Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Jeudi 3 août 2006

Vent sec qui courbe les têtes fières

Vent qui décape la terre et la laisse brillante

Vent d'ouragan dans une pluie de terre

Vent qui envahit les gorges, qui rauque les voix

Vent qui plie les arbres, sans obstacles,

Les pierres seules résistent,

Lourdes d'inhumanité

Devant ma fenêtre s'étend un monde

Où l'homme et sa trace sont éphémères

Et demain encore plus qu'aujourd'hui

Il retrouvera le calme des paysages sans eau

 

Tempête de sable de l'après-midi, vu du ksar

par Dom publié dans : poésie
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Lundi 19 juin 2006
Une poésie d'Aloysius Bertrand, qui aime toujours jouer avec les sonorités pour faire valser les images.

« Écoute ! — écoute ! — c'est moi, c'est Ondine qui frôle de ces gouttes d'eau les losanges sonores de ta fenêtre illuminée par les mornes rayons de la lune ; et voici, en robe de moire, la dame châtelaine qui contemple à son balcon la belle nuit étoilée et le beau lac endormi.
Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant, chaque courant est un sentier qui serpente vers mon palais, et mon palais est bâti fluide, au fond du lac, dans le triangle du feu, de la terre et de l'air.
Écoute ! — écoute ! — mon père bat l'eau coassante d'une branche d'aulne verte, et mes sœurs caressent de leurs bras d'écume les fraîches îles d'herbes, de nénuphars et de glaïeuls, ou se moquent du saule caduc et barbu qui pêche à la ligne ! »
Sa chanson murmurée, elle me supplia de recevoir son anneau à mon doigt pour être l'époux d'une Ondine, et de visiter avec elle son palais pour être le roi des lacs.
Et comme je lui répondais que j'aimais une mortelle, boudeuse, décapitée, elle pleura quelques larmes, poussa un éclat de rire, et s'évanouit en giboulées qui ruisselèrent blanches le long de mes vitraux bleus.
Je n'ai pas retrouvée celle proposée à mes élèves mais je suis tombée par hasard sur celle-ci.
Pâmoison de la beauté du langage.
J'ai de mon côté une raison de pleurer sur les poésies de cet auteur, en mémoire d'un ami. Je ne sais pas si j'en parlerai un jour mais je garde en moi son terrible souvenir. Où que tu sois tu resteras toujours gravé en moi par ton acte d'héroïsme fatal.
par Dom publié dans : poésie
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Lundi 29 mai 2006
La fourmi

Une fourmi de dix huit mètres
Avec un chapeau sur la tête
Ca n'existe pas ! Ca n'existe pas !

Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards
Ca n'existe pas !  Ca n'existe pas !

Une fourmi parlant français
Parlant latin et javanais
Ca n'existe pas ! Ca n'existe pas !
Et pourquoi pas ?

                                                        Robert Desnos

On reste dans les classiques, mais quitte à être avec les bestioles en se cassant la tête pour savoir si on les range dans les :
- "avec carapaces" ou les "plein de pattes"
- les squelettes internes (comme nous) et les squelettes externes (hormis la tortue connue, chose plus extraordinaire : le moustique, bref toute bêbète qui fait des mues de croissance parce que sa peau devient plus petite : on en apprend tous les jours)
- comprendre que l'os de seiche est une coquille interne comme celle de la limace (si, si, je vous assure, je ne délire pas, c'est ce que j'ai appris !)
/ autant se payer une petite tranche de délire poétique !

On est moins bête après un stage !

Et puis si le coeur vous en dit : un petit bestiaire poétique :
http://www.clicksouris.com/poesie/bestiaire.htm
par Dom publié dans : poésie
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Jeudi 18 mai 2006

"A la question toujours posée "Pourquoi écrivez-vous ?" La réponse du poète sera toujours la même : pour mieux vivre"

Une question d'actualité : le pluie battante a lessivé nos routes, nos maisons et nos coeurs :

 Pluies! lavez au cœur de l'homme les plus beaux dits de l'homme : les plus belles sentences, les plus belles séquences; les phrases les mieux faites, les pages les mieux nées...
Lavez, lavez, ô Pluies! Les plus beaux dons de l'homme.

St John Perse

par Dom publié dans : poésie
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Mercredi 17 mai 2006

Et on veut renvoyer les enfants dans leurs pays de misère, dans leurs pays déchirés, dans le pays que leur mère a choisi de quitter pour se reconstruire ? A-t-on pensé aux règles de l'hospitalité ? Sommes-nous devenus résolument aveugles à la misère des autres, engoncés dans notre petit confort ?

Si vous pensez ainsi, allez signer la pétition sur le site du Réseau Education Sans Frontières /adresse en haut de mon blog/ ou cliquez sur la bannière dans le blog de Thierry Lenain :

http://www.thierrylenain.net/

Si vous n'êtes pas convaincus, lisez dans ce dernier blog les articles concernant Aïssata. Je pense que l'histoire de ces enfants sera la meilleure démonstration qu'il faut faire quelque chose, que cela nous concerne tous si nous voulons sauvegarder une dignité et nos valeurs.

Toujours pas ? Lisez donc ce texte de Victor Hugo :

L'enfant

Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil,
Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un choeur dansant de jeunes filles.

Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.

Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l'onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
Pour relever ta tète blonde,

Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?

Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d'Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu'un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?

Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ?
- Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.

par Dom publié dans : poésie
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