Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Mardi 8 août 2006

La couarde anti insectes venimeux que je suis attaqua sauvagement à la tapette une guêpe arrachant de hauts cris à Ma belle-mère et sa soeur. Qu'avais-je fait là, pauvre exemplaire de la sauvagerie inculte. J'avais occis avec une rare violence une innocente guêpe maçonne, parfaitement inoffensive, guettée depuis le matin pour la voir en action. Je fis amende honorable, jura (mais un peu tard) ne plus déranger cet aimable bestiole et décidai dès que possible d'en faire l'éloge sur ce blog.

Donc si vous croisez ça :

Ne vous effrayez pas de la mise chamarrée de l'insecte coloré de la sorte pour effrayer les prédateurs.

Suivez-la et vous verrez ça :

En fouillant un peu, j'ai même découvert un conte relatant les origines du feu apporté à l'homme grâce à une guêpe maçonne. Vive ce petit insecte au corps frêle, un fil relie sa tête à sa fin créatrice. Merci à Sir James George FRAZER qui nous offre cet ouvrage relatant tous les mythes de l'origine du feu.

 Les Ba-Ila, tribu de Rhodésie du Nord, racontent comment la Guêpe-Maçonne alla chercher du feu chez Dieu. Ils disent que primitivement Vautour, Aigle-Pêcheur et Corneille n'avaient pas de feu, car il n'y avait pas de feu sur terre. Ayant donc besoin de feu les oiseaux se rassemblèrent et demandèrent : « Où irons-nous chercher du feu ? » Quelques-uns des oiseaux dirent : « Peut-être chez Dieu. » Sur quoi Guêpe-Maçonne s'offrit en disant : « Qui ira avec moi chez Dieu ? » Vautour répondit en disant . « Nous irons avec toi, moi, Aigle-Pêcheur et Corbeau. » 

   Ils prirent donc congé des autres oiseaux le lendemain en disant : « Nous allons voir si nous pouvons obtenir de Dieu du feu. » Puis ils s'envolèrent. Alors qu'ils étaient déjà depuis dix jours en chemin il tomba sur terre quelques petits os – c'était Vautour ; plus tard, il tomba encore d'autres petits os – c'était Aigle-Pêcheur ; Guêpe et Corneille durent continuer tout seules. Quand la deuxième décade se fut écoulée, il tomba encore sur terre de petits os – c'était Corneille. Guêpe-Maçonne dut continuer toute seule. Quand la troisième décade fut achevée, elle continua en se posant sur les nuages. Elle n'atteignit pourtant jamais le sommet du ciel. 

   Aussitôt que Dieu apprit cela, il vint là où se trouvait Guêpe-Maçonne et répondant à Sa demande, Guêpe-Maçonne dit : « Non, Chef, je ne vais pas dans un endroit particulier, je viens seulement demander du feu. Tous mes compagnons sont restés en chemin ; mais j'ai néanmoins continué d'avancer, car j'avais résolu d'aller là où se trouve le Chef. » Sur quoi Dieu lui répondit en disant : « Guêpe-Maçonne, du moment que tu m'as atteint, tu seras le chef de tous les oiseaux et de tous les reptiles de la terre. Maintenant, toi, je te bénis. Tu n'auras pas besoin d'engendrer des enfants. Quand tu voudras un enfant, va regarder dans une tige de grain et tu y trouveras un insecte dont le nom est Ngongwa. Quand tu l'auras trouvé apporte-le dans la maison, cherche l'endroit où les hommes font la cuisine, et construis-y un logis Pour ton enfant Ngongwa. Quand tu auras fini la construction, mets-l'y et laisse-le. Quand bien des jours se seront écoulés va tout juste jeter dessus un coup d'œil et tu t'apercevras un jour qu'il a changé et qu'il est juste comme toi. » Il en est encore ainsi aujourd'hui ; Guêpe-Maçonne construit une maison en cherchant le foyer juste comme Dieu le lui a ordonné. » 156 
 

