Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Vendredi 12 mai 2006

Mettez-moi en péril d'écrire. Je commence une histoire, je vous donne le début. A vous d'essayer de perturber mon écriture en me proposant chaque jour un personnage nouveau, une péripétie, un événement inattendu, des mots à placer, des bouts de phrase, un lieu... Je relèverai votre défi !

Notre histoire :

Le 8 mai, au matin, il enfila gravement son heaume complétant ainsi sa panoplie de chevalier. Dans quelques instants...mais est-ce la peine d'y penser déjà ? Il se forçait à respirer calmement en empoignant sa lourde épée, compagne de toujours.

Erwan, car c'était son nom, respira calmement puis sortit de la tente. Dehors, ébloui par le soleil, il ne perçut tout d'abord qu'un murmure qui s'amplifia. Sa prestance avait ému la foule bruissante qui attendait. Ses yeux s'habituèrent à la lumière et il vit l'amoncellement de la population au pied des remparts, il lui sembla même voir furtivement quelques visages, maculés de boue, cachés dans les machicoulis.

"Des manants venus contempler en secret notre combat, pensa-t-il. Le roi serait sévère s'il les découvrait."

La masse compacte des spectateurs frémit d'horreur brusquement à la vue du terrible adversaire de notre chevalier entrant à son tour dans l'arène. Les carrures étaient par trop inégales. On murmurait dans son dos qu'il aurait un ancêtre géant.

Erwan se souvint des conseils de sa Grand-mère :

"Mon fillot, pour ne pas céder à la panique imagine ton adversaire dans quelque posture ridicule."

Il eut un peu de mal devant cet immense homme sombre puis il lui sembla distinguer dans son ennemi un pagure minuscule hébergé dans sa nouvelle coquille d'acier. Cette idée le fit sourire. Il ne pensa plus à l'éventuelle capitulation dont il avait rêvé dans ses nuits sans sommeil. Plein d'un courage nouveau il empoigna son épée et se rua sur le monstre en hurlant. Le choc fut terrible, des étincelles jallirent du métal frotté. Damoiselle Isabeau ne put retenir son souffle plus longtemps et se laissa glisser sur le sol au pieds de sa soeur qui la toisa d'un regard ironique.

Lorsqu'elle reprit conscience elle était étendue sur un lit à baldaquin placé dans quelque pièce étrange. Une fois sortie de sa torpeur elle se mit à revivre les jours précédant le drame qui se jouait sur l'arène. Son corps alangui, encore douloureux, ne reflétait pas le fil mouvementé de ses pensées. Fourbue, elle ne pouvait bouger d'un doigt mais se laissait entraîner le long de la rivière mémorielle.

La première fois qu'elle rencontra Erwan et leur amour interdit, fulgurant. L'horrible délatrice qui surprit leurs ébats, les condamnant par sa jalousie. Ce vil sentiment poussa sa soeur, son aimée, à s'épancher auprès d'un agent du roi qui rédigea en hâte une charte condamnant les amants. Ils tentèrent de fuir le bailliage mais ce monstre géant, reconnu par sa cruauté, poussé par la promesse d'un mariage forcé, les arrêta en cette terre maudite. Il ne put les ramener le roi chassant par là et prenant les jeunes gens en pitié. Mais tout roi qu'il était il ne put que proposer ce combat inégal promettant la jeune fille au vainqueur.

