Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Lundi 24 avril 2006

Vous souvenez-vous de la journée de vacances que j'avais prévu avant-hier ? Pour résumer :

"Journée d'une moi en vacances : s'occuper des enfants , se promener, lire et dormir pour récupérer.

Demain sera ainsi je l'espère."

Bref se mettre au vert. Et bien tout cela fut jeté aux orties d'un coup. La famille complète contracta cette pénible et bien connue gastro et pour ma fille de manière carabinée. Gastro : 3, indemne : 1, moi (il faut bien un capitaine pour tenir le navire en perdition !)

S'occuper des enfants ? Oui au moins 6 changes par jour pour le petit et je ne compte-plus pour la grande (pourquoi les enfants tombent-ils toujours malades un dimanche en fin d'après-midi ?)

Se promener, lire : non plus car j'ai dû réaliser au bas mot une petite centaine (j'exagère toujours !) de lessives peu ragoûtantes, nettoyer le sol malencontreusement sur le chemin de la cuvette et de lave-vaisselle pour éviter toute prolifération du microbe vengeur ; je vous épargnerai les détails.

Dormir : Un peu difficile lorsque votre fille, courageuse, sans une plainte, se réveille toute les deux heures pour vomir, flageolante de fièvre. La seule réminiscence qui est venue lorsque je la soutenais au long de cette nuit angoissante et difficile a pour origine le livre de Giono : Le hussard sur le toit. La veille d'Angelo auprès de Pauline atteinte du choléra en pleine épidémie, pour la sauver de cette terrible maladie. C'est un peu exagéré je le sais, mais vous savez lors d'une nuit un peu blanche ce sont ces sortes de pensées automatiques qui ne vous quittent plus. Je suis peu apte à la panique lorsque mes enfants sont malades ou se font mal mais là je crois que c'était la façon presque stoïque de ma fille de prendre les choses qui m'a inquiété. Résultat : gastro violente avec début de déshydratation (note pour plus tard avoir en pharmacie du primperan en suppo). Grâce au médecin je sais maintenant la marche à suivre :

- primpéran

- Toutes les 10 mn deux cuillères à soupe d'eau pendant 2 heures

- Ensuite les autres médicaments et tous les quarts d'heure 1/2 verre d'eau.

Je ne dis pas qu'en cette fin d'après-midi tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes mais elle regarde Georges de la jungle et elle sourit de temps en temps (ne pas oublier non plus ce film particulièrement la scène où il se goinfre de café pour plaire à sa belle).

Demain sera un autre jour, espérons. Et alors :

 "s'occuper des enfants , se promener, lire et dormir pour récupérer."

On peut toujours rêver, je n'ai pas eu des vacances comme celle-là depuis l'année scolaire dernière !

par Dom publié dans : Et moi qui suis-je ?
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Lundi 24 avril 2006

Toujours Giono, mais vous savez lorsque j'aime un auteur j'adore explorer différents ouvrages. J'ai connu Giono grâce à ses adaptations (Regain, Un de Beaumugnes sur les filles-mère et leur mise à l'index).

Puis à l'école primaire au travers d'un texte magnifique (mais plutôt ciblé CM2) : "L'Homme qui plantait des arbres". Je trouve que ce livre reste proche de la parabole, je ne parle pas focément d'une interprétation mystique mais d'un texte qui contient en lui-même une leçon de vie. Voilà un homme, solitaire, sans désir de gloire qui petit à petit reboise une portion désolée de la Provence. Il recrée un environnement propice à l'éclosion de la vie et le retour des hommes. Et lorsque de son travail il pourrait tirer gloire voilà qu'il lui tourne le dos et reste l'instigateur anonyme de ce renouveau.

On peut mettre cette attitude en réseau avec L'Autre d'Andrée Chédid (au passage j'avais choisi ce livre dans la collection Librio car l'auteur portait le même nom que la grand-mère de mon mari qui est une femme que j'admire et pour laquelle j'ai le plus grand respect. Ce n'est pas une raison pour choisir un livre me direz-vous sauf si l'on croit à l'influence des prénoms ce qui n'est pas mon cas. De toute manière : bonne pioche, je ne regrette rien !) Suite à un tremblement de terre le vieux Simm, personnage énigmatique et rugueux (décidément j'aime cet adjectif mais il pourrait aussi qualifier l'homme qui plantait des arbres)  est persuadé qu'un jeune étranger est sous les décombres. Aux heures de gloire il refuse de prendre sa place de héros mais reste dans la fraternité humaine : la motivation de l'action ne réside pas dans l'individu mais dans la solidarité.