   Pour expliquer cette histoire les auteurs qui l'ont recueillie écrivent ce qui suit : " La Guêpe-Maçonne, le Prométhée des Ba-Ila, avec ses ailes bleu-indigo, son abdomen jaune et ses pattes noires et orangées, est commune dans l'Afrique Centrale. Elle bâtit sa cellule de boue non seulement dans la cheminée, comme le dit l'histoire, mais aussi (et c'est fort désagréable) sur les murs, les livres, et les tableaux des maisons. Dans cette cellule elle pond ses œufs, en compagnie d'une chenille ou d'un vermisseau et les scelle ; puis elle bâtit d'autres cellules jusqu'à ce qu'il y ait sur le mur un grand pâté de terre laid à voir. Quand les jeunes larves éclosent, elles mangent les insectes qui ont été engourdis mais non pas tués par l'aiguillon de leur mère. Nous voyons là par un exemple curieux, comment les observations des indigènes sont jusqu'à un certain point correctes ; mais comme ils ne prennent pas en considération tous les faits parce qu'ils ne les ont pas remarqués, les conclusions qu'ils en tirent sont erronées. Ils supposent que le Ngongwa se métamorphose en Guêpe-Maçonne ; ce conte fait comprendre pourquoi il en est ainsi, de même qu'il donne l'explication du feu domestique "

Site en pdf sur les mythes de l'origine du feu.

 

par Dom publié dans : Au jour le jour
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Mardi 8 août 2006

Question existentielle ?

Comment renoncer au ksar, à sa piscine, à la douceur du temps qui passe, au temps qui coule sans que nous ayons de prise sur lui, pour revenir à la vie trépidante de la ville maritime et le voyage de retour en France qui se profile à l'horizon. L'éternité immortelle n'est-elle donc pas logée ici ?

Autre question non moins existentielle ?

Quel moyen de transport pour y arriver : au choix :

- Avion et train

- Bus et train

- Proposition adorable : voiture de mes beaux-parents jusqu'à Marrakech avec Alter Ego dans le car et train

- Dromadaire (je ne suis pas sûre !!!!) : et vive le vaisseau du désert.

- A pied ou en trotinette : c'est une aventure à tenter !

Autre proposition du domaine du rêve : un génie apparaît au centre d'une tornade de sable, il s'abreuve dans la piscine et pour nous remercier nous offre une rolls avec chauffeur, climatisation, lecteur de DVD, lit... pour faire les 530 kilomètres à parcourir. Là je dis Voui !

Allez, je vais plutôt passer encore quelque temps ici, finalement vais-je rentrer ? Est-ce bien nécessaire ? Tout semble futile vu d'ici parmi ces cailloux noirs que le vent balaie. Et nos enfants sont ravis de courir dans le patio : a-t-on l'impression d'être enfermé lorsque dehors c'est dedans ?

par Dom publié dans : Au jour le jour
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Mardi 8 août 2006

Je me suis assise devant le ksar et j'ai laissé le vent emporter mes pensées

Je n'aurais pas dû le laisser faire

Il est entré en moi comme une tornade

Il a nettoyé ma tête de ses mots

Il a bouleversé mes souvenirs

Il a apporté des effluves de terre, de sable

Les alluvions d'une plage sans mer

Ont gratté ma peau et laissé dans mon corps

Des traces de zébrures comme les griffes d'un chat

Je suis enfin tout et rien

Je suis ce gémissement qui entre dans les fissures

Le sifflement entre les portes

Le murmure d'une eau devenue légendaire

par Dom publié dans : poésie
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Mardi 8 août 2006

Je pense à ma rentrée, c'est un peu tôt allez-vous me dire mais je pense à ma rentrée.

Comment vais-je commencer ?

Premier jour, premier contact, premiers moments.

J'aime ce recommencement qui n'est jamais identique.

Je crois que malgré tout ce métier m'est rentré dans la peau.

