A bientôt pour tout cela en image !!
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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère que ça va fonctionner....
Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.
Serments d'amour dans les sarmants Episode 3
Serre moi d'amour mon cher Amant
Quand à Armand... il prit le bras de Shannon avec ostentation et cependant fermement et la conduisit vers la sortie devant l'assistance médusée. Une fois seuls devant la porte il murmura les dents serrées :
- Te voilà bien vengée, quelle est ton intention maintenant ? Il faut que nous allions jusqu'au bout pour sauver mon honneur.
Shannon sourit avec un regard de carnassier.
- Mais mon pauvre ami, pensais-tu vraiment qu'en m'humiliant de la sorte j'allais t'épouser ? Tu assumeras seul les conséquences de ma vengeance.
Armand se retenait de la frapper.
- Barre-toi alors...
- Allons, allons, très cher...est-ce donc là un langage pour l'héritier d'une si grande fortune ?
Elle flatta son bras dans un geste teinté d'ironie et se retourna, superbe, faisant crisser les graviers de l'allée. Il la regarda ulcéré et cependant il ressentait une perte irrémédiable...elle avait plus de cran qu'il n'avait cru de premier abord. Il tourna les talons et entra dans le château. Il ne remarqua même pas l'invité rêveur qui observait la robe luminescente s'évaporant dans le jardin.
Pour finir en beauté cette soirée si bien commencée, les quatre compères hilares se retrouvèrent devant une magnifique bouteille de Dom Pérignou meilleur cru qu'Agesislao avait dérobé, profitant de l'effet de la panique. Ils finirent tous par s'endormir sur le canapé, ravis du tour ainsi joué. L'article, envoyé par mail le soir même et publié le lendemain sera du plus bel effet. Ils dormaient avec le soulagement des justes.
Ce fut aux aurores qu'un coup de sonnette réveilla Shannon. Simplement vêtue d'un jean et d'un tee-shirt, les yeux un peu bouffis, elle s'extirpa du sommeil à la troisième sonnerie. Elle avait abandonné tous les effets offerts par Armand, soigneusement lacérés dans son appartement. Elle s'étira, enfila ses pantoufles et glissant des pieds sur le sol elle se dirigea vers la porte. En face d'elle se trouvait un parfait inconnu, charmant, mais inconnu.
- Je suis désolé de venir ainsi chez vous, depuis hier soir je n'ai pu m'enlever votre visage de mes souvenirs.
Elle ne sut que répondre, surtout qu'avant le café ses idées ne seraient définitivement pas bien claires. Elle passa les mains dans ses cheveux en désordre.
- Qui, qui êtes-vous ?
- Je sais que ma venue pourrait vous paraître totalement incongrue. J'étais un des invités hier. J'ai trouvé votre vengeance parfaitement agencée et... je vous ai trouvé absolument superbe.
Shannon essayait de réfléchir mais prenant le parti de ne pas comprendre tout à fait la situation, elle décida d'inviter ce jeune homme à prendre un café.
- Suivez-moi. Vous m'expliquerez cela en détail.
Ils enjambèrent sans bruit l'entremêlement des jambes et se retrouvèrent dans la cuisine, accoudés au bar. Le café répandait son entraînante odeur et elle le dévisagea en silence tandis qu'il se racontait. C'était un jeune aristocrate qui avait claqué tôt la porte de chez lui pour tenter l'aventure. Baroudeur, jamais fixé, comme pour oublier ses origines honnies, il dilapida ses deniers dans des histoires abracadabrantes. Revenu plusieurs années plus tard dans une vieille deuche, il n'était reçu par les parvenus que grâce à son nom...qui ne pourrait que profiter à leur publicité, il en était conscient. Mais ainsi il avait remonté la pente. La venue de Shannon lui avait permis de comprendre la vacuité de sa vie actuelle et avait joué le rôle d'un déclencheur, comme une bombe à retardement. D'ailleurs son existance pouvait se résumer à cela...des explosions sans cesse, pour fuir...fuir jusqu'à l'épuisement un chemin tout tracé qu'il haïssait. Son histoire, racontée avec verve et talent passionna Shannon, qui ne vit même pas ses amis entrer un par un et s'installer pour écouter cette voix de conteur. Il expliqua ses trecks au Pérou sur les traces des Mayas, son amitié avec un charmeur de serpent qu'il accompagna dans ses recherches des précieux reptiles, sa vie au sein d'un couple de guides qui accompagnaient les chercheurs voulant découvrir les fresque préhistoriques dans les canyons brûlants du Mexique...
