Vendredi 21 décembre 2007
Un support intéressant : la série de Jan Piékowski : Meg and Mog.
Vous avez devant vous les trois personnages principaux :
- Meg la sorcière
- Mog le chat
- Owl le hibou
Cette série est plutôt pour les cycles 3 (peu de phrases répétitives, des histoires peu connues par les élèves).

Il existe en version avec CD, ce qui permet de contourner les angoisses d'accent.
C'est drôle, les élèves aiment du CE1 (attention le niveau est un peu élevé, mais je l'ai utilisé cette année pour les vêtements) au CM2 (même si le graphisme semble plus adressé aux plus
petits, ils sont sensibles à l'hmour type BD) et l'on peut travailler plusieurs notions avec chaque livre.
Sur le premier dont vous voyez la couverture peuvent être abordés :
- Les vêtements et la structure : I put on, en créant une petite Meg avec ses vêtements, un jeu par pairworks (entendez à deux) peut se faire. Je l'ai prêt, je vous le scannerez à l'occasion.
- Le petit déjeûner en faisant un lien avec le culturel : le petit déjeûner anglais.
- La nourriture et la structure : I put in (une bonne introduction à la localisation, que l'on pourra poursuivre avec Where is Spot ?), avec la scène de la potion magique. De même, un petit
chaudron, de la nourriture serviront de support à des jeux à deux.
Ils servent aussi à créer des petites pièces de théâtre en anglais avec vos élèves.
Sur ces séries beaucoup d'exploitations sur le net existent. Je vous en recense quelques unes :
- un dossier complet avec une version théâtrale
- du matériel prêt avec une séquence
- Le site de l'auteur où vous pourrez trouver quelques activités et tous ses titres
Et si vous avez des petiot(e)s à la maison, la série des Meg and Mog existe en français sur Piwi, du lundi au vendredi à 20h05. Cela reste toujours aussi plaisant.
Je vous souhaite autant de plaisir que nous en prenons avec mes classes successives !!!!
Pour rien, comme ça parce que je l'ai trouvée belle.
Clarté d’hiver
Noël s’est nourri de miel
De brioche et de lumière
Il a trempé dans la crème
Chaque grelot d’herbe claire.
Mille mille cloches neigent
Aux quatre coins de l’hiver
Et toute la maison rêve
Dès qu’on ouvre la fenêtre.
Catherine de Lasa
Mercredi 19 décembre 2007
Aujourd'hui drôle d'emploi du temps :
J'avais rendez-vous avec ma carte vitale mais on s'est manquée (on l'a perdue depuis lundi).
Grande Princesse avait rendez-vous avec son premier prix du siècle : celui décerné aux dessins de Noël par le p'tit Ca*ino du coin, encore raté cette année.
Petit Prince, lui, ne l'a pas raté, le Père Noël aux mille bonbons, il lui a serré la main comme un grand et lui a demandé si son traîneau était prêt. Il était juste perturbé de ne pas le voir avec
ses rennes...ben oui, il cherche Rodolphe et son nez qui brille.
Grande Princesse a bien eu son rendez-vous avec les papillottes : de une à soix fois.
Maman aussi a eu droit à une visite impromptue, des quelques microbes qui avaient décidé de réveilloner un peu avant Noël : grippe intestinale arrosée de pharygite, assaisonnée de sinusite...autant
faire tout en même temps ; )
Grande princesse a bien réussi son heure de piano, avec le plus drôle et le plus merveilleux professeur du monde, qui colorie les notes, se décontracte avant de jouer en faisant la danse du
crocodile et découvre des smarties cachés mystérieusement dans la maison dès qu'elle interprête sa partition magique.
Alter Ego, lui, se débrouille avec 1001 aliments parmi lesquels il doit opter pour un choix terrible : quels sont ceux qui iront dans le frigo ?
Mais la vraie rencontre d'Alter Ego c'est la fête qu'il attend avec impatience : il y a de quoi, ils viennent d'achever 1an et demie de travail par le Requiem de Mozart, joué trois fois de suite.
Avec une chorale d'amateurs il y a de quoi sortir le champagne !
Ho!Ho!Ho! Bonne visite aux Père Noël, dont le boulot consiste à marcher pendant des heures et que nous ne remercions pas assez pour la joie dans les yeux de nos enfants.
D'ailleurs celui-là, il nous a épatés, il connaissait Alter Ego par son prénom (comble de la coïncidence, c'était un ami, caché sous la barbe...).
Participation enthousiste au thème des impromptus de cette semaine.
Seule contrainte, dans votre texte devra absolument figurer la phrase suivante : Mais où est-il donc passé ce sacré lutin
Et vous avez jusqu'au 23 décembre minuit pour participer.
Je vous propose ma bafouille, mais je crois que je vais peut être la poursuivre, elle finit en plein suspens...
Les chaussons seront peut être vides cette année...
Il marche en grommelant, « rien ne va plus, trouve plus rien, devais m’réveiller avec tout de prêt et au lieu de ça, un capharnaüm pas possible...mais où
est-il donc passé ce sacré lutin ? »
Il touche machinalement le mur râpeux, cela lui fait du bien, lui redonne la sensation d’exister, il en a toujours besoin pour reprendre contact avec la réalité. Un an de sommeil, presque un an
de coma, les rêves qui s’estompent peu a peu comme une petite mort.
Ses gestes sont malhabiles, d’habitude à son réveil fume une bonne odeur de chocolat chaud, il sent l’odeur de la sueur des bêtes s’échappant de la fenêtre donnant sur l’écurie, il a le temps de
retrouver ses idées. Pour l’instant tout est flou, seul le silence affleure sa conscience. Il s’approche de l’évier, s’asperge le visage rubicond d’un peu d’eau glacée, les gouttelettes
dégoulinent sur sa longue barbe, c’est désagréable. Il cherche un linge et c’est là qu’il réalise que sa maison a été entièrement dévastée. La peur le saisit, une crainte animale, on a pénétré
son terrier pendant sa longue hibernation, son corps endormi a été à la merci d’un envahisseur inconnu. Il cherche à comprendre et remarque sur les meubles renversés les toiles d’araignées.
« Hum ! Cela s’est passé tout au début de mon sommeil, manifestement ».
Maintenant, malgré l’urgence du devoir qu’il attend, il se sent paralysé par une atroce sensation, il est dérouté par l’aspect nouveau des choses qui l’entoure. Enfin, qui pourrait lui en
vouloir ? Il y a longtemps qu’il ne distribue plus de martinets, il a enfermé dans la roche l’affreux Père Fouettard... Sa gorge brutalement se sèche, il se précipite vers la porte en se
cognant à chaque pas sur les objets épars. Sur le seuil il reste sans voix : le traîneau en morceaux, la porte de l’écurie défoncée, battant au vent et un peu plus loin, le rocher éventré a
gardé la forme noire d’un être qui a trop longtemps attendu dans sa gangue. Il n’a laissé que quelques runes gravées et un chapeau vert pointu, presque en lambeau.
Le vieil homme passe ses mains tremblantes sur ses yeux comme pour conjurer le sort, mais lorsqu’elles retrouvent son flanc, il est empli d’une détermination nouvelle : il lui reste un mois,
il traquera le monstre jusque dans son antre s’il le faut. Le saccage sera vengé. Le reste ne compte plus, ses yeux autrefois bienveillants sont emplis de colère. Les chaussons seront peut être
vides cette année.
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