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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère que ça va fonctionner....
Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.
Comme à chaque rentrée, notre IEN insista de nouveau sur le caractère obligatoire de ce samedi matin où il faut quelque fois sévir pour avoir notre effectif complet. Il nous proposa de faire des évaluations (même en GS) le samedi concluant ravi qu'il y aurait alors effectif complet. Simplement il fallait moi aussi me motiver parce que quelque fois le samedi matin j'allais au boulot en traînant les pieds voyant mon mari et ma fille (encore chez la nounou) dormir tranquillement ou se préparer à passer un bonne matinée dans un doux soleil levant. En plus vous l'avez tous expérimenté : une fois le samedi à 11h30 le reste part à toute vitesse.
Puis j'en ai eu assez de jouer le rôle peu réjouissant de flic de la présence et ma réflexion m'a conduite à une idée que j'expérimente depuis deux ans : La matinée des Arts.
Le samedi matin est consacré à la littérature, la musique et les Arts Visuels. C'est un moment d'intense plaisir pour tous et même pour moi. Cela évite le crénau vite trouvé pour l'Art, coincé entre l'histoire et la science qu'on a jamais le temps de finir (vous savez le travail de groupe !) et laisse tout le temps pour le travail créatif. Les enfants sont plus disponibles et tranquilles. Fin du fin nous dessinons en musique (chansons, poésies de la semaine, musique classique). Cette dernière idée m'est venue car je trouvais que les séances étaient souvent bruyantes, les élèves discutaient de choses et d'autres mais pas de la création en cours. Depuis, ils limitent leurs échanges lors du travail aux techniques utilisées ou aux échanges d'idées.
Et la présence des enfants ? Respectable, peu d'absents (sauf proche des vacances) et l'envie très forte des élèves de venir à l'école le samedi (même si quelque fois c'est le seul à se lever).
Pour conclure une remarque de parent lors de la réunion : "C'est bien, comme ça si nos enfants ne viennent pas ils ne ratent rien d'essentiel !" (quand je parlais du statut de l'art dans notre société...)
Je lui répondis poliment qu'ils risqueraient d'avoir des ennuis avec leur enfant qui lui serait motivé pour venir à l'école le samedi matin !
Pari réussi ! Faire peur ou motiver, telle est la question ! (Shakespeare me pardonnera de dénaturer sa réplique déjà bien utilisée !)
Des poésies de Guillevic liées à la géométrie se trouvent dans son recueil intitulé : Euclidiennes.
Le recueil est intéressant à acquérir. Je vous en livre deux extraits (ces poésies là sont très courtes mais la longueur varie en fonction des figures et dans le livre elles sont tracées) concernant le triangle isocèle puis équilatéral et qui à mon goût ne manquent pas d'humour. Nous avons travaillé ces poésies en lien avec le travail de géométrie sur les figures. Du coup les termes souvent mal retenus ont été plus facilement appris.
Un travail en Arts Plastiques a été réalisé sur les tableaux géométriques, observation des tableaux d'Esher, des cubistes (braque, Picasso), Mondrian évidemment, Kupka.. Ensuite nous avons choisi les formes géométriques qui convenaient le mieux à chaque poème. Au passage c'était une application directe de la construction des figures géométriques. Cependant comme souvent en Arts Plastiques je me heurte à un problème : les élèves ne finissent pas tous en même temps, certains cahiers ne possèdent donc qu'un travail inachevé. Je pense pour la prochaine fois leur faire réaliser des oeuvres en en petits groupe (trame par exemple), photocopier les résultats et les laisser coloriser selon leurs envies.
J'ai réussi à mettre J'ai tendance à me plaire.
Un peu d'ordre en moi-même.
(Euclidiennes [triangle isocèle], p.174, Poésie/Gallimard)
Rien ne peut plus venir.
(Euclidiennes [triangle équilatéral], p.175, Poésie/Gallimard)

Ce dragon n'est-il pas adorable ?
Arriverais-je après tout le monde ? Je le crois un peu ! Nous venons de découvrir ce personnage tout à fait sympathique qui vit des aventures fantastiques dans une ambiance comique et fantaisiste. Une écriture intéressante, un graphisme en noir et blanc, j'ai passé un bon moment à lire Le pourfendeur de dragons (tome 5) et j'ai très envie de découvrir l'histoire complète. Les amateurs d'aventures y trouveront leur compte avec des personnages puissants, vantards, héroïques et bien sûr de terribles affreux : des boules de poil aux dents tranchantes, un ermite encapuchonné mystérieux. Les références au seigneur des anneaux sont nombreuses sans être lourdes.
Bienvenue dans le monde de ce petit personnage drôle et courageux.
Et voici venu dans nos vacances, le sacro-saint jour des gaufres accompagné d'un chocolat chaud Van Houten. Cette tradition me vient de ma Grand-mère qui s'occupait des gaufres dans nos réunions familiales. Il ne fallait pas rater ce moment de pur bonheur et voir les yeux de tous admiratifs devant le savoir-faire de l'aïeule aimée. C'était une institution tellement importante que lorsqu'elle prenait des vacances chez ses autres enfants et que maman voulait nous faire des gaufres elle les ratait invariablement. Les gaufres ne pouvaient exister sans la présence nécessaire de notre magicienne. La pâte devenue inutile se transformait en crêpes.
Puis avec l'âge elle a passé la main à mon père qui essaie tant bien que mal de perpétuer la tradition en râlant tout bas tant la pression semble forte. Sous le regard bienveillant de ma grand-mère mais les yeux tendus de tous il s'est découragé et peu de gaufres émaillent encore nos retrouvailles. D'où l'acquisition discrète d'un petit gaufrier tefal appelé "la honte est sur nous" (rien à voir avec l'imposant arsenal à huiler amoureusement) qui fait la joie de nos enfants au moins une fois par mois. C'est devenu une sorte de rituel du souvenir mais les gaufres obtenues, molles, aux gros carrés industriels n'ont rien du charme croustillant des friandises d'antant agrémentées de confitures maison. Ma madeleine à moi !
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