En bref des livres qui font chaud au coeur au milieu d'un environnement aussi déprimant que celui proposé par les journaux télévisés. Il peut être complété en classe avec le film d'animation réalisé à la main en utilisant la technique du "crayonné" qui donne au récit une force impressionnante. Utilisé dans ma classe unique avec des CM2 de bon niveau nous avons pu réaliser un travail sur l'EEDD (soit l'éducation à l'environnement pour un développement durable dixit eduscol !) et un débat sur la citoyenneté. Voilà un livre de littérature qui n'est pas à négliger.

par Dom publié dans : Littérature cycle 3
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Lundi 24 avril 2006
Je féclicite ici ma fille dont je suis fière. Malgré la nuit épuisante, les vomissements répétés elle n'a pas songé à pleurer. Juste ce matin flageolante elle me dit d'une douce voix : tu sais maman, je suis quand même fatiguée. J'admire sa capacité lors des maladies à rester plus calme que nous ! Par contre une égratignure et c'est les grandes eaux. Elle a toujours été ainsi, un caractère calme (mais pas effacé loin de là) et cette "dureté" de l'âme qui l'aide à passer des moments difficiles. Chapeau bas ma demoiselle.
par Dom publié dans : découvrir que l'enfant est une personne
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Lundi 24 avril 2006

Une adaptation cinématographique réussie qui garde la rigueur d'une écriture :  elle n'épargne pas au lecteur les aspects insupportables d'une épidémie terrible mais laisse surgir des moments de repos avec cette histoire d'amour (serait-elle née sans ce monde ravagé ?) et des images superbes d'une région habituellement riante : la Provence. Juliette Binoche épouse parfaitement ce rôle et Olivier Martinez malgré ses airs de jeune premier (qui n'est pas sans rappeler Gérard Philippe) arrive à coller au personnage du roman.

Et vous qu'en avez-vous pensé si vous l'avez vu (ou lu) ?

par Dom publié dans : Image du jour
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Lundi 24 avril 2006

Une fois n'est pas coutume, je présente cette fois-ci un roman de Jean Giono (dont vous avez sûrement vu l'adaptation cinématographique) : le Hussard sur le Toit.

Petit extrait qui montre la verve rugueuse et poétique de Giono. Ce pavé de lecture reste dans ma mémoire comme l'épopée d'un chevalier échappé traversant un monde rongé par l'épidémie de choléra et de son histoire d'amour folle et désespérée. Nous ne nous rendons plus compte de l'étendue de l'horreur des ces épidémies mais des familles, des nations le savent encore notemment en Afrique.

Une belle description qui n'a rien d'ennuyeux mais qui plante un décor frais, un décor du matin tel que je les aime dans mes souvenirs (un petit clin d'oeil à ma soeur Véronique qui m'emmenait enfant tôt le matin pour contempler le lever du soleil) :

"Angelo partit à quatre heures du matin. Les bois de hêtres dont lui avait parlé le garçon d'écurie étaient très beaux. Ils étaient répandus par petits bosquets sur des pâturages très maigres couleur de renard, sur des terres à perte de vue, ondulées sous des lavandes et des pierrailles. Le petit chemin de terre fort doux au pas du cheval et qui montait sur ce flanc de la montagne en pente douce serpentait entre ces bosquets d'arbres dans lesquels la lumière oblique de l'extrême matin ouvrait de profondes avenues dorées et la perspective d'immenses salles aux voûtes vertes soutenues par des multitudes de piliers blancs. Tout autour de ces hauts parages vermeils l'horizon dormait sous des brumes noires et vermeil."

Tout dans son écrit est contraste : beauté des lieux, de l'amour... contre la violence de l'épidémie et la douleur de la mort.

par Dom publié dans : Mes lectures
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