Il voulait repartir mais il lui semblait que cette jeune femme aux apparences si fragiles et pourtant si ferme lui était devenue essentielle.
- Voilà, conclut-il. Je n'ai pas grand chose à vous offrir, simplement de repartir avec moi pour que nous baroudions ensemble. Vous en valez la peine. Je n'aurais plus besoin de fuir, juste de découvrir par vous, pour vous, avec vous.
Un soupir les fit se retourner et ils virent trois paires d'yeux envieux les observer.
- Ye ne veux rrrien te commander ma chérrie mais tou devrrais accepter.
Le regard de Carlyle en disait long. Perdi insista :
- Si j'étais à ta place...
- je partirai de suite, finit Agesislao. Et puis quel beau titre pour mon journal : « Rejetée par sa belle famille hostile, la belle Shannon découvre le monde aux bras de son amant »...
Évidemment, Shannon ne fut pas conquise de suite, je vous épargnerai les détails de sa conquête (et en plus il me faudrait plus que trois épisodes pour cela) en tous cas ses amis s'essuyant les larmes au bord des yeux les accompagnèrent tous deux, un petit matin du mois de juin, vers la vieille deuche repeinte pour l'occasion. Le journaliste mitrailla le jeune couple, Carlyle leur envoya un baiser tandis que la voix de Perdi se perdit dans la poussière :
- Et écris-moi, ma chérie.
Quelques mois plus tard elle reçut une missive enchantée.
- Charles-Henri et moi vivons un conte de fée. Nous sommes déjà en Norvège. Avant de prendre la voiture, chaque matin nous faisons tourner une branche pour indiquer notre direction. Nous vivons de petits boulots saisonniers. Pour l'hiver, il faudra cependant se fixer un peu plus longtemps, j'appréhende maintenant de rester longtemps quelque part, il faudrait un endroit où il y a toujours l'été ! J'adore l'idée que demain nous ne saurons pas ce que la vie nous réserve, comme ce petit chat recueilli un matin car il s'était douillettement installé dans mon duvet ou la rencontre avec cette très vieille femme qui nous a offert du thé au jasmin pour écouter notre histoire. Je ne pouvais compter ses rides qui traçaient le chemin de sa vie. Tu sais, Perdi, au delà de l'amour que nous nous portons, cette déambulation permanente m'apporte le piquant qui m'a toujours manqué.
Beaucoup plus tard, les deux vieilles amies se retrouvèrent. Perdi n'avait jamais quitté sa ville natale, Shannon avait décidé de revenir, son amant était décédé l'année précédente. Approchant des 70 ans, elle se dit qu'il serait temps de s'installer. Elle racheta le petit bar de son père qu'elle fit transformer en coquette maison et invita Perdi à vivre avec elle. Elles passaient de longs moments sur la terrasse ombragée à feuilleter les somptueux carnets de voyages. Elles reparlèrent longuement de cette année décisive, d'Armand, ruiné par une idée fabuleusement idiote : essayer de faire du vin de masse pour le vendre aux States, de la Stroumphberry qui disparut lorsqu'on apprit que son titre était usurpé. Les deux septuagénaires rirent aux éclats en regardant les photos de l'assemblée le jour de la vengeance. Elles eurent cependant les larmes aux yeux en lisant la dernière phrase de ce premier carnet car elle leur rappelait le tempus fugit de ce qui leur avait maintenant échappé définitivement, elles qui vivaient leur automne. La toute jeune femme enthousiaste avait conclu : « C'est ainsi que l'été devint ma saison préférée ».
L'idée des guides au Mexique m'est venue de l'excellent ouvrage de Jean Clottes, le préhistorien, intitulé
: Passion Préhistoire. Dans cet ouvrage il relate ses différents voyages scientifiques et l'on découvre derrière la beauté des peintures, l'immense
richesse des personnalités qui les protègent. Ce livre se dévore comme un roman et va à la rencontre des hommes... On peut le voir sur cette photo sur le site de Compo Monte dans le massif de San
Borja.

...au cas où vous ne l'auriez pas remarqué !!!!

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