Mardi 29 avril 2008
Je suis désolée mais je vais faire un peu attendre mes lecteurs pour la classe parc.
Je vous laisse cependant entre de bonnes mains : une chorale qui interprète la chanson qu'on se plaît à travailler et que le public a redemandé : Meli Melo. Chaque voix a des paroles complètement différentes et très drôles et le tout forme un ensemble plaisant. Bon passez sur les habits de cette chorale suisse... ;)
Ce titre illustre bien ma journée, un vrai mélange de courses dans tous les sens, histoire d'arriver à boucler ce que je voulais travailler avec mes élèves. Je suis enfin arrivée, le temps d'un petit repas tranquille (riz au poulet, petits oignons frais agrémenté de sésame et pour dessert des poires à peine décongelées, avec la chaleur c'est bien) et je dois déjà repartir pour chanter.
A demain !




par Dom publié dans : Mes musiques
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Lundi 28 avril 2008
Nous nous préparons avec un collègue à partir avec nos élèves en classe parc sur le thème de la forêt.
Classe parc késako ? Je vous en dirai plus un autre jour, il faut que j'aille me coucher tôt pour être en forme demain, cela laissera un peu de suspens.
En faisant mes recherches hier, je suis tombée sur ce magnifique poème de Leconte de Lisle que je vous offre ce soir, je ne pourrais pas dire en guise de bonne nuit parce que le thème est terriblement triste mais il est si désespéramment beau... Je pense en donner une partie à mes élèves.

Les elfes

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Du sentier des bois aux daims familier,
Sur un noir cheval, sort un chevalier.
Son éperon d'or brille en la nuit brune ;
Et, quand il traverse un ravon de lune,
On voit resplendir, d'un reflet changeant,
Sur sa chevelure un casque d'argent.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Ils l'entourent tous d'un essaim léger
Qui dans l'air muet semble voltiger.
- Hardi chevalier, par la nuit sereine,
Où vas-tu si tard ? dit la jeune Reine.
De mauvais esprits hantent les forêts
Viens danser plutôt sur les gazons frais.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

- Non ! ma fiancée aux yeux clairs et doux
M'attend, et demain nous serons époux.
Laissez-moi passer, Elfes des prairies,
Qui foulez en rond les mousses fleuries ;
Ne m'attardez pas loin de mon amour,
Car voici déjà les lueurs du jour.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

- Reste, chevalier. Je te donnerai
L'opale magique et l'anneau doré,
Et, ce qui vaut mieux que gloire et fortune,
Ma robe filée au clair de la lune.
- Non ! dit-il. - Va donc ! - Et de son doigt blanc
Elle touche au coeur le guerrier tremblant.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Et sous l'éperon le noir cheval part.
Il court, il bondit et va sans retard ;
Mais le chevalier frissonne et se penche ;
Il voit sur la route une forme blanche
Qui marche sans bruit et lui tend les bras :
- Elfe, esprit, démon, ne m'arrête pas !

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Ne m'arrête pas, fantôme odieux !
Je vais épouser ma belle aux doux yeux.
- Ô mon cher époux, la tombe éternelle
Sera notre lit de noce, dit-elle.
Je suis morte ! - Et lui, la voyant ainsi,
D'angoisse et d'amour tombe mort aussi.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
par Dom publié dans : poésie
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Dimanche 27 avril 2008
Le thème était "J'aimerais devenir" et enjoignait à la légèreté, à l'espoir...Je ne sais pourquoi, il m'a fait penser à un vieux livre qui traînait chez mes parents et qui m'avait terriblement impressionnée : les danses macabres, une suite de poèmes et de gravures terribles. C'est donc ma participation au impromptus, un court message du type : carpe diem car nous savons tous de quoi demain est fait mais aussi qu'on peut changer les choses, dans une certaine mesure.
                          _________________________________________

