Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Mercredi 30 avril 2008
Je parlais hier de mon poulet au sésame, je suis assez fière du résultat et en plus c'est rapide à faire et remporte les suffrages des plus difficiles (mes enfants !).

Ingrédients :

- 3 escalopes de poulet ou de dinde coupés en petits morceaux
- 4 petits oignons frais
- 4 cuillère à soupe de sésame
- 4 portions de riz basmati
- crème (non liquide)

Comment donc faire maintenant ???
- faire cuire le riz en cuisson créole (plongé dans l'eau)
- faire revenir les petits oignons émincés.
- ajoutez le sésame
- faire saisir dans la même casserole (ou un wok ce qui serait plus approprié) les morceaux de viande, de façon à ce qu'ils prennent une jolie couleur dorée mais ne soient pas durs
- Ajoutez un peu d'eau et laissez cuire à feu doux
- Egouttez le riz, disposez-le dans un saladier, faites un creux et mettez la préparation de viande au centre
- Posez sur le haut une cuillère à soupe de crème, joliment disposée

Voilà c'est prêt, régalez-vous, je n'ai même pas de photo tellement tout le monde s'est jeté dessus ;) La prochaine fois j'en rajoute une !

http://www.codina.net/images/sesa_codina.jpg (voilà un beau plant de sésame, non ?)

par Dom publié dans : recettes testées
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Mercredi 30 avril 2008
J'ai rarement fait plus de deux/trois années avant de me lancer dans une classe transplantée. L'organisation de ces séjours sont coûteux en argent, en temps, en investissement mais ce qu'on en retire n'a pas de prix. C'est en cela que j'admire ma collègue et amie qui chaque année se relance, elle m'épate (et se reconnaîtra sûrement).
 J'ai vécu et aimé : la classe de mer, évidemment, avec des enfants de campagne qui pour certains n'étaient jamais sortis de leur village (si, si, ça existe encore !) mais aussi une classe astronomie, de loin ma préférée de toutes.
Arrivée depuis deux ans dans cette nouvelle école, j'ai été tentée par cette nouvelle formule de classe verte, particulièrement intéressante, découverte dans un stage de formation continue en sciences passionnant.
La classe parc consiste en une démarche un peu particulière, tournée vers une intitiation intelligente à la complexité de l'éducation à l'environnement  et au développement durable/ EEDD (pour en connaître les objectifs vous pouvez-vous rendre sur ce site). Si vous avez le courage de lire ces pages, vous comprendrez la difficulté de faire appréhender aux élèves les situations qui sont forcément complexes. On essaie d'éviter les réponses trop simplistes en termes de bons/méchants.
Quels organismes peuvent aujourd'hui répondre à ces questions : les parc régionaux. Je n'en connaissais le fonctionnement que de loin mais en réalité le parc est une table ronde autour de laquelle les différents acteurs du lieu (municipalités, entreprises, chasseurs, parcs de loisirs, habitants....) essaient de réfléchir ensemble à une gestion, la plus efficace possible en terme de préservation, du lieu qu'ils partagent. Du coup ils ont eu l'idée de proposer aux élèves qui iraient dans des centres situés dans leurs parcs (et qui décident de jouer le jeu) une démarche de réflexion semblable.
Pendant 5 jours, les élèves découvrent le lieu, rencontrent les différents acteurs de la vie locale et essaient de répondre à une problématique posée en intégrant les point de vue qui divergent parfois.

Bon tout cela peut vous paraître un peu complexe et flou, rien de tel qu'un petit exemple.

Nous allons partir avec nos élèves (j'ai réussi à embringuer un collègue dans le projet, que je remercie ici vivement de prendre part au train !) dans un parc régional avec comme question en poche :
"Comment peut-on gérer la forêt ?"
Evidemment pour l'instant leur vision est plutôt manichéïste avec une idée très arrêtée mais aussi très abstraite de ce qui est bien ou pas.
Au cours de la semaine ils vont :
- explorer la forêt
- visiter une scierie et de l'atelier d'un charpentier
- visiter un ENS (espace naturel sensible) : un étang, vous savez je pense l'importance donnée ces derniers temps aux zones humides.
- rencontrer les acteurs du parc : un responsable du parc, un représentant de la municipalité, le responsable d'un site d'accrobranches, un chasseur, un représentant de l'ONF (office national des forêt).
Chaque soir, un fil rouge est organisé par un membre du parc, les informations glanées sont organisées, traitées, réfléchies.
A la fin du séjour, ils participent à un jeu de rôle où une réunion de parc virtuelle est organisée, chaque enfant jouant le rôle d'un membre, avec ses propres besoins.

