Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Vendredi 7 juillet 2006

Le Musée Dali à Figueras

Suspens du Xième voyage au Maroc (je ne sais plus combien nous en avons fait, désolée !)

Va-t-on enfin pouvoir aller le voir ce musée Dali, que je regarde mélancoliquement à chaque trajet. Je souhaiterais pouvoir y entrer, j'en rêve d'ailleurs avant chaque départ, nous sommes persuadés qu'enfin cette fois-ci nous pourrons satisfaire ce désir au départ ou au retour. Comme un rituel bien répété, Alter ego passe la première partie de l'Espagne à me raconter sa visite quand il était plus jeune, les tableaux, la folie d'une maison dépassant l'entendement.

Mais chat échaudé craint l'eau froide. Donc le suspens reste entier... "Mus(ard)er" ou ne pas "mus(ard)er", là est la question.


par Dom publié dans : La p'tite famille
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Vendredi 7 juillet 2006
L'aventure
Jacques Brel

L'aventure commence à l'aurore
A l'aurore de chaque matin
L'aventure commence alors
Que la lumière nous lave les mains

L'aventure commence à l'aurore
Et l'aurore nous guide en chemin
L'aventure c'est le trésor
Que l'on découvre à chaque matin

Pour Martin c'est le fer sur l'enclume
Pour César le vin qui chantera
Pour Yvon c'est la mer qu'il écume
C'est le jour qui s'allume
C'est le blé que l'on bat

L'aventure commence à l'aurore
A l'aurore de chaque matin
L'aventure commence alors
Que la lumière nous lave les mains

Tout ce que l'on cherche à redécouvrir
Fleurit chaque jour au coin de l'oubli (?)
La grande aventure il faut la cueillir
Entre notre église et notre mairie
Entre la barrière du Père Machin
Et le bois joli de monsieur le Baron
Et entre la vigne de notre voisin
Et le doux sourire de la Madelon

L'aventure commence à l'aurore
A l'aurore de chaque matin
L'aventure commence alors
Que la lumière nous lave les mains
L'aventure commence à l'aurore
Et l'aurore nous guide en chemin
L'aventure c'est le trésor
Que l'on découvre à chaque matin

Pour Martin c'est le fer sur l'enclume
Pour César le vin qui chantera
Pour Yvon c'est la mer qu'il écume
C'est le jour qui s'allume
C'est le blé que l'on bat

L'aventure commence à l'aurore
A l'aurore de chaque matin
L'aventure commence alors
Que la lumière nous lave les mains

Tous ceux que l'on cherche à pouvoir aimer
Sont auprès de nous et à chaque instant
Dans le creux des rues dans l'ombre des près
Au bout du chemin au milieu des champs
Debouts dans le vent et semant le blé
Pliés vers le sol saluant la terre
Assis près des vieux et tressant l'osier
Couchés au soleil et buvant la lumière (dans la lumière?)

L'aventure commence à l'aurore
A l'aurore de chaque matin
L'aventure commence alors
Que la lumière nous lave les mains
L'aventure commence à l'aurore
Et l'aurore nous guide en chemin
L'aventure c'est le trésor
Que l'on découvre à chaque matin
Pour Martin c'est le fer sur l'enclume
Pour César le vin qui chantera
Pour Yvon c'est la mer qu'il écume
C'est le jour qui s'allume
C'est le blé que l'on bat

L'aventure commence à l'aurore
A l'aurore de mille chemins
L'aventure c'est le trésor
Que l'on découvre à chaque matin


Parce qu'il n'y a rien de tel que quelques mots poétiques d'un grand pour exprimer que nous sommes au bord d'un départ plus qu'aventureux :
- Des péripéties dignes de Phileas Fogg nous attendent (la dernière fois c'était mimer l'essence, à 2h00 du mat,  parce que notre espagnol est proche du zéro. Maman, pourquoi as-tu voulu me faire choisir l'allemand en deuxième langue, dont je ne sais plus rien aujourd'hui et qui m'est parfaitement inutile ! Bon en même temps si j'avais rencontré un suédois...j'aurai traversé ce pays, question  : aurais-je pour autant su un peu mieux parler, j'ai un doute).
- Une donnée manquante : comment notre bébé réagira à deux jours de voyage ? La voiture aura beau être climatisée et ne pas hoqueter au moindre kilomètre, elle aura vite perdu de son charme au bout d'une heure !
- Nos valises, déjà pleines à craquer, seront-elles suffisantes : j'imagine déjà l'Espagne, sans changes pour bébé...comment dit-on couches en espagnol ?
- Notre grande fille arrivera-t-elle à tirer sa valise jusqu'à la fin du voyage : je nous vois bien au bout d'un moment affublés d'un bagage de plus.

A part ça rien de similaire aux aventures passionnantes de notre gentleman parieur ! Juste une petite famille pépère, qui déteste l'avion et qui préfère transformer deux heures de vol en 2 jours de route !
par Dom publié dans : La p'tite famille
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Vendredi 7 juillet 2006
Alors attention...le départ de la famille sédentaire n'ayant pas pris de vacances depuis 4 ans est annoncé sur les routes. Nous partons lundi soir en voiture de loc (parce que nous ne ferions pas un coup  pareil à notre vieille 309 !). Tenez-vous bien parce que dans le style compliqué nous avons encore décroché le gros lot :
Grenoble-Figueras (Et là on prend la voiture de loc espagnole, petit truc de vacancier futé : si vous aimez l'espagne, n'hésitez pas à la visiter en voiture prêtée, pour les touristes c'est vraiment pas cher !)
Retour à Perpignan pour rendre la voiture française.
Perpignan-Algéciras en voiture espagnole.
Algéciras Tanger en bateau.
En bref une bonne expédition en perspective mais franchement que ne ferait-on pas pour :
1- Aller enfin passer quelques temps dans une famille formidable
2- Et voir ça :

De stad Tanger, gezien vanaf de Middellandse Zee

par Dom publié dans : La p'tite famille
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Vendredi 7 juillet 2006
Je mets à l'honneur Sohayb, une collègue, qui a écrit un texte sur l'écosphère et que j'ai trouvé excellent (elle m'a donné l'autorisation de le divulguer) : toute ressemblance avec le monde humain n'est pas fortuite !