Une clameur s'éleva par dessus les remparts. Elle se leva avec peine et s'approcha de la fenêtre. Son bien aimé gisait à terre baignant dans son sang. Un silence lourd, pesant se répandit dans la foule atterrée. Puis les hurlements inhumains du vainqueur les fit frissonner. Le jeune fille tremblante, à ce terrible spectacle, sut ce qu'il lui restait à faire. Elle sortit une petite boîte brillante. Trois myrtilles en sortirent roulant dans sa paume douce. Elle les avait achetés à la sorcière vivant dans les sombres dédales du château, ci-devant Claude de la Ribaudière, princesse ayant perdu son titre après avoir craché sur un représentant de l'église, fort entreprenant au demeurant. Elle fit une dernière action en cachant derrière une pierre mal scellée du mur la lettre secrète qu'Erwan lui confia avant son combat. Ils s'étaient revus au travers de la grille de son cachot, un dernière fois, le temps d'enlacer leurs mains et la chaleur désespérée de leur amour les avait envahis. C'est là qu'il lui avait donné ce papier en lui soufflant qu'il s'agissait d'un grand secret qui ne pouvait tomber dans des mains ennemies. Elle jura de les protéger mais son propre destin était alors scellé au sien.

Un grand silence tomba. L'interlocutrice qui avait écouté avec respect le vieil homme au regard pétillant souffla doucement comme si elle cherchait la respiration qu'elle avait retenu jusqu'alors.

- Serait-ce ? commença-t-elle. Est-ce possible ?

- Le DaVinci Code ? acheva-t-il. Il y a une révélation qu'il faut que j'ajoute pour vous convaincre. Erwan appartenait à la célèbre famille des De Saumure.

- Je comprends, murmura Galadriel. Et où cette lettre peut-elle se trouver maintenant ?

- J'ai fouillé la pièce du château il y a bien longtemps mais il ne restait rien.

- Rien ?

- Rien qu'un peu de poussière rouge et une gravure grossière.

- Il ne nous reste plus qu'à confronter nos informations.

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Et tous ceux qui connaissent ce célèbre roman (que je prise fort peu, il faut le dire par méfiance naturelle envers une certaine forme de succès basé sur le mystique, connaissent la fin de l'histoire ! : )

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Merci Mystérious, vocabulaire trouvé (vive le petit larousse !)

pagure : bernard l'ermite

machicoulis : encorbellement en haut des remparts, avec des trous permettant de lancer des projectiles sur les attaquants

Karaba : les mots m'ont donné du fil à retordre, il m'a fallu réfléchir ): )! 

Merci pour ta sollicitude chère Galadriel. Dame Isabeau, l'élue, n'avait plus qu'à prendre place !

Définitions moyen-âgeuses de la terminologie employée par Oxygène (moi-aussi je peux faire mon universitaire !!!! : )

bailliage : circonscription du bailli, au Moyen âge

Et il fallait donc définir : Bailli  : agent du roi chargé de fonctions administratives et judiciaires

charte ou chartre : Document établissant des droits, des privilèges et qui réglaient des intérêts, au moyen âge. 

Tichoukt ououfal a failli me faire périr ! Mais finalement c'était une bonne idée qui m'inspira par contre le nécessaire drame auquel je ne pouvais me résoudre !

ci-devant : noble déchu de ses titres et de ses privilèges

Rendez-vous demain pour un nouvel atelier d'écriture

par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Mercredi 10 mai 2006

Mettez-moi en péril d'écrire. Je commence une histoire, je vous donne le début. A vous d'essayer de perturber mon écriture en me proposant chaque jour un personnage nouveau, une péripétie, un événement inattendu, des mots à placer, des bouts de phrase, un lieu... Je relèverai votre défi !

Notre histoire :

Le 8 mai, au matin, il enfila gravement son heaume complétant ainsi sa panoplie de chevalier. Dans quelques instants...mais est-ce la peine d'y penser déjà ? Il se forçait à respirer calmement en empoignant sa lourde épée, compagne de toujours.

Erwan, car c'était son nom, respira calmement puis sortit de la tente. Dehors, ébloui par le soleil, il ne perçut tout d'abord qu'un murmure qui s'amplifia. Sa prestance avait ému la foule bruissante qui attendait. Ses yeux s'habituèrent à la lumière et il vit l'amoncellement de la population au pied des remparts, il lui sembla même voir furtivement quelques visages, maculés de boue, cachés dans les machicoulis.