Pour le plaisir, les soirées sont réservées à des veillées :
-  veillées affût (dans le soir aller observer des animaux nocturnes)
-  une soirée astronomie (avec un excellent animateur qu'on a pu récupérer pour l'occasion)
- une soirée bal folklorique avec le groupe de notre intervenant musique qui monte pour l'occasion

Evidemment le travail ne commence et ne s'arrête pas au séjour.
En amont un certain nombre de notions doivent être travaillées (le cycle de vie de l'arbre, les chaînes alimentaires, l'étagement de la végétation en montagne, l'observation d'un forêt locale...).
En aval, la préparation d'une présentation qui sera faite aux parents dans le cadre d'une expo-sciences (pendant laquelle les élèves présentent un sujet de sciences par eux-mêmes), j'en reparlerai ultérieurement, c'est un peu mon dispositif préféré que je reconduis chaque année.

Pourquoi une classe parc ?
J'en ai exposé les raisons pédagogiques, évidemment les raisons financières comptent également, les participations sont nombreuses et généreuses (le parc, le conseil général voir l'Education nationale y participent) et le prix de revient n'est pas excessif.
D'autre part, la distance à réaliser en car n'est par trop grande, dans une école où les classes transplantées ne sont pas le lot quotidien (aucune programmée depuis des années), cela a permis de rassurer les parents inquiets mais ravis de la chance donnée à leurs enfants.

Voilà donc j'abandonnerai ma propre famille pendant 4 jours (et non pas 4 jours de vacances selon l'expression malheureuse d'un des parents ;) ni pour nous, ni pour les élèves qui apprennent avec plaisir dans un cadre nouveau) pour aller étudier l'environnement in situ !
Et de belles promenades dans de vraies forêts en vue ! Vous ne trouvez pas cela propice aux contes enchantés ???
http://ddaf54.agriculture.gouv.fr/img/rubrique/TN_foret.jpg
par Dom publié dans : activités en classe
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Mardi 29 avril 2008
Je suis désolée mais je vais faire un peu attendre mes lecteurs pour la classe parc.
Je vous laisse cependant entre de bonnes mains : une chorale qui interprète la chanson qu'on se plaît à travailler et que le public a redemandé : Meli Melo. Chaque voix a des paroles complètement différentes et très drôles et le tout forme un ensemble plaisant. Bon passez sur les habits de cette chorale suisse... ;)
Ce titre illustre bien ma journée, un vrai mélange de courses dans tous les sens, histoire d'arriver à boucler ce que je voulais travailler avec mes élèves. Je suis enfin arrivée, le temps d'un petit repas tranquille (riz au poulet, petits oignons frais agrémenté de sésame et pour dessert des poires à peine décongelées, avec la chaleur c'est bien) et je dois déjà repartir pour chanter.
A demain !




par Dom publié dans : Mes musiques
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Lundi 28 avril 2008
Nous nous préparons avec un collègue à partir avec nos élèves en classe parc sur le thème de la forêt.
Classe parc késako ? Je vous en dirai plus un autre jour, il faut que j'aille me coucher tôt pour être en forme demain, cela laissera un peu de suspens.
En faisant mes recherches hier, je suis tombée sur ce magnifique poème de Leconte de Lisle que je vous offre ce soir, je ne pourrais pas dire en guise de bonne nuit parce que le thème est terriblement triste mais il est si désespéramment beau... Je pense en donner une partie à mes élèves.

Les elfes

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Du sentier des bois aux daims familier,
Sur un noir cheval, sort un chevalier.
Son éperon d'or brille en la nuit brune ;
Et, quand il traverse un ravon de lune,
On voit resplendir, d'un reflet changeant,
Sur sa chevelure un casque d'argent.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Ils l'entourent tous d'un essaim léger
Qui dans l'air muet semble voltiger.
- Hardi chevalier, par la nuit sereine,
Où vas-tu si tard ? dit la jeune Reine.
De mauvais esprits hantent les forêts
Viens danser plutôt sur les gazons frais.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

- Non ! ma fiancée aux yeux clairs et doux
M'attend, et demain nous serons époux.
Laissez-moi passer, Elfes des prairies,
Qui foulez en rond les mousses fleuries ;
Ne m'attardez pas loin de mon amour,
Car voici déjà les lueurs du jour.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

- Reste, chevalier. Je te donnerai
L'opale magique et l'anneau doré,
Et, ce qui vaut mieux que gloire et fortune,
Ma robe filée au clair de la lune.
- Non ! dit-il. - Va donc ! - Et de son doigt blanc
Elle touche au coeur le guerrier tremblant.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Et sous l'éperon le noir cheval part.
Il court, il bondit et va sans retard ;
Mais le chevalier frissonne et se penche ;
Il voit sur la route une forme blanche
Qui marche sans bruit et lui tend les bras :
- Elfe, esprit, démon, ne m'arrête pas !

