains au passage. Vous avez bien fait de venir, quelques jours plus tard je n’aurai plus rien pu faire pour vous.

Mon mari me regarda effaré par ce discours étrange, il fut près de prendre la poudre d’escampette. Notre « hôte » plissa ses yeux perçants et nous emmena d’un pas dansant vers une petite pièce étrange.

- J’espère que vous apprécierez le voyage, succès garanti...

Il nous laissa entrer, seuls, un peu étourdis et incrédules. Nous marchions sur un lino souple étrange, presque écailleux, un peu bombé. Côte à côte, deux chaises semblaient fixées à un tapis et possédaient un harnais, je pensais qu’il s’agissait d’un « genre » donné par leur architecte d’intérieur. Une magnifique serveuse entra, svelte et adroite, prit notre commande. Avant de sortir elle nous fixa d’un air étrange, de sa voix flûtée nous souhaita bon voyage puis nous recommanda de bien nous attacher.

- Ce n’est pas un lieu un peu bizarre ?, chuchota mon chéri en se rapprochant, le regard aiguisé par une curiosité qui l’avait piquée.

Je ne pus lui répondre car une secousse me surprit. Croyez-le si vous voulez, le bas de la pièce se détacha en nous emportant, laissant derrière nous la table, suspendue dans les airs. Un léger air frais caressait nos bras nus. Nous ne mîmes pas longtemps boucler nos ceintures et jetant un coup d’œil je découvris un extraordinaire hangar, peuplé de dragons volants ou en attente, poussant des gémissements feutrés. Je compris la nécessité pour cet étonnant « restaurant » de s’installer si haut. En dessous de nous, l’équivalent des trente étages bourdonnait d’activité. Notre monture était d’un vert changeant et son conducteur, vêtu de lanières bruissantes, se perchait entre les oreilles fumantes, afin sûrement de mieux le contrôler. Pour la première fois depuis bien longtemps mon amant me prit la main, me la serrant convulsivement. Le dragon avait cessé de tourner lentement, nous nous dirigions maintenant avec rapidité vers une boule parcourue d’éclairs. A partir de là tout est confus et peut seulement s’exprimer par cette phrase : cette nuit-là j’ai vraiment volé sur le dos d’un dragon. Merveilleux, effrayant, images successives d’étoiles et de frondaisons, rires d’elfes et soupirs de fée, je ne sais plus. Toujours est-il que lorsque nous sommes revenus, un somptueux repas nous attendait et je ne saurais dire qui parla le plus. Quand nous quittâmes cet endroit, sa main n’avait toujours pas quitté la mienne, je sentais des frissons délicieux parcourir mon bras. Je serrai dans ma poche quelques petits brins de soie que la serveuse m’avait donné pour tisser notre nouvel avenir.

 http://www.soielaos.com/Files/20099/fil_de_soie.jpg

 


par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Samedi 10 mai 2008
Je participe enfin au jeu littéraire de Cat : faisant le pendant de l'objet déniché, elle nous propose de décrire l'objet de tous nos désirs...
Voici, voilà !


Mon objet rêvé

 

C’est plus qu’un simple objet, il serait magique.

Paré de thèmes changeants à volonté, parce que je n’aime rien que le mouvement, il ornerait toute pièce de notre maison. Nous n’aurions besoin de rien d’autre à part bien sûr de quoi dormir, s’asseoir ou manger. Le meuble unique qui vous comblera toutes Mesdames (mais sûrement aussi Messieurs et Mesdemoiselles).

Le coffre peu profond ne révèlera pas tout de suite sa subtilité, c’est une fois la porte ouverte que vous vous apercevez de sa réelle dimension. Plus besoin de dressing, de garage, de salle de jeu, de buanderie.... Vous pensez à l’objet désiré, délicatement vous saisissez la poignée (ne vous laisser pas déconcentrer sous peine d’obtenir des robes en clé à molette ou des jeux de société avec de pions en boulons !) et voici devant vous l’armoire idéalement conçue pour le trouver, le ranger, le stocker.

Fini la boîte à outil sous la console du couloir, terminé les robes déposées sur la table de la chambre, envolées les petites voitures placées juste sous votre pied quand vous apportez le gâteau que vous aviez mis tant de temps et d’amour à confectionner.

Votre armoire trompe l’œil sera l’objet design indispensable de demain et contrairement à ce que vous pouvez penser, il ne viendra pas grossir vos gadgets inutiles !


par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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