"Des manants venus contempler en secret notre combat, pensa-t-il. Le roi serait sévère s'il les découvrait."

La masse compacte des spectateurs frémit d'horreur brusquement à la vue du terrible adversaire de notre chevalier entrant à son tour dans l'arène. Les carrures étaient par trop inégales. On murmurait dans son dos qu'il aurait un ancêtre géant.

Erwan se souvint des conseils de sa Grand-mère :

"Mon fillot, pour ne pas céder à la panique imagine ton adversaire dans quelque posture ridicule."

Il eut un peu de mal devant cet immense homme sombre puis il lui sembla distinguer dans son ennemi un pagure minuscule hébergé dans sa nouvelle coquille d'acier. Cette idée le fit sourire. Il ne pensa plus à l'éventuelle capitulation dont il avait rêvé dans ses nuits sans sommeil. Plein d'un courage nouveau il empoigna son épée et se rua sur le monstre en hurlant. Le choc fut terrible, des étincelles jallirent du métal frotté. Damoiselle Isabeau ne put retenir son souffle plus longtemps et se laissa glisser sur le sol au pieds de sa soeur qui la toisa d'un regard ironique.

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Merci Mystérious, vocabulaire trouvé (vive le petit larousse !)

pagure : bernard l'ermite

machicoulis : encorbellement en haut des remparts, avec des trous permettant de lancer des projectiles sur les attaquants

Karaba : les mots m'ont donné du fil à retordre, il m'a fallu réfléchir ): )! 

Merci pour ta sollicitude chère Galadriel. Dame Isabeau, l'élue, n'avait plus qu'à prendre place !

par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Samedi 6 mai 2006

Merci à Karaba, Aimelasorc, Spoutnik, Kirikou, Oxygène et Mysterious pour leurs contributions.

VISIONS
Tout au long du chemin embué de larmes, je marchais sans voir où mes pas me menaient. (Moi !)
Des larmes sur le chemin ! Serait-ce l'eau qui dégouline des collines ? (Karaba)
Non c'est le ciel qui pleure. La nature  disparaît petit à petit à cause de l'homme. (Aimelasorc)
Je m'aperçus d'ailleurs en regardant le bout de mes chaussures que le sentier s'effaçait insensiblement. (Remoi)
Ce chemin se changeait en une simple trace que je suivais  dans la forêt dense; comme le faisait régulierement, il y a bien longtemps, le peuple Maya. (Mysterious)
Je vis au travers des feuillages un éclat brillant qui attirait irresistiblement mon regard (Re, re moi)
Ce  faible scintillement, dans la pénombre froide des arbres, glissa dans l'anfractuosité d'une roche, et disparut  dans une pluie d'étincelles après avoir laissé une trace phosphorescente sur une feuille morte aux contours étranges. (Karaba)
Le chemin s'effilochait... (Karaba)
Silence... (Spoutnik)
...brutal... épais...! bref! 
 Une rafale de vent soudaine emporta dans un tourbillon coloré la forêt toute entière.
Tel un funambule, je tenais en équilibre sur le chemin.
Devant moi, la feuille aux contours étranges s'anima faiblement! (Karaba)
Alors ce qui brillait derriere ces feuilles était un collier en Or massif, porté par un être dont je ne distinguais qu'une forme vague. Il devait m'observer depuis un moment et lorsqu'il s'aperçut qu'il était repéré il s'enfuit.  J'entrepris de le suivre mais pour cela je devais m'écarter du chemin. Ma curiosité fut plus forte malgré le risque certain de me perdre... . Je courais dans la forêt guidé par les éclats de soleil du collier en Or... . (Mystérious)
 C'est alors que cet éclat s'intensifia, devint insupportable. Je dus m'arrêter et même derrière mes yeux la lumière devenue soleil me brulait au travers des doigts. Combien de temps cet éblouissement dura je ne saurais le dire et lorsque la morsure brutalement devint caresse j'ouvris les yeux sur l'infini : un lieu sans âge, sans fin, sans matière. Seule la feuille comme moi étrangère vint se poser doucement sur ma main. (Moi)
 Dans l'immense vide redevenu silence,  cette feuille  qui palpitait et moi!  Je reconnus la feuille d'un davidia involucrata, un arbre aux fleurs odorantes, originaire de Chine!  (Karaba)
Sur la feuille déployée, lisse et lumineuse, des images se reflétaient. Celui qui fuyait, dans la forêt pourtant évaporée, celui qui le poursuivait, celui qui tenait en équilibre sur ce chemin devenu fil, suspendu  mysterieusement au dessus du vide! C'était moi! (Kirikou)
Les cris des singes hurleurs figèrent la forêt et je m'éveillais. La chamanesse ranimait le feu sous le grand arbre parfumé. Elle soufflait sur des braises et les petites étincelles s'envolèrent pour aller mourir dans les immenses feuilles mortes . Elle ne dit rien mais je compris que nous avions réussi. Lorsque le feu fut reparti, elle  prit la bouteille de rhum et en arrosa le sol. Puis elle se rendit sous le carbet et enfila un short et un T shirt. Je lui tendis son collier en or qui était accroché à un clou, sur une poutre en bois d'angélique. (Oxygène)

