Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

Compteur
Compteur gratuit

Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

Locations of visitors to this page

 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Lundi 26 mai 2008
Souhaitez-moi bonne chance, ce n'est pas qu'il pleut mais il y a un véritable déluge !!!! Oups !

Je vous propose donc la petite comptine préférée de Grand Chevalier :
Il pleut il mouille
C'est la fête à la grenouille
La grenouille a fait son nid
Dessous un grand parapluie !


Ou encore :
Flic floc, flic flac floc
C'est la pluie qui tombe
Flic floc, flic flac floc
Je suis tout mouillé
La pluie me mouille, la pluie me chatouille
Je suis tout mouillé de la tête jusqu'au pieds !


Et pour ceux qui aiment Verlaine, comme moi :

Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine

Je vous rassure, je ne pleure pas, je suis juste ennuyée : la soirée astronomie c'était ce soir !!!!!
Une analyse finement réalisée de ce poème sur ce site que j'aime beaucoup.
par Dom publié dans : poésie
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 8 mai 2008
Parce que j'ai retrouvé l'appêtit et l'envie de sourire ce soir suite à une après-midi épuisante mais charmante avec deux enfants battant la campagne. De plus ayant rencontré fortuitement Monsieur et Myri tournelle qui plein de l'énergie de la jeunesse et des idées de jeunes animateurs les ont distraits pour leur plus grand délice.

Parce que je l'ai trouvée drôle.

Parce que les temps sont durs et qu'un peu de finesse impertinente ferait du bien.

Parce que quelque fois des consignes qui nous paraissent simple ont un autre sens pour les élèves et que cela nous joue des tours ! Et qu'en plus faire des exercices sans en connaître l'intérêt et à la fois inutile mais aussi d'un mortel ennui...

Parce que j'ai envie de vous faire un peu sourire...

L'image “http://de.img.v4.skyrock.com/de2/priscoue/pics/1374957928.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Il n'y avait que Doisneau pour illustrer cela !

Vous me copierez deux cents fois le verbe :
Je n'écoute pas. Je bats la campagne.

Je bats la campagne, tu bats la campagne,
Il bat la campagne à coups de bâton.

La campagne ? Pourquoi la battre ?
Elle ne m'a jamais rien fait.

C'est ma seule amie, la campagne.
Je baye aux corneilles, je cours la campagne.

Il ne faut jamais battre la campagne :
On pourrait casser un nid et ses oeufs.

On pourrait briser un iris, une herbe,
On pourrait fêler le cristal de l'eau.

Je n'écouterai pas la leçon.
Je ne battrai pas la campagne.

 

Claude Roy

par Dom publié dans : poésie
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Lundi 28 avril 2008
Nous nous préparons avec un collègue à partir avec nos élèves en classe parc sur le thème de la forêt.
Classe parc késako ? Je vous en dirai plus un autre jour, il faut que j'aille me coucher tôt pour être en forme demain, cela laissera un peu de suspens.
En faisant mes recherches hier, je suis tombée sur ce magnifique poème de Leconte de Lisle que je vous offre ce soir, je ne pourrais pas dire en guise de bonne nuit parce que le thème est terriblement triste mais il est si désespéramment beau... Je pense en donner une partie à mes élèves.

Les elfes

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Du sentier des bois aux daims familier,
Sur un noir cheval, sort un chevalier.
Son éperon d'or brille en la nuit brune ;
Et, quand il traverse un ravon de lune,
On voit resplendir, d'un reflet changeant,
Sur sa chevelure un casque d'argent.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Ils l'entourent tous d'un essaim léger
Qui dans l'air muet semble voltiger.
- Hardi chevalier, par la nuit sereine,
Où vas-tu si tard ? dit la jeune Reine.
De mauvais esprits hantent les forêts
Viens danser plutôt sur les gazons frais.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

- Non ! ma fiancée aux yeux clairs et doux
M'attend, et demain nous serons époux.
Laissez-moi passer, Elfes des prairies,
Qui foulez en rond les mousses fleuries ;
Ne m'attardez pas loin de mon amour,
Car voici déjà les lueurs du jour.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

- Reste, chevalier. Je te donnerai
L'opale magique et l'anneau doré,
Et, ce qui vaut mieux que gloire et fortune,
Ma robe filée au clair de la lune.
- Non ! dit-il. - Va donc ! - Et de son doigt blanc
Elle touche au coeur le guerrier tremblant.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Et sous l'éperon le noir cheval part.
Il court, il bondit et va sans retard ;
Mais le chevalier frissonne et se penche ;
Il voit sur la route une forme blanche
Qui marche sans bruit et lui tend les bras :
- Elfe, esprit, démon, ne m'arrête pas !

