Ma tête est comme une succursale du bureau secret d'information mondiale (j'exagère un peu évidemment), ma valise est presque prête, les papiers importants sont à l'école, il faut penser à tout
maintenant et j'ai juste l'impression d'oublier quelque chose...mais quoi ! ;)
Mon fils est encore contagieux, il a gagné son ticket pour aller chez mes parents toute la semaine, ma fille, elle, ne voulant pas être en reste a déclaré samedi une angine à streptocoques... En
plus de ma valise je prévois les deux sacs des enfants : seule question va-t-il faire chaud ou froid ? Réponse : changeant. Donc au lieu de trois tenues ils en faut au moins 6 pour prévoir selon la
chaleur ambiante.
Ceci étant dit, notre temps n'est pas au beau fixe, l'important serait juste qu'on ne soit pas sous la pluie tout le temps, je croise les doigts et nous faisons avec les enfants une danse du
soleil.
Le choc de ma nouvelle école est encore présent mais j'essaie de composer avec. Je vais profiter au maximum des mois à venir pour me blinder. En plus, la classe verte et la fin d'année fructueuse
qui se profile me suffit pour repousser mes inquiétudes. Deux bonnes nouvelles, j'aurai peut être le même double niveau et j'ai mon vendredi pour Grand Chevalier, je n'ai plus qu'à faire confirmer
par l'inspection mais la directrice a accepté de changer son jour...sympa.
Voilà pour les dernières nouvelles avant la semaine qui se prépare, je vous tiendrai au courant à mon retour, mais je pense que ce sera plutôt motivant, les élèves sont ravis et ne tenaient plus en
place.
En route... !
Un petit Lamartine pour se préparer à la découverte de la forêt :
Voilà ce chêne solitaire
Dont le rocher s'est couronné,
Parlez à ce tronc séculaire,
Demandez comment il est né.
Un gland tombe de l'arbre et roule sur la terre,
L'aigle à la serre vide, en quittant les vallons,
S'en saisit en jouant et l'emporte à son aire
Pour aiguiser le bec de ses jeunes aiglons;
Bientôt du nid désert qu'emporte, la tempête
Il roule confondu dans les débris mouvants,
Et sur la roche nue un grain de sable arrête
Celui qui doit un jour rompre l'aile des vents;
L'été vient, l'Aquilon soulève
La poudre des sillons, qui pour lui n'est qu'un jeu,
Et sur le germe éteint où couve encor la sève
En laisse retomber un peu !
Le printemps de sa tiède ondée
L'arrose comme avec la main ;
Cette poussière est fécondée
Et la vie y circule enfin!
Et la version complète ici !
En voilà une bonne cachette pour la soirée affût (les élèves avec un animateur tenteront de découvrir les animaux nocturnes).
A bientôt !
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