Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Dimanche 21 mai 2006

Pour oublier les hérissons qui logent gratuitement dans ma gorge, je me suis décidée à regarder la mélodie du bonheur avec Julie Andrews.

Dans le genre film qui a mal vieilli, j'ai fait fort.

Imaginez la jeune fille écervelée qui se retrouve au couvent, dieu seul sait pourquoi (l'explication est assez sommaire), et qui rend chèvre ces pauvres religieuses vouées au silence (la chanson est interdite, le rire est interdit, l'exhubérance est interdite, du coup elle fugue dans ses montagnes natales, sans voile : quelle horreur !)

Solution de la révérende mère : la bouter hors du couvent en la jetant dans une famille sclérosée, dirigée au sifflet par un magnifique spécimen de l'ombrageux capitane ténébreux (vous savez "le Veuf, l'Inconsolé" de G. de Nerval). Comment se faire aimer des ces sept enfants de l'artistocratie Viennoise habitant dans une villa où mon appartement tiendrait dans l'entrée (et accessoirement du beau ténébreux) ? Je vous le donne en mille : chanter voyons ! Voilà une recette qui a fait ses preuves, les choristes pourront vous l'assurer : la musique adoucit les moeurs.

Ceci étant dit le magnifique capitaine à la retraite ramène sa promise, une somptueuse comtesse qui lorsqu'elle aperçoit l'amour naissant entre cette jeunette et son futur passe à l'action et la renvoie dare dare à son couvent.

La Mère supérieure (qui ne veut pas de nouveau s'encombrer d'une telle recrue qui met en émoi toutes les autres), comprenant ce qui se passe (elle est d'une connaissance de l'être humain absolue !) la renvoie briser l'idylle aristocratique. Exit la comtesse, il faut le dire avec beaucoup de classe : pas une larme, pas une crise de rage ni un crêpage de chignon. Digne elle repart et jette même son amant dans les bras de sa rivale (avez-vous déjà entendu cela vous ?). Phrase de référence de la Mére Sup parlant d'espoir : quand une porte se ferme, une fenêtre s'ouvre : pour la comtesse, elle s'ouvre toute grande, d'un coup de pied virtuel la voilà éjectée de l'histoire.

Suit la chanson d'amour alambiquée : Nous avons dû faire une bonne action pour mériter ce bonheur aujourd'hui.

Alors là deux questions s'imposent :

1- Méritons-nous le bonheur (je méditerai la réponse un soir de chtite poire..référence aux Guignols de l'info)

2- Qu'est-ce qu'elle a fait la comtesse pour mériter son sort ? Je vous laisse me proposer des idées, je les publierai. Je reste persuadée que le réalisateur est passé à côté du film sulfureux ! : )

Evidemment impossible d'échapper au mariage à robe gâteau.

Mais tout n'est pas fini. Nous sommes dans l'Autriche de l'Anschluss (début de l'envahissement par les allemands nazis), et notre héros refuse l'ennemi si bien accueilli par d'autres. Nous sentons l'arrivée indéniable du drame. C'est le moment où la grande fille de 16 ans choisit de parler de ses amours avec sa belle-mère et elles entonnent un : "tu verras l'avenir sera riant, il s'ouvre à toi dans le bonheur" dans un pays qui se fait envahir c'est très logique ! ... et quelques minutes plus tard voilà notre famille traquée par les "mauvais autrichiens", ceux à la solde des Allemands. Ils décident de s'enfuir en passant par la case couvent. Les religieuses les cachent, ils s'enfuient par une porte dérobée tandis que les "méchants" ne peuvent pas les poursuivre parce qu'on a trafiqué leur voiture. Suspens : qui a aidé les fuyards ? C'est le seul moment de bonheur du film :

- Mère, j'ai pêché, dit une religieuse.

- Moi aussi Mère, avoue la deuxième.

- Qu'avez-vous donc fait mes enfants, répond-elle en fronçant les sourcils.

Et elles sortent de derrière leur dos des pièces du moteur.