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Ne m'arrête pas, fantôme odieux !
Je vais épouser ma belle aux doux yeux.
- Ô mon cher époux, la tombe éternelle
Sera notre lit de noce, dit-elle.
Je suis morte ! - Et lui, la voyant ainsi,
D'angoisse et d'amour tombe mort aussi.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
par Dom publié dans : poésie
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 17 avril 2008
C'est aujourd'hui que ce grand poète nous a laissé orphelins de sa lutte menée jusqu'à son grand âge. Il nous offre cependant ses mots pour continuer ce qu'il a commencé, une véritable transformation de la pensée teintée de colonialisme et de paternalisme.

Une relecture de son discours sur le colonialisme a été réalisé sur ce site, il nous enjoint à repenser un monde plus juste, sans faux-semblants cache-misère d'un occident méprisant et destructeur. Il n'y a qu'à voir encore aujourd'hui notre mondialisation détruire consciencieusement des populations pour un profit immédiat : cf Le cauchemar de Darwin, cet excellent documentaire sur les traffics autour de la perce du Nil, affamant les populations mais n'oubliant pas de les armer histoire qu'ils s'entretuent. Pour information il passera mardi 22 avril à 21h00 sur Arte.
Le constat d'Amin Maalouf dans son livre Le premier siècle après Béatrice est tout aussi noir. Un Occident qui se nourrit sur le dos de son Orient ne peut que sombrer dans le chaos...

Je vous laisse cependant savourer les mots au delà de la révolte, il nous laisse sa...

Prophétie


où l'aventure garde les yeux clairs
là où les femmes rayonnent de langage
là où la mort est belle dans la main comme un oiseau
saison de lait
là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe
de prunelles plus violent que des chenilles
là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois


là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux



là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d'une ruche
plus ardente que la nuit
là où le bruit de mes talons remplit l'espace et lève
à rebours la face du temps
là où l'arc-en-ciel de ma parole est chargé d'unir demain
à l'espoir et l'infant à la reine,


d'avoir injurié mes maîtres mordu les soldats du sultan
d'avoir gémi dans le désert
d'avoir crié vers mes gardiens
d'avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes


je regarde
la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant
de la scène ourle un instant la lave
de sa fragile queue de paon puis se déchirant
la chemise s'ouvre d'un coup la poitrine et
je la regarde en îles britanniques en îlots
en rochers déchiquetés se fondre
peu à peu dans la mer lucide de l'air
où baignent prophétiques
ma gueule
ma révolte
mon nom.


Aimé Césaire

par Dom publié dans : poésie
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Samedi 12 avril 2008
C'est un nom que j'ai entendu bercer mon enfance, dit avec la voix de mon père qui se délecte de ses vers, parmi d'autres poètes qu'il aime. C'est rare dans la vie de côtoyer un homme qui admire, se gargarise, se repaît de poésies comme mon père. Mon amour de la musique des phrases qui m'enchantent et me surprennent me vient de lui, assurément.
Je vous livre ses mots, rugueux, obscurs et qui pourtant portent un souffle qui m'a toujours enthousiasmée. Il est tard. Demain, j'essaierai de vous écrire un article un peu plus complet.
Je pense à lui qui souffre dans la nuit de la douleur.

Tam-tam de nuit

train d'okapis facile aux pleurs la rivière aux doigts charnus
fouille dans le cheveu des pierres mille lunes miroirs
tournants
mille morsures de diamants mille langues sans oraison
fièvre entrelacs d'archet caché à la remorque des mains de pierre
chatouillant l'ombre des songes plongés aux simulacres de la mer
par Dom publié dans : poésie
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Album photos

Recherche

Texte libre

NUL
Recommandé par des Influenceurs.

Images aléatoires

publier sur internet sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus