"Tu portes la peine que l'on te tend."
C'est un très beau texte qui nous parle de la difficulté d'aider un ami dans la peine. A la fois poème et philosophie.
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La dispute savante
Un grand savant étranger lança, un jour, un défi à Nasreddine en présence du sultan et des grands du pays. Le Hodja ne put s'y soustraire. Il se mirent tous d'accord pour mesurer leurs connaissances en silence, sans prononcer un seul mot.
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Le savant s'avança, prit un bâton et traça, par terre, un cercle parfait. |
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Nasreddine, sans hésiter traça une ligne horizontale, qui coupa le cercle en deux parts égales. Le savant n'avait pas l'air très satisfait, il secoua la tête. |
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Nasreddine dessina alors une ligne verticale qui coupa le cercle en quatre parts. Il en hachura trois, laissant la quatrième libre. |
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Le savant leva les deux bras en l'air, puis les baissa vers le sol. |
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Nasreddine répliqua en laçant son propre poing vers le ciel. |
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Le savant se mit à courir autour du cercle, en imitant tantôt le chien, tantôt le singe, tantôt l'âne. |
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Furieux, Nasreddine sortit de sa poche un œuf qu'il avait gardé pour son repas et le brandit bien haut. |
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Le grand savant s'avoua vaincu et se retira dans ses appartements.
- Que s'est-il passé ? Lui demanda un de ses élèves.
- Cet homme est trop fort. J'avais pourtant choisi le thème de la création du monde, qui est bien difficile. J'ai dessiné un cercle pour lui demander s'il savait que la terre était ronde. Il m'a répondu : « Bien sûr, et l'équateur la coupe en deux ».
J'ai secoué la tête pour lui répondre que cette réponse n'était pas suffisante. Il a ajouté un trait vertical et hachuré trois parts pour me signifier : « Les trois quarts de la terre sont couverts d'eau. »
Quand j'ai levé puis baissé les bras pour dire que l'eau tombe du ciel, il a lancé son poing vers le ciel pour me corriger : « Oui ! Mais elle jaillit aussi des sources ! »
J'ai commencé alors à courir en imitant les animaux pour dire que c'est grâce à cette eau que les animaux de la Terre vivent, mais il m'a répondu : « Il ne faut pas oublier les oiseaux. » Ah ! Il est vraiment trop fort pour moi !
Le sultan, ravi de l'exploit de Nasreddine, l'envoya chercher.
- Comment as-tu fait pour gagner aussi facilement ?
- C'est très simple ! Ce savant est un prétentieux. Il a dessiné une assiette pour me dire : « Quoi ? Tu ne m'invites pas à manger, alors que je suis étranger ? ». J'ai répondu : « Bien sûr mais on partage le repas ! ». Il n'avait pas l'air content. J'ai répliqué vite en lui signifiant que s'il n'était pas content je prendrai les trois quart et il sera bien obligé de se contenter d'une seule part. Il a commencé à lever puis baisser les bras pour me dire : « Oui ! Je vais te jeter par terre et te frapper ». Moi, je n'allais pas me laisser faire. Je lui ai dit : « Tu voudrais peut être goûter à mon poing ? » Alors là il a perdu toute dignité. Il s'est mis à me traiter de chien, de singe, d'âne. Je n'allais pas continuer à le laisser m'insulter. Je lui ai dit qu'il fanfaronnait, mais qu'il était aussi lâche qu'une poule.
Et là...il n'avait plus rien à ajouter.
Jihed Darwiche


Kafka.

C'est « En apesanteur » avec Calogero que j'ai conversé pour cet impromptu !
Je n'aurais qu'une envie
Me faufiler entre les portes prison
Elle me dit son mépris
Sa voix douce amère ramène en arrière
Tandis
Je rêve d'eux
Tout se mélange
Je suis en tête à tête avec ma peur
Dans la pesanteur
Pourvu que le temps passe vite
Dans la pesanteur
Pourvu que je revienne
Nager au bonheur
Elle me regarde sans yeux
J'ai le cœur qui déborde un peu
Je ne veux plus la voir, je sens cette haine
D'elle-même et de nous
Alors
Les yeux au loin
Sur la montagne
Pourvu que cesse ce calvaire sans fin
Dans la pesanteur
Pourvu qu'un an passe vite que j'y aille
Dans la pesanteur
Pourvu que je revienne
Partager les pleurs
Je n'aurais qu'une envie
Me faufiler entre les portes prison
Dans la pesanteur
Pourvu qu'un an passe vite que j'y aille
Dans la pesanteur
Pourvu que j'y revienne
Parler en ami
Dans la pesanteur
Pourvu qu'un an passe vite que j'y aille
Dans la pesanteur
Pourvu que j'y revienne
Ramifier les rires

Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère que ça va fonctionner....
Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.
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