« J’aimerais devenir »...la petite fille aux yeux confiants eut une hésitation avant de répondre...  « J’aimerais tant devenir... » mais avant que les mots ne sortent l’image devint floue et je sortis du sommeil. J’avais dans la lourde chaleur comme un goût amer, la langue pâteuse des soirs prolongés et la nuque endolorie, je m’étais encore endormie sur le canapé. Qu’est donc devenu mon avenir de petite fille sage ? Je me levai les cheveux en bataille, le visage chiffonné, les mains tombantes, comme si elles avaient cessé d’espérer. Je me regarde dans le miroir étroit, sale, il est temps de recommencer une journée semblable à toutes les autres. J’enfile rapidement un pantalon tombant, mon ventre y rentre à peine, faut vraiment qu’j’arrête de m’empiffrer comme ça et de fumer comme un pompier. Tant bien que mal je camoufle tout cela avec une chemise large, sans forme. Après un p’tit dèj rapide, sans saveur, je n’arrive plus à me préparer quoique ce soit, je claque la porte plutôt que je ne la ferme. En plus il pleut, je vais encore arriver trempée au boulot, je déteste les parapluies depuis que celui qui m’avait étreint un jour humide m’a quitté brutalement, me laissant comme une loque dans un appart vide.

Mon bus aux multiples yeux éteints me dépose devant la porte du supermarché où je bosse. Je suis employée des heures durant à ranger des boîtes de légumes et à les classer, quelle besogne intelligente pour quelqu’un qui possède une thèse totalement inutile sur « Les liens étroits entre les textes d’Ouyang Xiu et la modernité ». Je n’y suis pour rien, moi, si mon directeur de mémoire de littérature comparée raffolait des écrivains chinois du 11ème siècle. Et puis au bout, pas de poste, des emplois précaires auprès d’étudiants et enfin la sortie par la petite porte. Mais il y avait au moins l’amour, l’avenir à deux, à trois, à dix, joyeux et riant avec des enfants gambadant dans la coquette maison dont j’ai rêvé...toute seule finalement. Ce n’est pas bon de faire ses songes dans son coin, on ne sait plus quoi en faire en se réveillant un beau jour, seule à froisser les draps.

A midi, je prends ma pause, un café fumant dans les mains, un sandwich dans l’autre. Ma vie se résume à ces deux tranches de pain au milieu desquelles se perdent jambon et feuilles de salade : pressées, perdues et inutiles. Je jette le papier gras et la tasse en plastique en repensant au jeu de dînette grandeur nature que nous faisions semblant de partager avec ma grand-mère.

Brutalement je me fais bousculer par un homme pressé...un homme étrange, il n’est pas très grand, sec, nerveux et sans cesse aux aguets. Il tire de son veston une montre qu’il consulte en laissant tomber un papier froissé. Il disparaît dans la foule aussi vite qu’il était apparu.

Je me baisse et lis :  « Et toi...que rêves-tu de devenir ? ».

Je relève la tête rapidement, il me semble revoir au milieu de la foule qui s’est intensifiée, ce visage anguleux me faire un clin d’œil et une main surgissant de nulle part qui m’enjoint à le rejoindre.

Je prononce ces mots comme sortis d’une enfance qui n’avait jamais disparu, qui juste avait été effacée par la souffrance :

« Je voudrais...devenir... »

Devenir

Venir

La main squelettique m’a entraînée dans la ronde folle des possibles impossibles, des « demain » emplis d’hier, des enfin qui n’ont jamais de fin... et j’ai entrevu un instant le vrai sens de ma vie, « avant, avant qu’il ne soit trop tard », grimaça l’homme aux yeux froids. Il me lâcha brusquement, je me retrouvai étourdie dans le hall plein à craquer. J’ai lentement enlevé mon badge, ma blouse qui sont tombés sans un bruit sur le sol, piétinés par les clients empressés et aveugles. Le temps me semblait égrener des notes sombres comme un sablier muet. J’ai acheté un sac à dos, quelques provisions, j’ai vidé mon compte, appelé ma logeuse, enfilé des chaussures de marche et je suis partie vers d’autre horizons...avant...avant qu’il ne soit trop tard.

L'image “http://www.musee-mauricedenis.fr/maurice_denis/denis_chemin.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Il est temps de tailler la route !
Peinture de Maurice Denis

Il est vrai que j'ai aussi été inspirée par la nouvelle d'Anna Gavalda, Ceux qui savent comprendront.
Un jeune homme, ancien photographe d'art, est aujourd'hui vendeur à la fnac, vivant une histoire d'amour bancale, bref sa vie est loin d'être ce dont il rêvait... Je vous laisse découvrir la suite.
http://www.booktroc.com/images_dvd/2/351776_40603_2.jpg


par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Samedi 26 avril 2008
J'ai décidé de mettre en route cette rubrique à chaque fois que je trouve une idée pour éviter de m'arracher les cheveux à enjoindre Grande Princesse à se lancer dans ses devoirs, pour toutes deux rébarbatifs...
Moi parce que j'ai l'impression de refaire avec elle ce que je fais toute la journée.
Elle, parce qu'elle a déjà tiré son taf d'heures et qu'elle aimerait bien avoir un peu de repos, une fois rentrée.

