Mercredi 23 avril 2008
Ce sont les vacances et depuis cette année nous avons opté pour la séparation des enfants quelques jours afin de pouvoir leur consacrer du temps. En clair :
- lundi mardi derniers Grand Chevalier alla chez sa nounou afin que je puisse enfin m'occuper de la Grande (programme principal : lecture des livres du Prix des incorruptibles et vote)
- cette semaine c'était le tour du Chevalier mais nous avons eu un temps épouvantable et en plus hier j'ai accusé un sérieux coup de fatigue, résultat, nous ne sommes allés finalement se promener qu'au retour de Grande Princesse du centre de loisirs et sous une petite pluviote.

Heureusement il y avait la cour des maternelles (cour laissée ouverte en dehors des heures d'école), bien conçue, agréable.
Ils ont remplacé le sable par une installation propice aux jeux de voiture (il y avait même un petit lac hier). On ne peut plus jouer au sable pour des raisons d'hygiène, qu'à cela ne tienne, des inventeurs intelligents l'ont remplacé par des dunes et des tunnels, cela évitera qu'ils perdent leurs voitures (véridique de quand j'étais petite, elle avait totalement disparu, corps et biens...).

















Cela ne les a pas empêché de jouer aux terrassiers dans une flaque d'eau, histoire de creuser une douve efficace pour noyer les fiers destriers servant les noirs desseins du seigneur rival  :

















Ou encore de se perdre dans la jungle Amazonienne, entraînés par le fleuve (attention vrai risque, l'autre jour Grand Chevalier, en marin averti, a piqué une tête, il en avait perdu sa tétine !). Ils sont sûrement inspirés par les merveilleuses photos à rêver d'Oxygène
!















Enfin, il fallait surveiller les ennemis du haut du château, afin de le défendre au mieux !

















Promis, aujourd'hui je consacre un peu de temps au fier cavalier, Grande Princesse va cet après-midi au musée pour fabriquer des silex à la mode du paléolithique tandis que son frère se rendra à la maison des jeux jouer au bâtisseur. Beau programme, d'ailleurs le soleil est de sortie...mais cela ne durera pas (je prêche le pire comme ça au moindre rayon de soleil c'est un vrai bonheur !)

par Dom publié dans : La p'tite famille
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Lundi 21 avril 2008

Je ne sais pas ce que j'ai mais depuis deux pains (car je ne dis plus deux heures/deux semaines/deux jours, mon unité de mesure est devenue le pain...) je subis des ratés effroyables tandis qu'Alter Ego affiche une confiance inébranlable : il faut dire qu'il réussit des petites merveilles.
Ma dernière horreur est assez indigeste mais a un côté classe...vous ne trouvez pas ?






















Contrairement à ce que vous pourriez croire, c'est une brioche...et oui, le creux central était prévu, pour mettre de la chantilly (c'est totalement faux mais en cuisine un peu de menterie ne nuit pas ;).
En tous cas les bords étaient croustillants à souhait. La dégustation s'arrête là, la mie est bourrative...que voulez-vous, on ne peut pas réussir un prototype à tous les coups, non ?

Je vous laisse une petite devise Shadock à méditer :
http://jeanrem.info/wp-content/uploads/2006/05/shadok2.gif

Mais que faire quand ça rate après avoir si bien marché ??????

