Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Vendredi 29 février 2008
A peine revenue sur le net, je me suis précipitée pour connaître le thème d'écriture des Impromptus. Délicieusement inquiétant, il faut rédiger avant dimanche un texte contenant le mot spectre et trois couleurs.
Courez-y vite.
Voici ma petite bafouille inspirée par une conversation véridique (qui fait l'objet de la fin de ce texte) avec Grande Princesse lorsqu'elle avait trois ans. Elle avait l'habitude de se trimballer avec toutes sortes d'amis invisibles qu'on ne devait en aucun cas ni écraser, ni oublier, ni s'asseoir dessus aux repas. Mais ceux qu'elle avait apprivoisés et dont elle gardait tout de même une petite crainte, c'étaient ses zamiloups. Tantôt petits louvetaux attendrissants qu'elle aimait à "prendre dans ses bras", tantôt rôdeurs féroces aux allures spectrales. Comme chacun sait, il vaut mieux être amis avec ses ennemis... ; )

Un spectre de couleurs
 
Maman a décidé de changer mon lit de place pendant que j’étais au centre de loisirs et quand je dis mon lit... on dirait qu’elle a fait valser tout mon mobilier sur sa musique favorite. Je ne suis pas contre, j’aime bien comme ça parce qu’on voit moins les boîtes en plastique qui débordent de chni. Mais je suis sûre qu’elle n’a pas fait attention à un détail qui a son importance maintenant qu’on a éteint la lumière. En même temps, je sais bien que cela ne compte pas pour elle. J’ai lu dans un livre que les adultes ne voient plus les choses que les enfants aperçoivent autour d’eux. C’est parce qu’ils ont grandi....pour être sûre que ça m’arrivera jamais de devoir ranger, nettoyer et finir comme une sorcière affalée sur son canapé, la nuit, en cachette, je suce mon pouce. Je reste un peu bébé en dedans.
En tous cas, ce n’est pas drôle de devoir garder ce secret pour soi, le secret de ce monde invisible aux autres. A l’école, ma meilleure copine aussi rigole quand j’en parle, elle me traite de bébé cadum qui boit encore le biberon. Alors maintenant je le garde pour moi.
Maman n’aurait pas dû pourtant parce qu’à chaque fois que je déplace un meuble, moi, je fais attention, alors le lit, avec tout ce qu’il y a de caché dessous...il aurait fallu d’immenses précautions. Un petit nid de poussière pour les crocodiles, une voix rassurante pour les mignonillous (gentils comme tout, sauf s’ils sont en colère) et surtout tout l’apprivoisement des zamisloups à recommencer, avec patience. Rapidement j’ai rassemblé des tissus pour les crocos. Rapidement parce que papa prenait sa grosse voix pour que je m’endorme, après le sixième rappel, il faut toujours se faire attendre, règle n°1 des princesses. Ensuite j’ai chuchoté des comptines pour les mignonillous, ils ont réintégré leurs pénates (c’est un mot que j’ai bien aimé ce matin dans l’histoire que Nadia nous a raconté, c’est comme peinard, ça fait maison chaleureuse, sympa, où on peut manger sur le canapé en regardant des dessins animés quoi !). Mais pour les zamisloups, c’est un autre problème. J’ai bien mis deux ans avant de pouvoir les approcher alors un changement brusque de leurs habitudes... A l’ancien emplacement du lit, je suis sûre d’avoir vu bouger. Leur chef de meute, celui qui est maigre comme un spectre, me regarde en faisant les cents pas. Il se sent trahi, ses yeux prennent une teinte jaune avec une lueur mauvaise. Les petits, ceux qui viennent me lécher la main d’habitude, sont tapis, apeurés, contre le mur lisse, leurs paupières tremblantes révèlent des veinures bleu sombre. Eux aussi ont perdu leur repère-repaire. L’odeur est là mais pas la douce grotte de mon matelas chaud. Je sens la nervosité de leur mère, si douce d’habitude, qui me regarde avec un mélange de tendresse et d’inquiétude. Je sens petit à petit la crainte m’envahir, mettez-vous à ma place. J’essaie de résister, le temps peut être que les parents s’endorment, cela laissera plus de chance à mon évasion du lit devenu prison. L’arrêt du fauve qui a pris des teintes de cadavre me rend nerveuse, je préférais peut être qu’il marche...a-t-il pris une décision ? Va-t-il dévorer les rêves ? Manger mes poupées ? Déchiqueter ?
Je ne tiens plus, je dégringole du lit et je me mets à courir. C’est le signal, je sens son souffle, ses pattes résonnent de plus en plus fort dans mon dos, le couloir semble devenu comme une longue route semée d’obstacle, je trébuche sur une boîte, son contenu se renverse, tas noir menaçant éparpillé devant mes pas. Je marche péniblement sur des tissus, des livres, des feuilles. J’ai l’impression de sentir l’odeur fétide d’une bouche dentée. Je vois se profiler le lit de mes parents, ils sont profondément endormis, une fois grimpée je me sais sauvée. Je me pelotonne contre le dos de maman, environnée de sa douceur, de son odeur. J’enfouis mon nez dans la texture de son pyjama soyeux. Sauvée.
Elle entrouvre un œil, je le sens plus que je ne le vois, toujours au chaud dans le petit nid fait avec son corps.
-         Tu ne dors pas ? Mais tu trembles ?
-         C’est mes zamisloups.
-         Si ce sont tes amis, ils ne te feront pas de mal, tu peux retourner te coucher.
-         Ce sont mes amis...mais ils ne dorment pas...eux.




par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Jeudi 28 février 2008
Décidément, une belle reprise ce soir mais je vais vous exposer la raison de ce dernier article. Petit Prince a un passage difficile depuis un mois avec sa piqûre, cris, pleurs, refus catégorique et "bougeonnerie dure à contrôler. Bon en même temps qui ne craindrait pas la venue du soir accompagné de sa désagréable surprise ???
Auriez-vous une petite idée pour nous aider "à faire passer la pilule" ?