De plus c'est un acte de résistance au : "s'entraîner mécaniquement" et favorise l'utilisation de la conjugaison dans de vraies phrases produite par les enfants.

Aujourd'hui : apprendre le présent des verbes du premier groupe.

Vous avez déjà relu avec votre enfant, peut être l'avez-vous fait recopier (ou vous dicter s'il est plus auditif), vous avez rajouté quelques exercices type bled... et vos yeux à tous deux (parent/enfant) retombent d'ennui ?
Cet exercice est pour vous, cadeau !

Vous préparez :
- 6 petits papiers où sont écrits des verbes du 1er groupe à l'infinitif
- 6 longs papiers où sont écrits : Parce que+un pronom de conjugaison (il faut un papier par pronom : sur le premier je, sur le deuxième tu...)
- 6 longs papiers avec des questions que vous avez inventé et qui commencent par pourquoi (à mettre de côté, vous ne les utiliserez qu'à la fin).Mélangez bien chaque tas et mettez-les face contre la table.

Votre enfant retourne un papier commençant avec parce que + un papier avec un verbe.
Il doit compléter la phrase avec le verbe conjugué correctement (si c'est difficile il peut s'aider de la fameuse leçon à apprendre !) et imaginer une suite.

ex : Parce que tu....
verbe : partager
Parce que tu partages un sandwich.

Insistez sur : la majuscule, le point, le verbe...et point, cela suffit pour des CE1. Vous pourrez par la suite, si votre enfant est partant, corriger le reste, pourquoi pas avec l'aide d'un dictionnaire adapté.

Une fois les 6 phrases terminées, il suffit de piocher alternativement un papier pourquoi et un papier parce que. De ce hasard naît des effets de surprise drôles, poétiques, farfelus et parfois à jeter (mais j'ai rarement eu un résultat totalement décevant).

Je vous livre l'exercice de ce soir :

Pourquoi tu pleures ?
Parce que tu partages un sandwich.
Pourquoi on ne va pas à la piscine ?
Parce qu'il patauge dans la boue.
Pourquoi la mer est bleue ?
Parce que vous trouvez une paire de chaussettes.
Pourquoi je ne peux pas utiliser les ciseaux ?
Parce que  nous marchons dans la forêt.
Pourquoi le soleil brille-t-il ?
Parce qu'elles rêvent de princesses (n'est-ce pas qu'il tombe bien celui-là ???)
Pourquoi les arbres grandissent-ils ?
Parce que je mange des pâtes.

Cette idée que j'utilise souvent en classe vient d'un livre dont je vous ai parlé à plusieurs reprises et qui donne plein d'idées motivantes pour les apprentissages en français :
Jeux pour écrire de Michel Martin édité par Hachette. C'est un ouvrage passionnant et indispensable.
Jeux pour écrire

En espérant contribuer aux sourires de tous à l'heure des devoirs !!!!!! Et si vous avez des idées à me transmettre, je les publierai dans un article...







par Dom publié dans : Des devoirs du soir dans la joie
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Jeudi 24 avril 2008
Je relaye ici l'appel de Cat :
Nous allons de plus en plus être confrontés à une vie chère, même pour les ingrédients les plus basiques. Cette hausse des prix est une vraie catastrophe pour nombre de familles déjà fragilisées par une politique qui néglige les plus pauvres.

Alors demain vendredi 25 avril, pourquoi ne pas utiliser notre puissance de consommateur  :
Boycottons les magasins, pour marquer un grand coup, oublions nos cabas, notre nécessaire besoin de shopping et désertons les supermachés. C'est une manifestation non violente, qui ne dérange que ceux qui doivent être dérangés et  les faire réfléchir à leur politique commerciale. C'est aussi un moyen d'expression qu'on ne peut pas nous retirer.


Notre pouvoir d'achat est en baisse, tout le monde râle, mais personne ne bouge. Agissons !

 
Pas d'achat le 25 Avril.

par Dom publié dans : Solidaires !
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Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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