Cette année je voudrais commencer par un livre, un livre que j'aime, un livre qui parle d'étendues, d'aventures, de sable, d'eau, de désert et d'océans en furie. Un livre miroir qui parle de l'aventure d'une année qui commence, comme si nous partions tous sur la Fleur de Lampaul, ce bateau école qui emmène des enfants au quatre coins du monde. "Si tu n'as pas étudié, voyage" me dit une papillotte (j'ai oublié l'auteur, mais je vous le retrouverai). Je réponds "si tu ne voyages pas, visite avec tes rêves".

Bien sûr je ne suis pas une idéaliste et je sais que l'année de travail ne peut pas être que du plaisir mais je rêve parfois d'une école sous les cocotiers, devant une mer turquoise où la bio deviendrait plongée, la géo survol en hélico et le français nécessaire pour entendre le bruit des mots dans l'océan. Je rêve...

 

par Dom publié dans : Au jour le jour
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Mardi 8 août 2006

Petites phrases qui n'aident pas un mère dont le fils hurle sans qu'elle ne puisse rien faire. Ce n'est pas que c'est récent, mais l'écrire m'aide à m'en débarrasser, j'ai toujours du mal à évacuer . J'ai souvent utilisé les mots tracés pour les poser dans un lieu et commencer à les oublier.

1- Qu'est-ce qu'il a ?

Phrase assassine : s'il parlait je le saurais, comme il ne parle pas encore suffisement bien pour exprimer ses états d'âme : JE NE SAIS PAS ! Et surtout je me sens totalement impuissante.

2- Enfin, pourquoi cet enfant pleure-t-il avec sa mère alors qu'il était calme avec nous il y a deux minutes ?

Oui pourquoi une fois rentrée le petiot exprime son mécontentement lié à l'absence par des cris ? Un psychologue disait (et je m'y raccroche), que c'est avec ceux qu'il doit se confronter qu'il pleure.

3- Mais avec moi tu vois ça se passe bien.

Alors là pas de commentaire, je n'ai aucune explication mais je suis drôlement soulagée qu'il ne pleure plus et de préférence qu'il soit loin de mon oreille !

4- Tu vois si tu es ferme ça marche, c'est à toi de lui dire.

De nouveau no comment mais là on se sent vraiment mal. Serait-ce donc moi qui induirait cette situation ? Depuis quelque temps je refuse de me culpabiliser pour une situation dont je suis soulagée d'une relation de cause à effet.

___________________________________

L'enfant qui hurle, crie dérange, étonne, rend mal à l'aise. On ne sait pas comment réagir et surtout la société pense que la mère doit être toute puissante pour lui apporter son réconfort. Comment faire alors lorsque mes bras doux et rassurants restent sans utilité ? Dans ces moments j'essaie de puiser en moi la réserve de douceur qui me reste, plus il pleure plus mes gestes se font enveloppants parfois sans résultat et je remercie plus que tout ceux qui dans ces moments me l'ont pris, l'ont calmé. J'ai la sensation qu'il a puisé en moi tout l'énergie que je pouvais lui donner.

Heureusement aujourd'hui ce petit bonhomme a grandi, il éclaire nos jours de sourires et d'amour. C'est plus facile pour lui de dire ce qu'il veut. Cela a beaucoup supprimé ces moments d'impuissance qui resurgissent lorsque le soir son petit blues lui rend ses cris de bébé. Ce n'est plus pénible comme avant cependant tout se bouleverse en moi comme une tempête violente et ce sont les mots, les interrogations qui sont les plus dures à assumer. Nous voyons le bout du tunnel et nous le rencontrons ensemble, nous avons tous tenu, même sa soeur qui lui donne son affection (sans oublier d'exprimer sa jalousie ce qui est plutôt sain).

Ma vision de la maternité en a été profondément boulversée et aujourd'hui je choisis la tolérance. On ne m'entendra plus jeter la pierre à des parents en difficulté et je pense que je saurai maintenant entourer une jeune famille dans la même situation.

Merci à tous ceux qui nous ont aidés, entourés, conseillés.

 

par Dom publié dans : La p'tite famille
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