Question officielle de concours :
Quels sont les stades de développement d'un insecte ?
Réponse officielle puis pensée d'alter ego :
oeuf, larve, lymphe, insecte, baygon !
Cherchez l'intrus !!!!! : )
Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère que ça va fonctionner....
Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.
Question officielle de concours :
Quels sont les stades de développement d'un insecte ?
Réponse officielle puis pensée d'alter ego :
oeuf, larve, lymphe, insecte, baygon !
Cherchez l'intrus !!!!! : )
Mettez-moi en péril d'écrire. Je commence une histoire, je vous donne le début. A vous d'essayer de perturber mon écriture en me proposant chaque jour un personnage nouveau, une péripétie, un événement inattendu, des mots à placer, des bouts de phrase, un lieu... Je relèverai votre défi !
Notre histoire :
Le 8 mai, au matin, il enfila gravement son heaume complétant ainsi sa panoplie de chevalier. Dans quelques instants...mais est-ce la peine d'y penser déjà ? Il se forçait à respirer calmement en empoignant sa lourde épée, compagne de toujours.
Erwan, car c'était son nom, respira calmement puis sortit de la tente. Dehors, ébloui par le soleil, il ne perçut tout d'abord qu'un murmure qui s'amplifia. Sa prestance avait ému la foule bruissante qui attendait. Ses yeux s'habituèrent à la lumière et il vit l'amoncellement de la population au pied des remparts, il lui sembla même voir furtivement quelques visages, maculés de boue, cachés dans les machicoulis.
"Des manants venus contempler en secret notre combat, pensa-t-il. Le roi serait sévère s'il les découvrait."
La masse compacte des spectateurs frémit d'horreur brusquement à la vue du terrible adversaire de notre chevalier entrant à son tour dans l'arène. Les carrures étaient par trop inégales. On murmurait dans son dos qu'il aurait un ancêtre géant.
Erwan se souvint des conseils de sa Grand-mère :
"Mon fillot, pour ne pas céder à la panique imagine ton adversaire dans quelque posture ridicule."
Il eut un peu de mal devant cet immense homme sombre puis il lui sembla distinguer dans son ennemi un pagure minuscule hébergé dans sa nouvelle coquille d'acier. Cette idée le fit sourire. Il ne pensa plus à l'éventuelle capitulation dont il avait rêvé dans ses nuits sans sommeil. Plein d'un courage nouveau il empoigna son épée et se rua sur le monstre en hurlant. Le choc fut terrible, des étincelles jallirent du métal frotté. Damoiselle Isabeau ne put retenir son souffle plus longtemps et se laissa glisser sur le sol au pieds de sa soeur qui la toisa d'un regard ironique.
Lorsqu'elle reprit conscience elle était étendue sur un lit à baldaquin placé dans quelque pièce étrange. Une fois sortie de sa torpeur elle se mit à revivre les jours précédant le drame qui se jouait sur l'arène. Son corps alangui, encore douloureux, ne reflétait pas le fil mouvementé de ses pensées. Fourbue, elle ne pouvait bouger d'un doigt mais se laissait entraîner le long de la rivière mémorielle.
La première fois qu'elle rencontra Erwan et leur amour interdit, fulgurant. L'horrible délatrice qui surprit leurs ébats, les condamnant par sa jalousie. Ce vil sentiment poussa sa soeur, son aimée, à s'épancher auprès d'un agent du roi qui rédigea en hâte une charte condamnant les amants. Ils tentèrent de fuir le bailliage mais ce monstre géant, reconnu par sa cruauté, poussé par la promesse d'un mariage forcé, les arrêta en cette terre maudite. Il ne put les ramener le roi chassant par là et prenant les jeunes gens en pitié. Mais tout roi qu'il était il ne put que proposer ce combat inégal promettant la jeune fille au vainqueur.
Une clameur s'éleva par dessus les remparts. Elle se leva avec peine et s'approcha de la fenêtre. Son bien aimé gisait à terre baignant dans son sang. Un silence lourd, pesant se répandit dans la foule atterrée. Puis les hurlements inhumains du vainqueur les fit frissonner. Le jeune fille tremblante, à ce terrible spectacle, sut ce qu'il lui restait à faire. Elle sortit une petite boîte brillante. Trois myrtilles en sortirent roulant dans sa paume douce. Elle les avait achetés à la sorcière vivant dans les sombres dédales du château, ci-devant Claude de la Ribaudière, princesse ayant perdu son titre après avoir craché sur un représentant de l'église, fort entreprenant au demeurant. Elle fit une dernière action en cachant derrière une pierre mal scellée du mur la lettre secrète qu'Erwan lui confia avant son combat. Ils s'étaient revus au travers de la grille de son cachot, un dernière fois, le temps d'enlacer leurs mains et la chaleur désespérée de leur amour les avait envahis. C'est là qu'il lui avait donné ce papier en lui soufflant qu'il s'agissait d'un grand secret qui ne pouvait tomber dans des mains ennemies. Elle jura de les protéger mais son propre destin était alors scellé au sien.
