Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Dimanche 11 février 2007



La magnifique participation d'Oxygène.



Pacifique Ouest. Janvier 2002. Ascension du volcan d'Ambrym au Vanuatu dans des conditions inadaptées par manque d’informations.
Levés très tôt, pour profiter de la fraîcheur, nous perdons un temps fou à circuler de village en village dans la plaine. Les touristes ne sont pas si fréquents et nous sommes en quelque sorte exhibés à chaque arrêt du 4X4 qui nous amène au point de départ. J'ai d'ailleurs le sentiment que notre présence renforce le prestige du chef coutumier de l'île qui s'est adjugé le monopole de l'hébergement. Vieux grigou qui impose son autorité et exploite une population extrêment crédule.
Lorsque nous commençons notre ascension, il fait déjà bien chaud. On nous annonce 3h de marche, il en faudra 10, aller retour.
Provisions de route : un sandwich et 3 l d’eau que nous partagerons avec des coéquipiers imprévoyants que nous n’avons pas choisis.

Chaleur humide. Pas de sentier, il faut suivre le guide dans les lits de torrents saisonniers, sur les coulées de cendre et des lignes de crêtes étroites comme des lames de rasoir.
La trace se fait au sabre d’abattis. La forêt est dense. Heureusement, les fougères arborescentes nous empêchent de dévaler les pentes très abruptes.
Nous montons et descendons au gré du relief par un mouvement tournant pour nous approcher du cratère. Pendant des heures et des heures, monter, descendre, s’accrocher aux troncs, aux branches, s’arrêter.
Jurer qu’on ne bouge plus, que ça suffit et frémir en pensant au retour. Et puis repartir sous les encouragements d’un compagnon rudement efficace, exténué lui aussi. Je ne veux qu'une chose : m'arrêter et passer la nuit dans la forêt pour me reposer. Encore faudrait-il que notre réserve d'eau nous le permette !

Arrivés au sommet, nous savourons la fin de ce calvaire.
Non ! La caldera fait douze km de diamètre, le cratère est encore loin. Il faut encore marcher pendant une heure et demie alors que le soleil est au zénith. On se croirait en plein Sahara tellement il fait chaud et sec. Le sol est noir, il n’y a presque pas de végétation mais le paysage est grandiose.
Repos d’une heure. Pas plus. Le guide ne veut pas prendre de risques. Il y a eu un fort séisme la veille.
Je trouve une magnifique bombe volcanique en obsidienne mouchetée. Un must. Une récompense.
Ce n’est que quelques mois plus tard que j’apprendrai qu’Ambrym est dangereux, c’est un « gris », du genre explosif…Il est toutefois surveillé par les chercheurs et scientifiques de l'IRD basés à Nouméa.

Le retour est épuisant. Nous avons soif. Les bananiers, les manguiers, les cocotiers sont vigoureux sur cette terre volcanique mais aucun ne donne de fruits.
Les pluies acides les ont stérilisés. Hormis les mouches, il n’y a pas d’insectes non plus. Sur les pentes, la forêt est silencieuse.
Nous accompagne de loin, une bande de gamins qui rejoignent leur collège, de l’autre côté de l’île, pour la rentrée scolaire.
Ils vont pieds nus ou en tongs, n’ont ni eau ni sandwich et grimpent comme des chèvres, avec légèreté.
Le week end et à chaque vacance, ils traversent le volcan pour rentrer chez eux, heureux d’avoir une école où apprendre.
par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Jeudi 8 février 2007
Je mets à l'honneur Monsieur et Madame Tournelle transformant mon blog en ode à Saint Valentin comme si joliment Alter Ego le faisait remarquer.

à Monsieur Tournelle.

Si j'étais un insecte, je serais un papillon, pour inspirer la vie à plein poumons sans soucis
si j'étais un livre, je serais inachevé, pour laisser au lecteur imaginer la fin qu'il préfère
Si j'étais un oiseau, je serais une mouette rieuse, parce que la vie est très drôle, si on la lit comme une BD
Si j'étais une fleur, je serais un myosotis - couleur de ciel bleu - pour être cueillie par les amoureux
Si j'étais un objet, je serais un doudou pour sécher les larmes de crocodile
Si j'étais toi, je serais un Ange, comme tu es mon Ange, que j'aime de toute ma vie...

