Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Dimanche 16 juillet 2006

C'est les soldes, Akynou nous propose sur son site les ateliers du dyptique 2.

 Allez voir. J'ai choisi cette photo :



Ne plus exister.


Je regardai mes mains, non elles ne tremblaient pas. J'avais revêtu ce matin ce vêtement tant rêvé, est-ce que je ressentais une grande joie, irrepressible fêtant l'évènement de ce projet de vie ? Non, simplement ma respiration qui s'accentue et une douce torpeur qui m'envahit. Je me sens calme, vidée, morte au monde, disparue de cet espace mouvant que je détestais. Je l'ai presque rejoint, c'est là que j'en serai le plus proche sans faire le pas que je ne veux franchir. Maintenant, je suis présence-absence dans ces murs enserrants qui m'étouffent moins que l'absence de bords. Je devrais prier, je le sais, comme toutes celles au regard vide et illuminé que j'ai croisé ici. Pour elles c'est un regard de joie, j'entendais les chuchotements fascinés des novices dans le dortoir avant le saut du grand vide. Elles profitaient encore de la douce musique de la langue avant les voeux définitifs du silence. Longtemps sans connaître le son de ma voix elles m'ont crues sourde et muette. Grotesque, l'une d'entre elle m'a même gratifée de ses efforts pour me faire comprendre par gestes ce qu'elle voulait dire, je crois que mon regard lointain, au delà de toutes choses l'a découragée. Il paraît qu'elles me prennent maintenant pour une sainte, elles qui renoncent petit à petit au bruissement de la vie. Elles se demandent à voix basse comment j'ai pu si vite abdiquer devant mes désirs. Etrange pensée qui fait de moi un exemple alors que je suis là pour ne pas oublier, pour ne pas être tentée de me reforger une autre existence dans l'immense vitalité du temps triomphant. Je me sens la moins sainte de toutes. Je ne suis pas là pour Dieu, je suis là pour moi. Le temps n'aura plus de prise sur ma douleur, elle sera là tapie pour l'éternité et tu vivras par moi loin de la fureur, de la vitesse du monde, rien ne viendra t'effacer. Je me sens guérir de la peur de te perdre. Et tandis qu'elles parleront à l'Autre, je monologuerai avec toi. Notre amour sera sans fin.
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par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Dimanche 16 juillet 2006

Premier fait notable :

Prendre le thé aux Oudaïas à Rabat. Traditionnel pour tous ceux qui ont déjà eu le plaisir de venir dans ce pays. Suite à une visite des jardins magnifiques, du tout nouveau musée qui gagne à être vu et au tatouage provisoire au henné, nous nous sommes retrouvés au magnifique salon de thé. La cadre est enchanteur avec la vue sur l'embouchure du fleuve séparant Rabat de Salé. Là, nous avons dégusté un thé sucré dans lequel baigne des feuilles de menthe ainsi qu'une assiette de pâtisseries délicieuses. Dernière nouveauté : la corne de gazelle décorée (ce qui n'est pas, comme pensait l'ignorante que je fus lorsque je découvris ce pays, le résultat d'une chasse à l'herbivore mais d'un petit gâteau marocain délicieux à la pâte d'amande). D'ailleurs si ce site vous inspire quelques idées orientales, vous pourrez vous préparer un goûter (décoration et pâtisseries) en cliquant ici :

http://www.tomlitoo.com/lireenfete/maroc/

Tomlitoo est en passant un merveilleux site pour parents d'enfants en vacances.

 

par Dom publié dans : Image du jour
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Dimanche 16 juillet 2006

D'accord, vous n'attendez pas non plus un déballage des sentiments de mes ordinateurs mais un récit de nos palpitantes aventures. Commençons donc par le commencement, le voyage. "Habitués du luxe", nous fûmes surclasssés. Nous devions passer de notre vieille 309 à une clio climatisée. Au lieu de cela : Hertz nous a gracieusement mis à disposition (gracieusement est un mot peut être un peu fort !) une 307 sur la France et une 407 sur l'Esapgne. J'ai alors découvert le tempomat. Non ce n'est pas une nouvelle vague musicale mais le système reposant (et qui je l'avoue m'avait un peu inquiété au départ, je ne l'ai utilisé qu'à mes derniers relais de Valence à Algéciras) qui permet de bloquer sa vitesse à celle autorisée en ne posant le pied que sur le frein pour débloquer cette fonction. Ce qui sur 2005 km divisé par deux est une fonction assez exceptionelle pour être citée. Notre princesse fut parfaite, comme toute princesse qui se respecte, elle a toute mon admiration. Notre petit prince, lui, a râlé comme il se doit mais de manière moins importante que je le craignais. Merci à mes petits chéris qui ont supporté une descente rapide avec peu d'arrêts, en même temps sortir dehors entre 9 et 20h00 relevait de la gageure tellement la chaleur extérieure était écrasante. Nous sommes passés à Figueras cependant j'ai déclaré forfait (après un trajet en France sans sommeil ou la tête tordue, ce n'était pas les conditions idéales pour avoir envie de s'arrêter !). A l'aller donc pas de musée Dali ni d'Allhambra. Le suspens reste entier pour le retour ! En même temps nous aurons passé un mois de repos...jouable !