L'objet de son ressentiment :

L'image “http://www.justgrowth.com/ImagesME/DEVICES_Illus_16_SMALL_tcm110-5697.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
par Dom publié dans : La p'tite famille
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Jeudi 28 février 2008
Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Pour ce merveilleux cadeau de Noël en février (histoire de réchauffer mon coeur en hiver !).

Fini la "dictature" du boulanger local, désagréable et à son pain qui sèche plus vite que son ombre.
Fini les tristes matin sans cet ingrédient nécessaire et ces départs sur les chapeaux de roue sans le moindre petit "vermisseau" à se mettre sous la dent.

Je dispose depuis ce soir de la rolls royce des machines à pain. A nous les "au noix", les "aux olives", les confitures maison, les brioches, les "aux pépites de chocolat", les "ça sent bon dans la maison et le pain est tout chaud et tout prêt", enfin à nous les "à table mes chéris dont les narines délicates sont chatouillés par une bonne odeur".

"La meilleur odeur est celle du pain, le meilleur goût, le sel et le meilleur amour"...celui de la famille. G.Green. Chaque pain que nous fabriquerons sera comme si nous partagions le repas avec vous, non pas virtuellement comme aujourd'hui, mais réellement, puisque dans nos coeur, dans nos pensées, dans nos gestes vous serez présents...avec tout notre amour partagé.
par Dom publié dans : La p'tite famille
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Jeudi 28 février 2008
Ce blog a dormi au coeur de mes propres interrogations qui ont été si fortes que je ne savais plus bien où naviguer.
J'admire la force d'Oxygène , de Kévin ou d'autres bloggers qui trouvent le moyen de "crier" leur révolte tandis que de mon côté j'ai la sensation d'étouffer petit à petit, comme un poussin dans un oeuf qu'on empêche de respirer.
Une école qui se sclérose avec à sa tête d'angoissantes lignes de programmes inconsistants et destructeurs.
Un métier qu'on fait chaque matin sans boussole avec un capitaine digne de piloter le Hollandais volant, terrifiant bateau de morts vivants.... (bon je suis un peu influencée par Pirate des caraïbes !!!)
Une chasse à l'homme inquiétante qui fait honte à la France.
Des violences verbales qu'on ne cesse d'enrayer maintenant revendiquées par un chef d'état.
Un refus de la réflexion, notemment en histoire, mais aussi en ne cessant de rajouter des éléments dans le programme en oubliant qu'on dispose d'un nombre d'heures limité et la volonté de ne créer chez ses "futurs sujets français" que l'émotion (c'est bon ça pour se faire élire avec le pire des programmes : celui de la haine et du pire individualisme !) : peur de l'avenir, découragement, empathie morbide avec des enfants morts ou un jeune résistant, soif d'argent et de pouvoir. Aucune mention de l'immense nécessité de réfléchir, de structurer son discours pour éviter la violence, le racisme, le rejet, l'individualisme forcené.
Et puis chaque matin le quotidien happant, virevoltant qui empêche de réfléchir, avec son lot d'imprévus, d'inquiétudes qui nous assaillent.
Et ce mépris affiché, revendiqué par les médias, pour notre profession. Cette volonté de diviser pour mieux régner, panneau dans lequel certains tombent sans mot dire.
Attention, je ne dis pas là que l'école publique française n'a pas de réflexion a faire sur ses propres difficultés. Qui pense cependant une seconde que ceux qui la méprisent, aussi bien l'institution que ceux qui en dépendent, pourront trouver une solution en la dénigrant et en refusant ses véritables problèmes. C'est tellement plus facile de tout jeter, c'est tellement consensuel...et bon pour les élections. Mais lorsque demain, seuls les plus riches auront droit à une école de qualité, on pourra se dire qu'il aurait été nécessaire de se battre pour ce qu'on avait. Et je ne parle pas du système de santé, de l'électricité dont on nous avait fait miroiter de mirifiques effets de la concurrence (on les attend toujours), du téléphone...

Ecoeurant, envie de se taire pour ne pas chaque jour sentir la colère monter et les mots sortir en vrac.

Ajouter à cela une petite dose de problèmes techniques, un Alter Ego souvent sur l'ordi et une irrésistible envie de dormir une fois les gônes couchés... mon blog s'était bel et bien endormi au creux de mon oreille.

Je le rouvre ce soir parce que je voulais remercier quelqu'un...mais cela fera l'objet d'un autre article.
Mais en attendant je voudrais remercier tous ceux qui m'ont laissé un message, ils m'ont fait chaud au coeur, je vais tout de suite vous répondre.
Et si j'y arrive, je mets ce soir un lien avec le blog de Cat qui nous émerveille avec des récits, des réflexions, des citations et un vrai tour du monde. Un petit détour sur son article concernant le sourire vous réchauffera le coeur j'espère, on a bien besoin de l'espoir pour continuer à lutter.

"Un sourire coûte moins cher que l'électricité mais peut donner bien plus de chaleur"...et quel sourire, celui de l'Abbé Pierre.

par Dom publié dans : Au jour le jour
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