Parce que je l'ai trouvée drôle.
Parce que les temps sont durs et qu'un peu de finesse impertinente ferait du bien.
Parce que quelque fois des consignes qui nous paraissent simple ont un autre sens pour les élèves et que cela nous joue des tours ! Et qu'en plus faire des exercices sans en connaître l'intérêt et à la fois inutile mais aussi d'un mortel ennui...
Parce que j'ai envie de vous faire un peu sourire...

Il n'y avait que Doisneau pour illustrer cela !
Vous me copierez deux cents fois le verbe :
Je n'écoute pas. Je bats la campagne.
Je bats la campagne, tu bats la campagne,
Il bat la campagne à coups de bâton.
La campagne ? Pourquoi la battre ?
Elle ne m'a jamais rien fait.
C'est ma seule amie, la campagne.
Je baye aux corneilles, je cours la campagne.
Il ne faut jamais battre la campagne :
On pourrait casser un nid et ses oeufs.
On pourrait briser un iris, une herbe,
On pourrait fêler le cristal de l'eau.
Je n'écouterai pas la leçon.
Je ne battrai pas la campagne.
Claude Roy







(voilà un beau plant de sésame, non ?)

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