à Madame Tournelle.

Si j'étais un objet, je serais un bateau pour permettre aux gens de vivre de nouveaux hiorizons
Si j'étais une partie du corps, je serais les oreilles pour toujours être à l'écoute
Si j'étais une maladie, je serais le fou rire pour faire du bien
Si j'étais un animal, je serais un chat pour caresser la main des gens qui aiment la douceur
Si j'étais moi, ... mais qui suis-je, au fait ?
Si j'étais une fleur, j'aurais le plaisir d'accueillir le papillon que j'aime
Si j'étais une couleur, je serais un miroir, pour révéler la richesse des tiennes
Si j'étais une famille, je serais la nôtre, pour que soit ce qui sera
Si j'étais la force, je serais aussi la tendresse pour te protéger
Si j'étais un livre, je serais en 13*13 volumes pour dire à quel point je t'aime
Si j'étais un ange,... Ah, si j'étais un ange, saurais-je répondre à cette question ??



Et Monsieur Tournelle nous envoie contempler ici le mur des je t'aime dans toutes les langues, merci pour ce lien.
L'image “http://m.cypher.free.fr/blog/images/paris/je-t-aime02.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Mardi 6 février 2007
Nous avons une correspondance avec une autre classe, je cherche donc à renouveler les idées pour se présenter (merci à ma collègue pour cet échange particulièrement motivant, passionnant).
La première lettre collective a proposé un questionnaire inspiré du questionnaire loufoque d'obni. Nous n'avons pas choisi un questionnaire précis mais j'ai proposé aux élèves de réfléchir à leurs propres questions (en plein travail sur les types de phrases...tout à un lien !).
Le lettre individuelle ce coup-ci consiste à se dévoiler sous la forme d'un portrait chinois.
Le principe est simple :

Si j'étais un objet, je serais un ordinateur, histoire de rendre chèvre son utilisateur.

Seule modification, je leur demande de justifier leur choix. Un vrai portrait chinois s'arrêterait à ordinateur.
Résultat en vrac d'un moment de plaisir, de révélations et de vraies poésies.

Si j'étais une couleur, je serais à sec.
Si j'étais un animal je serais un oiseau pour m'envoler des bagarres.
Si j'étais un objet, je serais un stylo pour écrire plein d'histoires
Si j'étais une fleur, je serais une plante carnivore pour qu'on me laisse tranquille.
Si j'étais un animal, je serais un humain.
Si j'étais une fleur je serais une tulipe car je saurais regarder les abeilles
Si j'étais un héros de roman je serai Sindbad pour voayager
Si j'étais une couleur je serais le vert car j'aime jouer dans l'herbe qui pique
Si j'étais une fleur, je serais un tournesol car ses graines sont délicieuses

Je remercie ma collègue pour m'avoir permis de créer cette correspondance et  ses lettres collectives qui ornent  notre classe :
Un arbre géant dont les feuilles cachent la lettre.
Un père Noël immense au fond de la classe ayant dans sa hotte des lettres contenant le message.
Ces échanges sont enrichissants et passionnants. Un vrai support pour la production d'écrit et l'apprentissage de la relecture dans un contexte motivant pour les élèves.

Et vous...arriveriez-vous à écrire votre propre portrait chinois ???? Laissez-moi vos productions en commentaires, je les publierai...

En parlant de portrait, c'est bientôt le nouvel an chinois (le 18 février), pensez à le fêter...
Des idées sur ce site.
Vous avez aussi chez tomlitoo (la manne des enseignants, des animateurs et de parents en jours de pluie) des activités et des documentaires sur la Chine.
http://www.civilization.ca/mce_ccm/images/cmdra15.jpg

par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Lundi 5 février 2007
J'ai le grand honneur de décerner ce diplôme à Oxygène.