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Ne m'arrête pas, fantôme odieux !
Je vais épouser ma belle aux doux yeux.
- Ô mon cher époux, la tombe éternelle
Sera notre lit de noce, dit-elle.
Je suis morte ! - Et lui, la voyant ainsi,
D'angoisse et d'amour tombe mort aussi.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
par Dom publié dans : poésie
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Dimanche 27 avril 2008
Le thème était "J'aimerais devenir" et enjoignait à la légèreté, à l'espoir...Je ne sais pourquoi, il m'a fait penser à un vieux livre qui traînait chez mes parents et qui m'avait terriblement impressionnée : les danses macabres, une suite de poèmes et de gravures terribles. C'est donc ma participation au impromptus, un court message du type : carpe diem car nous savons tous de quoi demain est fait mais aussi qu'on peut changer les choses, dans une certaine mesure.
                          _________________________________________

« J’aimerais devenir »...la petite fille aux yeux confiants eut une hésitation avant de répondre...  « J’aimerais tant devenir... » mais avant que les mots ne sortent l’image devint floue et je sortis du sommeil. J’avais dans la lourde chaleur comme un goût amer, la langue pâteuse des soirs prolongés et la nuque endolorie, je m’étais encore endormie sur le canapé. Qu’est donc devenu mon avenir de petite fille sage ? Je me levai les cheveux en bataille, le visage chiffonné, les mains tombantes, comme si elles avaient cessé d’espérer. Je me regarde dans le miroir étroit, sale, il est temps de recommencer une journée semblable à toutes les autres. J’enfile rapidement un pantalon tombant, mon ventre y rentre à peine, faut vraiment qu’j’arrête de m’empiffrer comme ça et de fumer comme un pompier. Tant bien que mal je camoufle tout cela avec une chemise large, sans forme. Après un p’tit dèj rapide, sans saveur, je n’arrive plus à me préparer quoique ce soit, je claque la porte plutôt que je ne la ferme. En plus il pleut, je vais encore arriver trempée au boulot, je déteste les parapluies depuis que celui qui m’avait étreint un jour humide m’a quitté brutalement, me laissant comme une loque dans un appart vide.

Mon bus aux multiples yeux éteints me dépose devant la porte du supermarché où je bosse. Je suis employée des heures durant à ranger des boîtes de légumes et à les classer, quelle besogne intelligente pour quelqu’un qui possède une thèse totalement inutile sur « Les liens étroits entre les textes d’Ouyang Xiu et la modernité ». Je n’y suis pour rien, moi, si mon directeur de mémoire de littérature comparée raffolait des écrivains chinois du 11ème siècle. Et puis au bout, pas de poste, des emplois précaires auprès d’étudiants et enfin la sortie par la petite porte. Mais il y avait au moins l’amour, l’avenir à deux, à trois, à dix, joyeux et riant avec des enfants gambadant dans la coquette maison dont j’ai rêvé...toute seule finalement. Ce n’est pas bon de faire ses songes dans son coin, on ne sait plus quoi en faire en se réveillant un beau jour, seule à froisser les draps.

A midi, je prends ma pause, un café fumant dans les mains, un sandwich dans l’autre. Ma vie se résume à ces deux tranches de pain au milieu desquelles se perdent jambon et feuilles de salade : pressées, perdues et inutiles. Je jette le papier gras et la tasse en plastique en repensant au jeu de dînette grandeur nature que nous faisions semblant de partager avec ma grand-mère.

Brutalement je me fais bousculer par un homme pressé...un homme étrange, il n’est pas très grand, sec, nerveux et sans cesse aux aguets. Il tire de son veston une montre qu’il consulte en laissant tomber un papier froissé. Il disparaît dans la foule aussi vite qu’il était apparu.

Je me baisse et lis :  « Et toi...que rêves-tu de devenir ? ».

Je relève la tête rapidement, il me semble revoir au milieu de la foule qui s’est intensifiée, ce visage anguleux me faire un clin d’œil et une main surgissant de nulle part qui m’enjoint à le rejoindre.

Je prononce ces mots comme sortis d’une enfance qui n’avait jamais disparu, qui juste avait été effacée par la souffrance :

« Je voudrais...devenir... »

Devenir

Venir

La main squelettique m’a entraînée dans la ronde folle des possibles impossibles, des « demain » emplis d’hier, des enfin qui n’ont jamais de fin... et j’ai entrevu un instant le vrai sens de ma vie, « avant, avant qu’il ne soit trop tard », grimaça l’homme aux yeux froids. Il me lâcha brusquement, je me retrouvai étourdie dans le hall plein à craquer. J’ai lentement enlevé mon badge, ma blouse qui sont tombés sans un bruit sur le sol, piétinés par les clients empressés et aveugles. Le temps me semblait égrener des notes sombres comme un sablier muet. J’ai acheté un sac à dos, quelques provisions, j’ai vidé mon compte, appelé ma logeuse, enfilé des chaussures de marche et je suis partie vers d’autre horizons...avant...avant qu’il ne soit trop tard.

L'image “http://www.musee-mauricedenis.fr/maurice_denis/denis_chemin.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Il est temps de tailler la route !
Peinture de Maurice Denis

Il est vrai que j'ai aussi été inspirée par la nouvelle d'Anna Gavalda, Ceux qui savent comprendront.
Un jeune homme, ancien photographe d'art, est aujourd'hui vendeur à la fnac, vivant une histoire d'amour bancale, bref sa vie est loin d'être ce dont il rêvait... Je vous laisse découvrir la suite.
http://www.booktroc.com/images_dvd/2/351776_40603_2.jpg


par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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