Lundi 3 septembre 2007
Bonne rentrée à tous !!!!
Après une semaine chargée avec au programme :
- travail enfin surtout rangement de la classe fraîchement repeinte
- stage de chant lundi, mardi
- suivi de migraine poivrée à la harissa brûlante et cognante... impossible de chanter les aigus sans marteau piqueurs dans le cerveau !
- repos forcé dans le noir et le silence
- repas pour Grand-mère que nous recevions ravis
- reprise des piqûres, avec pleurs et râlages
- samedi matin : repas en famille, le bonheur, dommage que nous devions partir
- samedi après-midi : dernier jour du stage, je suis de retour, j'arrive de nouveau à déchioffrer une partition et à tenir ma voix, ouf !!!!! Fin de soirée sympathique avec discussion philosophique sur les fonctions de l'art
- dimanche matin : départ de Grand-mère, on l'emmène à l'aéroport, des larmes dans les yeux
- dimanche après-midi : anniversaire de mariage de mes parents...
- aujourd'hui, rentrée pour enseignants, au programme cartons à déballer, dernières nouvelles, perspectives, nouveaux programmes, photocopies....
... ce soir j'arrive enfin à me traîner pour remplir un peu mon blog...
Et demain, la rentrée, j'ai concocté un petit programme de "je travaille dès le premier jour mais c'est plaisant"
Au menu, entre autres :
Entrée : bienvenue
Plat de résistance : Texte de l'adoubement du Chevalier au bouclier vert de Odile Weuleresse et maths
Fromage : Musique et poésie
Dessert : Atelier d'écriture à partir d'un poème de Claude Roy que je vous offre ici, je vous raconterai demain comment j'ai découvert ce poème :
Supposons une supposition
Suppose et supposons une supposition
que le mot ver luisant se prononce escarcelle,
que le mot chocolat se prononce violon,
que mot tirelire se prononce hirondelle.
Les dictées tout à coup ont un air bien bizarre.
On regarde voler les tirelires en l'air,
on regarde briller l'escarcelle très tard,
on mange à son goûter du pain et du violon.
Tu me dis baluchon : ça veut dire grosse bête.
Fourbi ? C'est un poisson. Lézard ? Saule pleureur.
Les mots ne savent plus où donner de la tête:
friture de fourbis, ou lézard rose en fleurs ?
Est-ce escarcelle ou escargot ? Est-ce cargo
ou tire-l'air, ou tire-l'eau, ou tire-d'aile ?
Est-ce chacal ou chocolat ? Est-ce hirondelle ? Est-ce rondeau ?
Est-ce vole-au-vent ? Est-ce violoncelle ?
Si on commence à faire trop de suppositions
tout s'en va de travers et rien ne va plus droit ;
personne ne demande aux mots la permission
et je signe Hérisson - qui veut dire : Claude Roy.
Claude ROY
Après une semaine chargée avec au programme :
- travail enfin surtout rangement de la classe fraîchement repeinte
- stage de chant lundi, mardi
- suivi de migraine poivrée à la harissa brûlante et cognante... impossible de chanter les aigus sans marteau piqueurs dans le cerveau !
- repos forcé dans le noir et le silence
- repas pour Grand-mère que nous recevions ravis
- reprise des piqûres, avec pleurs et râlages
- samedi matin : repas en famille, le bonheur, dommage que nous devions partir
- samedi après-midi : dernier jour du stage, je suis de retour, j'arrive de nouveau à déchioffrer une partition et à tenir ma voix, ouf !!!!! Fin de soirée sympathique avec discussion philosophique sur les fonctions de l'art
- dimanche matin : départ de Grand-mère, on l'emmène à l'aéroport, des larmes dans les yeux
- dimanche après-midi : anniversaire de mariage de mes parents...
- aujourd'hui, rentrée pour enseignants, au programme cartons à déballer, dernières nouvelles, perspectives, nouveaux programmes, photocopies....
... ce soir j'arrive enfin à me traîner pour remplir un peu mon blog...
Et demain, la rentrée, j'ai concocté un petit programme de "je travaille dès le premier jour mais c'est plaisant"
Au menu, entre autres :
Entrée : bienvenue
Plat de résistance : Texte de l'adoubement du Chevalier au bouclier vert de Odile Weuleresse et maths
Fromage : Musique et poésie
Dessert : Atelier d'écriture à partir d'un poème de Claude Roy que je vous offre ici, je vous raconterai demain comment j'ai découvert ce poème :
Supposons une supposition
Suppose et supposons une supposition
que le mot ver luisant se prononce escarcelle,
que le mot chocolat se prononce violon,
que mot tirelire se prononce hirondelle.
Les dictées tout à coup ont un air bien bizarre.
On regarde voler les tirelires en l'air,
on regarde briller l'escarcelle très tard,
on mange à son goûter du pain et du violon.
Tu me dis baluchon : ça veut dire grosse bête.
Fourbi ? C'est un poisson. Lézard ? Saule pleureur.
Les mots ne savent plus où donner de la tête:
friture de fourbis, ou lézard rose en fleurs ?
Est-ce escarcelle ou escargot ? Est-ce cargo
ou tire-l'air, ou tire-l'eau, ou tire-d'aile ?
Est-ce chacal ou chocolat ? Est-ce hirondelle ? Est-ce rondeau ?
Est-ce vole-au-vent ? Est-ce violoncelle ?
Si on commence à faire trop de suppositions
tout s'en va de travers et rien ne va plus droit ;
personne ne demande aux mots la permission
et je signe Hérisson - qui veut dire : Claude Roy.
Claude ROY

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