Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Mardi 25 mars 2008
Enfin pas tant que ça ! Inspiration noire du soir. Pour connaître les règles du jeu, allez voir mon article d'hier, pour connaître l'amorce qui m'a causé quelques frayeurs, cliquez chez Kozlika ! Et la première phrase qui m'a donné du fil à retordre vient de chez Elisabeth ;) L'amorce provient d'un billet de Matoo : Toothcrush.

Ne réveillez pas la bête qui sommeille en vous

Il faut que je vous raconte… C’est une drôle d’histoire en fait, une histoire de brosses à dents ! Dingue !!
En fait tout a commencé alors que j’étais chez B. toute la semaine dernière. Nous avions bien senti que quelque chose se tramait dans la salle de bain, et puis il fallait se rendre à l’évidence, il y avait des signes avant-coureurs qui ne trompent pas. A chaque passage dans sa salle de bain, je trouvais mon amie changée, plus irritable elle qui avait toujours été conciliante, une crème. Je sentais parfois sur ma nuque un regard insistant quand je me brossais les dents mais lorsque je ne retournais je ne voyais que ma bonne vieille poute, celle des quatre-cent coups de l'enfance. Jusqu'à ce dernier jour j'aurai pensé à ma parano habituelle. Je vais vous raconter vous pourrez me dire ce que vous en pensez. En sortant de la douche j’ai constaté que le tapis de bain était mouillé, non, trempé. J’ai vérifié le rideau, il avait l’air normal. Quand j’ai cherché mon amie, un filet d’eau commençait à couler tout doucement. « Une fuite d’eau et merdre ! », pensai-je. Et son mari qui était parti en déplacement. Notre semaine entre copines débutait mal ! Premier réflexe : le plombier. Essayez de débusquer ces escogriffes de nos jours. On a passé trois heures au téléphone pour la même réponse : « Rappelez dans trois jours ». Vu la rivière qui commençait à se former il aurait des chances de nous retrouver noyées. Au grand maux les grands moyens. Il fallait jouer aux bricol’girls. Avant toute choses préserver les autres pièces. Bientôt un monticule de vêtements, couvertures, serviettes barricadait l’entrée de la salle de bains. J’écopais avec ce que j’avais trouvé : un verre à dents tandis que B. allait chercher la boîte à outils et coupait l’eau. Ne sachant pas où commencer, nous avons démonté le robinet, mal nous en prit, bien que débranchée, l’eau jaillit tel un geyser, nous nous retrouvâmes trempées jusqu’aux os. Manifestement, cela ne venait pas de là. Bien que je trouvais cela excessif, B. commença à desceller les carreaux. Je lui suggérai que la fuite ne pourrait se trouver entre deux céramiques elle pouffa de rire mais poursuivit son entreprise de démolition. Arquant son dos, elle souleva la vasque pour que j’atteigne les canalisations. Je n’avais jamais remarqué jusqu’à ce jour combien ses muscles étaient puissants. Elle commença à défoncer le sol pour atteindre les tuyaux, je m’inquiétais sérieusement de la tournure que prenaient les choses. La pièce ressemblait plus à un chantier qu’à la paisible salle de bain de mon amie. Elle semblait comme prise de frénésie, ses yeux fous révulsés, ses doigts puissants qui arrachaient des lambeaux de béton pour creuser plus avant. Je n’osais intervenir, un je ne sais quoi m’inquiétait. J’émis un faible gémissement, elle s’arrêta brusquement et me fixa. Son regard sans aménité m’hypnotisait, ses mains s’approchaient de moi comme des serres de rapace, je déglutis péniblement, une sueur froide s’emparant de tout mon être, je crois que je perdis connaissance.

Je l'entendais au loin prononcer mon nom mais sa voix douce effaça la terrible vision :

« Lulu, Lulu, ça va ? Réveilles-toi ! »

J’ouvris les yeux péniblement une douleur lancinante à la tête.

« Lulu, tu n’as pas trop mal ? »

J’étais allongé sur le canapé. Je sentais l'étoffe douce.

« Lulu, tu as glissé sur le tapis, je suis désolée, le siphon a débordé...une brosse à dent de voyage s’y était coincé, sûrement un coup du gône ! On ne peut plus utiliser la salle de bain, je l'ai fermée à clé.».

J’ai regardé ses pupilles, incrédule, au fond de ses billes noir de jais j’ai cru reconnaître...oh...une toute petite lueur cruelle.





par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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