Nous avons fait notre petit "trafic" de voitures de location qui a rajouté 60km et pique niqué sur le parvis de l'aéroport de Perpignan. Nous étions donc prêts à traverser l'Espagne presque d'une traite en s'endormant à tour de rôle (ou en s'occupant des enfants) baignés dans les musiques pour enfants et la guitare espagnole le soir pour calmer les oreilles. Steve Waring, Emilie Jolie, Tinouga (incontournable si vous avez des petits bouts, jetez-vous sur ce CD exceptionnel) pour la petite classe. Guitare, ragtime, Trenet (il fallait écouter : "La mer qu'on voit danser" devant le magnifique paysage côtier espagnol où nous fîmes un petit saut), Chopin joué par Pogorelich (le bonheur pour les oreilles) et Ride on, un CD du cousin de Jean-Philippe pour lequel je voue maintenant une reconnaissance infinie. Je vous recommande ce dernier choix extrèmement efficace pour endormir les enfants énervés sans provoquer de somnolance au conducteur. 

Nous avons parfois dormi à la sauvage, pliés dans nos sièges, et la seule pause notable se situa vers des troglodytes dans un magnifique paysage de roches tendres. Les espagnols ont été charmants (est-ce un effet de notre finale footballeuse ratée qui racheta leur défaite ?) et ont sincèrement essayé de comprendre notre espagnol ridicule, surtout lorsqu'on a essayé de s'expliquer en Castillan au milieu de l'Andalousie ! Nous vivons dangereusement. Gazoline, essença, mettre le pschitt dans la coche, ne veut définitivement rien dire pour la police Algéciracienne ! Nous avons décidé, jusqu'à notre prochain voyage, d'apprendre l'espagnol. Ola ! et Adios! c'est un peu court lorsqu'on cherche son chemin !

Enfin étape ultime : le bateau. Nous étions ravis, ce n'était pas la file d'attente immense dont je me souvenais, la compagnie proposait une traversée rapide de 45m, le temps était beau et la mer sans vagues. Mais, car il y en a toujours un, après une heure de retard, une traversée longue, un bateau tangant lors de la rencontre de la mer Méditerrannée et l'Océan, voilà que l'équipage n'arrive pas à poser la passerelle et avec nos deux enfants épuisés, 50tonnes de bagages, une poussette et un petit hurlant, il fallait descendre des escaliers inadaptés à notre corpulence (avec bagages). Je remercie officiellement la si gentille famille sans laquelle il aurait fallu abandonner soit un enfant soit un bagage (évidemment la deuxième solution aurait été préférée !!! : ). Mon beau-père, vécu comme un sauveur, vint nous chercher à Tanger direction Rabat et après quelques heures de cou tordu pour cause de sommeil profond je me retrouvai dans la voiture avec les enfants endormis, dégustant un magnifique sandwich aux brochettes, assaisonnées de cumin qui sonnait comme un vértable foie gras après deux jours de coca chaud au saucisson graisseux. Nous y étions ! Bienvenue au Maroc. Les vraies vacances pouvaient commencer après deux jours de contractures cervicales, aidée il est vrai par le paracétamol et mon cousin pro des étirements décontractants. Deuxième remerciement officiel.

 

 

par Dom publié dans : Evénement du jour
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Dimanche 16 juillet 2006

Vite, vite profitons-en. L'ordinateur a enfin accepté de me donner l'accès à mon moyen d'expression favori. L'ordinateur : l'amour et la haine. Je crois que ceux que j'ai cotoyé étaient des femmes et qui plus est des femmes jalouses !