L'image dans l'image...belle idée ! Fin finale je crois, merci pour toutes vos contributions, ce soir je vous propose un nouvel atelier. C'est intéressant de voir à quel point l'écriture collective s'enrichit de nos différences. Je laisserai ce texte en première page jusqu'à mercredi. Merci encore à tous. : )

par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Samedi 29 avril 2006

Pour commencer une petite citation :

"L'écriture est une aventure. Au début c'est un jeu, puis c'est une amante, ensuite c'est un maître et ça devient un tyran" Winston Churchill

Nous voici revenus au samedi. Pour les acronymes de la semaine dernière saluons l'écrit de karaba :

"Après avoir violemment éternué contre un mur, j' eus le temps de téléphoner au CRRAM... et je perdis connaissance! Le SAMU est arrivé, une IDE m'a mise immédiatement en PLS, tandis qu'un médecin pratiquait un MCE. On soupçonna un TC, Je fus transportée d'urgence  à l'hôpital. J'eus droit à un ECG, puis à un EEG, et aussi  à une IRM! Le grand jeu!
Quand je me réveillai, on me tendit un papier.
En grosses lettres rouges RAS!"

par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Samedi 22 avril 2006

Nouvelle rubrique : chaque samedi je proposerai un atelier d'écriture auquel vous serez conviés à participer. Cette idée m'est venue en voyant le commentaire de Ben du 19 avril sur le PPMS. J'ai été épatée par l'écriture de ce texte rempli de sigles (à ce que je vois l'Education Nationale n'est pas la seule à avoir l'acronymomite aigüe). Alors tous à vos plumes, essayez aussi à votre tour d'utiliser les sigles de votre travail pour composer et rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvelle idée d'écriture.

Les sigles... on en voit de partout ! Tu prépares ton PPMS, bonne réflexion ! Perso j'ai pas besoin de travailler un POSS, c pour les piscines, par contre l'ETAPS doit vérifier avec l'OTAPS les normes NF ou CE du MP. Il existe  le RS tout de même, normal dans un ERP classé X, attention aux matériaux M0, M1, M2... Faut vérifier les UP, les AFPS du personnel ou les AFPSM. Chez nous pas de prolème, la CCDSA est passée. Pas de SEMLS, enfin si le LHC mais pas le CSGL ou le LGP. Nous c'est le SMS de la VDL. Par contre on a pas de MNS, BEESAN ou BNSSA et oui que des AM, AT, ATP ou des AE. Enfin je veille, mieux vaut guérir qu'une PLS et appeler un SAV...sur ce A+

Ben

par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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