par Dom publié dans : Au jour le jour
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Samedi 19 avril 2008
C'était devenu une personne dans notre famille, un voyageur, un vrai explorateur, un animal affectueux et intelligent, la souris de Grande Princesse. Il nous avait accompagné cet été dans notre périple marocain, 6000km aller-retour, affublé d'un certificat vétérinaire de bonne santé donné d'un air goguenard par une responsable incrédule qui n'avait jamais fait ça, nous n'avions pas envie de le laisser ici. Grande Princesse pouvait le prendre sans se faire mordre et Grand Chevalier lui faisait de longs discours. A tous deux ils lui préparaient des labyrinthes de lego dans lesquels il grimpait avec délice. Quand elle l'a choisi, c'était le plus déluré de tous, pas farouche, il s'est vite apprivoisé. Il ressemblait à la "muis" de mon seul livre en néerlandais que me racontait souvent ma grand-mère : un petit animal blanc et beige qui explorait une maison de poupée de son petit air curieux.
Mais ce matin, Lancelot ne bougeait plus, plus une patte, plus une moustache. Grande Princesse m'a avertie immédiatement et Grand Chevalier voulait le caresser, lui qui lui apportait des petits fruits secs dès qu'il le pouvait. Ce fut avec un grand sérieux que notre fille l'installa dans une boîte et lui laissa une petite épitaphe : Lancelot, je t'aime beaucoup, quand j'irai dans la prairie je penserai à toi. Avant de partir, il a fallu rouvrir l'enveloppe paraphée car notre fils voulait le revoir encore une fois, il ne cessait de répéter : "et oui, il est mort, il ne bouge plus". Il a aussi tenu à nous accompagner pour l'enterrer solennellement dans la prairie à côté. Nous l'avons recouvert d'une poignée de terre, tous les trois, replanté deux petits arbustes sur le sol meuble. Je n'ai pu m'empêcher de repenser au cycle de la matière. Un "au revoir" ému dans le seul rayon de soleil de la journée et nous sommes partis. Depuis, chaque fois que nous passons près de la rivière, nous devons y aller. Grande Princesse y dépose quelque végétation trouvée. Grand Chevalier, lui, a demandé à le voir à nouveau j'ai dû lui expliquer qu'il ne le pourrait plus.
Lancelot nous a quittés.



par Dom publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 18 avril 2008
Cat m'a signalé ce concours et je pense qu'il mérite de figurer dans un article. Le livre va au delà de sa fonction d'ami régulier et passant. Il devient objet d'art.
Vous pouvez aller voir ici dans une galerie virtuelle fort bien réalisée les différents livres présentés.
Et même si le coeur vous en dit voter pour votre préféré, la biobliothèque d'Albi l'achètera.
Le seul dommage c'est de ne pouvoir les admirer en vrai, à moins que vous soyez du coin !

Ne vous attendez pas à voir ça :

Place à l'art !

par Dom publié dans : Au jour le jour
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Jeudi 17 avril 2008
C'est aujourd'hui que ce grand poète nous a laissé orphelins de sa lutte menée jusqu'à son grand âge. Il nous offre cependant ses mots pour continuer ce qu'il a commencé, une véritable transformation de la pensée teintée de colonialisme et de paternalisme.

Une relecture de son discours sur le colonialisme a été réalisé sur ce site, il nous enjoint à repenser un monde plus juste, sans faux-semblants cache-misère d'un occident méprisant et destructeur. Il n'y a qu'à voir encore aujourd'hui notre mondialisation détruire consciencieusement des populations pour un profit immédiat : cf Le cauchemar de Darwin, cet excellent documentaire sur les traffics autour de la perce du Nil, affamant les populations mais n'oubliant pas de les armer histoire qu'ils s'entretuent. Pour information il passera mardi 22 avril à 21h00 sur Arte.
Le constat d'Amin Maalouf dans son livre Le premier siècle après Béatrice est tout aussi noir. Un Occident qui se nourrit sur le dos de son Orient ne peut que sombrer dans le chaos...

Je vous laisse cependant savourer les mots au delà de la révolte, il nous laisse sa...

Prophétie


où l'aventure garde les yeux clairs
là où les femmes rayonnent de langage
là où la mort est belle dans la main comme un oiseau
saison de lait
là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe
de prunelles plus violent que des chenilles
là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois


là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux



là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d'une ruche
plus ardente que la nuit
là où le bruit de mes talons remplit l'espace et lève
à rebours la face du temps
là où l'arc-en-ciel de ma parole est chargé d'unir demain
à l'espoir et l'infant à la reine,


d'avoir injurié mes maîtres mordu les soldats du sultan
d'avoir gémi dans le désert
d'avoir crié vers mes gardiens
d'avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes


je regarde
la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant
de la scène ourle un instant la lave
de sa fragile queue de paon puis se déchirant
la chemise s'ouvre d'un coup la poitrine et
je la regarde en îles britanniques en îlots
en rochers déchiquetés se fondre
peu à peu dans la mer lucide de l'air
où baignent prophétiques
ma gueule
ma révolte
mon nom.


Aimé Césaire

par Dom publié dans : poésie
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Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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