Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère que ça va fonctionner....
Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.
La semaine venait de se terminer par une idée lumineuse : Shannon avait décidé de manière ferme de rompre avec son amant, ce fieffé coureur de jupon. Il faut dire que son amie de toujours, Perdi, l'avait prévenue.
- Tu sais chérie, tu devrais y renoncer.
- Mais enfin, c'est une grande fortune, il est connu dans toute la France, paraît-il.
- Ce genre d'homme, puissant et riche, ce n'est pas ce que tu cherches.
- Crois-tu que moi aussi, je n'ai pas envie de pouvoir m'acheter ce que je veux ? Perdi, il m'attire comme un feu, je ne suis qu'un papillon entre ses bras. Un mot de lui c'est l'extase, sans lui, je ne saurais vivre un jour de plus.
- Que penses-tu ? Que tu es son grand amour ? Lui qui a toutes les filles qu'il veut ? Le propriétaire d'un tel domaine à St Emilion ? Toi la fille d'un tenancier de bar ?
- A peine son regard s'est posé sur moi, l'autre jour quand il venait demander s'il n'y avait pas de mécanicien dans ce bled pourri, j'ai senti le courant passer. Il m'a dit qu'il me trouvait belle et qu'il n'avait jamais connu un tel amour.
La conversation avait fini sur un ton rance. Shannon avait pris cela pour de la jalousie, elle se rendait compte aujourd'hui de l'amère vérité, Perdi avait raison sur toute la ligne, Armand s'était joué d'elle, avait fait miroité un mariage, elle n'a obtenu qu'un « baise en ville » de petite qualité tandis qu'à peine quelques mois plus tard il se pavanait avec la Comtesse de Stroumphberry, une pouët pouët riche et parfaitement insipide.
Ah oui, elle allait le quitter mais sa vengeance serait terrible. Toute la dynastie allait souffrir de la retentissante publicité qu'elle allait leur procurer. Il fallait juste qu'elle trouve l'Idée, la bonne.
C'est au bout de son troisième verre de champagne qu'elle eut l'illumination, elle se jeta sur son téléphone tout recouvert de fourrure rose. Quelques instants plus tard, alanguie sur son lit de satin, le pied délicatement sorti de sa pantoufle moelleuse, sa main caressant la soie de son déshabillé, elle parlait à son interlocuteur avec un sourire ironique. Elle cesserait de pleurer et retrouverait sa dignité.
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