Je possédais une écosphère et un jour elle s'est atomisée. Une flaque, des débris de verre, l'apocalypse...

Je l'avais posée dans un endroit où je pouvais facilement l'observer, fascinée comme lorsque je regarde brûler un feu de cheminée.

Les crevettes vivaient en excellent voisinage.
Lorsque l'hiver arriva, la température ambiante baissant, la nourriture vint à manquer. S'établit alors, entre les crevettes une guerre de territoire, chacune défendant de pinces fermes les quelques centimètres cubes d'eau qu'elle s'était réservés. Mais force était de constater que les incursions en territoire ennemi devinrent plus fréquentes. Certaines s'associèrent pour accroître leurs forces.

Mais à partager la rareté on s'affaiblit. L'une qui était plus forte donc plus affamée entreprit d'asservir les autres. Elle prêcha d'abord, faisant croire aux plus faibles que l'Être Suprême qui les avait enfermées dans l'écosphère leur promettait une vie meilleure dans l'au-delà. Les estomacs vides gobèrent les belles paroles comme autant de dérivatifs à leur faim. Il fallait se sacrifier pour atteindre le bonheur. On instaura des rituels et des cérémonials pour honorer l'Être Suprême, histoire de donner du faste au mystère et détourner l'attention des moins crédules. Les offrandes accumulées terminaient dans la panse de la crevette prêcheuse.

Les autres tribus de crevettes adoptèrent d'autres croyances, d'autres cérémonies, d'autres tabous. Mais les crevettes prêcheuses étaient toujours les plus bedonnantes. Ce qui n'échappa pas à l'oeil des crevettes septiques qui tentèrent une contre-propagande. Elles passèrent immédiatement du statut de contestatrices à celui de boucs-émissaires. Oui, si la famine continuait, voire s'aggravait, c'était bien de leur faute à ces mécréantes hérétiques, réfactaires aux règles. On les pourchassa, les emprisonna, les tortura puis elles furent exécutées en place publique pour l'exemple. L'asservissement était total.
Mais ne se réglait pas le problème de l'approvisionnement. Certaines tribus en colonisèrent d'autres, plus faibles, les pliant à leurs coutumes, les réduisant à une vie de sous-crevettes productrices et dociles parce que tenues sous la coupe ferme de dictateurs corrompus.

Doucement, les crevettes guerrières, qui épaulaient les crevettes prêcheuses, prirent de l'ascendant sur ces dernières en mettant en avant leur rôle dans la colonisation. Les crevettes prêcheuses s'associèrent volontiers à elles, chacune apportant sa pierre à l'édifice qui permettait d'instaurer le totalitarisme.
Certaines crevettes guerrières devinrent spéculatrices, elles amassaient les ressources pour créer de la demande et faire monter les prix. Mais pour accumuler les ressources il faut pouvoir disposer de ressources, et si les concurrents ne jouent pas le jeu, en se soumettant pas aux lois du marché, il devient difficile de spéculer.

On inventa alors des dangers potentiels, venant de contrées où justement s'accumulaient les ressources. Tous les prétextes étaient bons : telle tribu mettait en danger l'équilibre mondial en jouant sur les cours du marché, telle autre représentait un danger à l'ordre écosphéral en répandant des idéologies dangereuses. La propagande battait son plein. Les crevettes de base étaient maintenues sous tension par des discours effarants dans lesquels les mots bien choisis frappaient les esprits maintenant terrorisés. On organisa des frappes punitives dans le but d'abattre les ennemis imaginaires mais on ne faisait qu'accroître l'instabilité de régions fragiles, au grand profit des crevettes spéculatrices.

Peu à peu mon écosphère, si limpide, devint trouble. J'observais, impuissante, le désastre annoncé. La fermentation devint inéluctable, les crevettes spéculatrices, peu soucieuse de l'écosystème, puisaient sans vergogne, empoisonnaient l'environnement sans scrupule pour amasser encore et encore, délocalisaient les productions pour exploiter au mieux tout en accroissant leurs profits.

Elles s'étaient alliées au sein d'une organisation, baptisée CRE-8 (Consortium Responsable de l'Ecosphère des 8 super-tribus) et avaient à leur botte les crevettes prêcheuses et les crevettes guerrières embourbées jusqu'au cou dans ce marasme spéculatif.

Le peuple tentait encore de croire qu'il pouvait décider de quelque chose puisque, généreusement on lui avait accordé le pouvoir d'élire ses représentants. Mais les élus s'avéraient être eux-mêmes des spéculateurs.

Et à force de puiser et d'épuiser les ressources l'écosphère perdit son équilibre. L'eau devint acide rongeant les parois du globe, la fermentation des déchets de surproduction produisit des gaz toxiques empoisonnant les populations et créant une surpression. Le dernier essai de tir de missile nucléaire eut un effet catalytique qui provoqua l'explosion de l'écosphère...
par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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