Je me souviens des crises de silence brutales qui m'imposaient les ordinateurs de mon ancienne école. Le matin, confiante, je me dirigeais vers leur refuge, dans un coin de ma classe et rien dans leur attitude n'annonçait les longues journée de bouderie qui allaient suivre. Détendue, je laissais courir mes doigts sur l'écran familier et essentiel dans ce lieu de l'autre côté de la fracture numérique, seul détenteur de l'ouverture au monde. Et là, voilà que traîtreusement, ils restaient muets, leur rire caché par le ventilateur qui doucement éventaient ces parjures. Alors je le savais, ils l'attendaient, LUI, le réparateur qui passé il y a un mois et qui les avaient délaissés à mes inexpertes mains féminines. Nous rentrions alors dans un jeu malsain et je les faisais patienter tandis que chaque matin ils s'obstinaient. Puis, de guerre lasse, j'adoptais la seule attitude possible : la tête basse, l'abandon à leurs caprices. Pendant mon coup de fil au seul réparateur local choisi par la mairie (au demeurant fort gentil) je tentais encore de les rallumer histoire de bien me rassurer : cette fois-ci les ordinateurs étaient bien cassés (ce n'était pas manoeuvre habile de leur part, du moins le croyais-je). L'HOMME savait, il connaissait la perversité de la relation qui unissaient ses machines à leur utilisatriuce à peine tolérée. Il n'essayait jamais de me demander quelques occultes manipulations qui seraient inutiles et proposait son rendez-vous mensuel. Le matin suivant, comme un rituel inépuisable, je préparais le café nécessaire, ainsi que les petits gâteaux et vers 9h00, les enfants impatients tandis que je dépassais l'énervement qui me gagnait, LE voyaient arriver. Il entrait sans frapper, calmement, comme le toréador se sachant vainqueur en posant le pied sur le sol poussiéreux de l'arène. Goguenard, un sourire au lèvres, il s'avançait, ignorant le malaise qui m'envahissait, un bonjour jovial lancé à l'assistance. Sa place était prête, il buvait lentement sa tasse, tandis que les enfants relevaient les yeux par intermittance de leur cahier pour observer le rituel immuable. Il reposait sa tasse qui tintait dans le silence, ne touchait pas encore aux biscuits craquants, ce serait la récompense de sa visite, il avançait la main doucement, sans précipitation et je retenais mon souffle. Et si cette fois-ci vraiment ils étaient malades ? S'ils allaient pour une fois arrêter leur jeu malsain qui me rendait folle ? Il appuyait sur les boutons d'une main sûre, pourquoi trembler, il n'y aurait aucune raison pour que cela soit différent ! 

C'est ce qu'elles attendaient, ces terribles Amazones aguicheuses, le son familier résonnait à nouveau, et les couleurs attirantes s'affichaient, comme le chant des sirènes, essayant de retenir leur amant débonnaire.

Suivait une discussion effrayante dans son "identiquité" : vous savez, la terrible impression de déjà entendu.

- Qu'avaient-ils exactement ?

- Il ne s'allumaient pas, répondais-je au milieu d'une phrase de grammaire.

- Ah !

Ses yeux s'animaient d'un brillant moqueur.

- Je vais vous nettoyer tout cele et vous installer quelques logiciels qui faciliteront votre travail. Histoire de dire que je n'aurai pas fait le voyage pour rien ! insistait-il d'un ton léger.

- Je vous remercie, répondais-je d'un sourire forcé.

Il finissait son travail en mâchant  bruyamment ses gaufrettes (et comme d'habitude je me disais que j'allais pour la prochaine fois lui prendre des petites madeleines moins bruyantes et aptes depuis Proust à rappeler force souvenirs) puis à 10h00, au moment où enfin les sages redevenus fauves courent vers la récré, il se levait, refermait sa mallette semblable à celle de mon médecin, me serrait vigoureusement la main (histoire de rappeler que seules de telles mains pouvaient dompter les bêtes), prenait quelques nouvelles de ma famille et repartait détendu d'un argent si facilement gagné.

Je le regardais distraitement partir avec un sentiment mélangé, mais tenant  ma vengeance. Les machines n'avaient pu le retenir plus longtemps et il les avaient abandonnées à leur triste sort. Toute à leur peine, elles oublieraient ma présence jusqu'au mois prochain. Ma honte ressurgira alors. Je n'ai toujours pas compris pourquoi il revenait chaque fois sans colère pour allumer de temps en temps ces traîtresses qui n'avaient nul autre besoin que d'être à son contact

par Dom publié dans : Au jour le jour
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