Vous savez mon amour de l'écrivain E.Orsenna que j'adore. Avec ses livres je passe toujours un moment extraordinaire où j'ai l'impression de devenir plus intelligente à chaque fois. Il combine une narration extrêmement prenante avec un vocabulaire recherché sans être pédant, une beauté de la langue qui n'a rien à envier aux grands, des idées qui me rassurent sur l'être humain.
"Et pourtant"..chanterait Alévêque...me voici devant son enquête sur le coton :
Voyage au pays du coton. Petit précis de mondialisation
et là, il faut avoir le coeur bien accroché devant les lois du marché tronqué, privilégiant les Etats Unis, ne respectant aucunement notre planète (l'avenir ne pèse pas lours par rapport au profit immédiat) ni les pays les plus pauvres et qui ont tant besoin de ce commerce. Si l'on réfléchit qu'en plus c'est avec ces corps volés à l'Afrique que les Européens aujourd'hui les asphyxient par une production de riche. C'est écoeurant.
Petit précis de mondialisation : ne pourrait-on pas penser un autre système que celui qui nous est asséné à longueur de journée par des gouvenants et des puissances financières que cela arrange.
Alors oui, pour ces exploiteurs de l'être humain, il vaut mieux "obtenir des cerveaux disponibles" plutôt que des personnes qui réfléchissent à l'absurdité de cette situation qui ne fera que dégrader et la planète et les relations avec des pays exhangues.
Mais j'oubliai, pour l'instant, c'est loin, c'est pas nous...alors que l'opinion pour réagir a besoin de se sentir agressé dans sa majorité.
Je finirai par une citation de Maalouf dans Un siècle après Béatrice :
"Il faut imaginer l'opinion comme un personnage volumineux et qui dort. De temps en temps il se réveille en sursaut, tu dois en profiter pour lui souffler une idée, mais la plus simple, la plus concise, car déjà il s'étire, il se détourne, il baille, il va se rendormir et tu ne pourras ni le retenir, ni le réveiller"
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