FIN : on voit la famille crapahuter en talons (à l'époque, se mettre en pantalon et chaussure de montagne ce n'était pas pour les femmes) vers la montagne enneigée censée représenter la frontière. Laquelle ne me le demandez pas, la géographie, l'histoire ce n'est pas mon fort, mais il me semble qu'entre les neiges éternelles (et espérons qu'un "Saroumane" ne déclenchera pas les éléments !) avec 7 enfants et la guerre qui s'étend dans toute l'Europe, à moins de se réfugier dans une abri de berger, leurs ennuis sont loin d'être terminés (encore une fois, le film du siècle est évité !). Il est vrai que cependant le réalisateur ne pourrait plus filmer les magnifiques salons de cette famile aristocrate vouée à la pauvreté.

Bref, un bon moment de 2nd degré ! Franchement revoir cela vaut le coup !

 

par Dom publié dans : Et moi qui suis-je ?
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Dimanche 21 mai 2006
J'ai emprunté l'idée de notre nouvel atelier d'écriture à la lecture du poème de : Sei Shōnagon, .
Ceci est un etxrait de l'excellent blog nommé Castalie dont je vous donne l'adresse (à visiter d'urgence !)
 

Choses qui font battre le cœur :

Des moineaux qui nourrissent leurs petits
Passer devant un endroit où l'on fait jouer de petits enfants
Se coucher seule dans une chambre délicieusement parfumée d'encens
S'apercevoir que son miroir de Chine est un peu terni
Une nuit où l’on attend quelqu’un
Tout à coup, on est surpris par le bruit de l’averse que le vent jette contre la maison

Choses qui gagnent à être peintes :

Un pin
La lande en automne
Un village dans la montagne
Un sentier dans la montagne
La grue
Le cerf
Un paysage d’hiver, quand le froid est extrême
Un paysage d’été, au plus fort de la chaleur

Choses qui perdent à être peintes :

Les œillets
Les fleurs de cerisier, de kerrie
Le visage des hommes ou des femmes dont on vante la beauté dans les romans

Choses qui ne font que passer :

Un bateau dont la voile est hissée
L’âge des gens
Le printemps, l’été, l’automne et l’hiver

Choses que l’on méprise :

Une maison dont la façade est au Nord
Une personne dont les gens connaissent la trop grande bonté
Un vieillard trop âgé
Une femme frivole
Un mur de terre écroulé

Choses que l’on ne peut comparer :

L’été et l’hiver
La nuit et le jour
La pluie qui tombe et le soleil qui brille
La jeunesse et la vieillesse
Le rire et la colère
Le noir et le blanc
L’amour et la haine
La renouée et l’arbre à liège
La pluie et le brouillard
On n’aime plus une personne, c’est toujours la même, et il vous semble cependant que c’est une autre
par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Dimanche 21 mai 2006

Merci à Karaba pour son merveilleux essai mangé par son ordinateur retor.

Je vous livre ici les quelques expressions qu'elle avait mémorisées :

J'avais fini mon texte. Il a disparu au moment où je l'envoyais. Je n'ai pas le courage de recommencer. J'envoie les bouts de phrases dont je me souviens! 
" C'était un hongre frêle, fuligineux, purulent..."
"La balayure au travers de sa jugulaire était répugnante "

"Il était grêle mon hongre!" Ajouta Karaba.

Une proposition de mes élèves (ils ont choisi des adjectifs contraires, je vous assure qu'ils ont eux-mêmes proposé suave, mais il faut dire que nous avions fait un travail de vocabulaire en description):

Bill à la belle peau

Je me souviens du jour où le doux pirate s’installa dans notre riante auberge. Je le vois s’avancer à pas légers vers la porte de l’auberge, son coffre pailleté derrière lui sur une brouette décorée. C’était un petit homme, faible, doux dont les cheveux bouclés retombaient sur les épaules d’un manteau bleu clair. Ses mains avaient des ongles roses et vernis, la balafre au travers de sa joue était attirante. Je le voyais regarder la mer en chantant d’une voix grave et puissante. Il vous regardait d’un air suave. Jamais je n’ai entendu de voix plus gentille quand il se mettait en colère.

N'est-il pas mignon notre pirate ?

par Dom publié dans : Image du jour
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