Je soussigné, Anoster, alias Dom, en sa qualité de grande couarde dont la plus grande aventure réside à la sortie du parc voisin,

Décerne officiellement le prix Indiana Jones à
Oxygène

Pour sa magnifique photo la contraignant à regarder en face : une terrifiante mygale.

Et maintenant pour nous tous, une petite proposition d'atelier d'écriture.
Oh vous rêvant d'aventure ou ayant démontré votre courage, pouvez-vous en quelques lignes raconter votre exploit rêvé ou réel ? Je les publierai.

Je vous propose ma propre version :
Geo, magazine de janvier 2005, reportage de Marc Lavventure racontant le premier exploit de ce célèbre spéléologue réputé pour avoir ouvert de grandes voies souterraines.
Ma première aventure sous terre est venue d'un besoin. Plutôt casanier, j'ai décidé brutalement de sortir de mon cocon. Il n'a pas fallu grand chose, une petite remarque qui me piqua, on a son honneur. Je pris donc la grande décision d'abandonner ce nid et de montrer au monde la trempe dont je suis fait.
En bon spéléologue, je n'ai pas choisi la voie royale, juste le couloir étroit qui laissait filtrer de la lumière. Là était mon but, rien ni personne ne pouvait m'en éloigner. Bien sûr je ne suis pas parti sans précautions, j'étais dans le ventre de la terre relié au monde par des voix qui m'exhortaient. Je me mis tout d'abord à élargir la paroi. Et lorsque le passage fut presque prêt je me reposai un moment en me délassant dans le lac souterrain. Je rampai ensuite dans une semi obscurité mon corps touchant le tunnel humide, chaque instant. Je crus étouffer mille fois, je craignai de rester coincé et le courage n'est venu que de l'obstination de vouloir ressortir. Par moments le découragement m'envahissait mais jamais je le jure je ne renonçai à mon projet, par égard pour ma famille qui attendait mon arrivée triomphante. Lorsque je fus exposé à la lumière si brutalement, je plissai les yeux, trop habitués à l'obscurité. Je poussai un cri de victoire bientôt étreint par des bras aimants félicitant ma pugnacité. Ce fut le début de mon amour pour les couloirs de la terre.


Petit défi aux visiteurs de mon blog : Auriez-vous deviné de quelle grotte il s'agit et quel est l'explorateur ????

par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Vendredi 2 février 2007
L'idée de Fleurlou encore, que j'avais juré de mettre à l'honneur.

En ce moment, je travaille moi aussi sur les homonymes avec mes élèves. Nous avons commencé à écrire des p'tits poèmes à la manière de Maurice Carême :

" Il y a le vert du cerfeuil
Et il y a le ver de terre
Il y a l'endroit et l'envers
L'amoureux qui écrit en vers
Le verre d'eau plein de lumière,
La fine pantoufle de vair
Et il y moi, tête en l'air,
Qui dit toujours tout de travers. "

Et les réalisations de ses élèves :

Il y a le maire du village
Et il y a la mer bleue
Il y a mon père et ma mère
Et les fruits verts amers
Et il y a ma grand-mère Marie-Claire
Qui mange des éclairs.

Charles et Maureen


Il y a le phare qui éclaire les bateaux dans la nuit noire
Et il y a le fard à paupières que j’utilise dans le miroir
Il y a le far breton que je mange le samedi soir
Et ma petite sœur qui pique souvent des phares
Il y a les phares des voitures qui éclairent les trottoirs
Et il y a moi qui joue dans une fanfare.

Magali et Eva


Il y a la cour de l’école
Et les enfants qui courent
Il y a le cours d’histoire
Et le temps qui passe trop court
Il y a la chasse à courre
Et déjà la reprise des cours
Et il y a moi dans la cour
Qui cours qui cours qui cours.

Pierre et Camille R

Il y a la ville de Foix
Et la foi en Dieu
Il y a le foie gras
Et la crise de foie
L’histoire il était une fois
Et il y a moi pleine de joie
Qui mange deux grosses noix.

Anthonin et Camille G

Un immense merci pour ces idées et tes commentaires si fréquents.
http://p.karine73.free.fr/fleurs/servfleurs/coeur.jpg
par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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