Un grand silence tomba. L'interlocutrice qui avait écouté avec respect le vieil homme au regard pétillant souffla doucement comme si elle cherchait la respiration qu'elle avait retenu jusqu'alors.
- Serait-ce ? commença-t-elle. Est-ce possible ?
- Le DaVinci Code ? acheva-t-il. Il y a une révélation qu'il faut que j'ajoute pour vous convaincre. Erwan appartenait à la célèbre famille des De Saumure.
- Je comprends, murmura Galadriel. Et où cette lettre peut-elle se trouver maintenant ?
- J'ai fouillé la pièce du château il y a bien longtemps mais il ne restait rien.
- Rien ?
- Rien qu'un peu de poussière rouge et une gravure grossière.
- Il ne nous reste plus qu'à confronter nos informations.
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Et tous ceux qui connaissent ce célèbre roman (que je prise fort peu, il faut le dire par méfiance naturelle envers une certaine forme de succès basé sur le mystique, connaissent la fin de l'histoire ! : )
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Merci Mystérious, vocabulaire trouvé (vive le petit larousse !)
pagure : bernard l'ermite
machicoulis : encorbellement en haut des remparts, avec des trous permettant de lancer des projectiles sur les attaquants
Karaba : les mots m'ont donné du fil à retordre, il m'a fallu réfléchir ): )!
Merci pour ta sollicitude chère Galadriel. Dame Isabeau, l'élue, n'avait plus qu'à prendre place !
Définitions moyen-âgeuses de la terminologie employée par Oxygène (moi-aussi je peux faire mon universitaire !!!! : )
bailliage : circonscription du bailli, au Moyen âge
Et il fallait donc définir : Bailli : agent du roi chargé de fonctions administratives et judiciaires
charte ou chartre : Document établissant des droits, des privilèges et qui réglaient des intérêts, au moyen âge.
Tichoukt ououfal a failli me faire périr ! Mais finalement c'était une bonne idée qui m'inspira par contre le nécessaire drame auquel je ne pouvais me résoudre !
ci-devant : noble déchu de ses titres et de ses privilèges
Rendez-vous demain pour un nouvel atelier d'écriture
Alter ego, déçu par la fin tragique des amants surtout avec ses myrtilles, me pousse à vous proposer ce rajout :
Notre histoire :
Le 8 mai, au matin, il enfila gravement son heaume complétant ainsi sa panoplie de chevalier. Dans quelques instants...mais est-ce la peine d'y penser déjà ? Il se forçait à respirer calmement en empoignant sa lourde épée, compagne de toujours.
Erwan, car c'était son nom, respira calmement puis sortit de la tente. Dehors, ébloui par le soleil, il ne perçut tout d'abord qu'un murmure qui s'amplifia. Sa prestance avait ému la foule bruissante qui attendait. Ses yeux s'habituèrent à la lumière et il vit l'amoncellement de la population au pied des remparts, il lui sembla même voir furtivement quelques visages, maculés de boue, cachés dans les machicoulis.
"Des manants venus contempler en secret notre combat, pensa-t-il. Le roi serait sévère s'il les découvrait."
La masse compacte des spectateurs frémit d'horreur brusquement à la vue du terrible adversaire de notre chevalier entrant à son tour dans l'arène. Les carrures étaient par trop inégales. On murmurait dans son dos qu'il aurait un ancêtre géant.
Erwan se souvint des conseils de sa Grand-mère :
"Mon fillot, pour ne pas céder à la panique imagine ton adversaire dans quelque posture ridicule."
Il eut un peu de mal devant cet immense homme sombre puis il lui sembla distinguer dans son ennemi un pagure minuscule hébergé dans sa nouvelle coquille d'acier. Cette idée le fit sourire. Il ne pensa plus à l'éventuelle capitulation dont il avait rêvé dans ses nuits sans sommeil. Plein d'un courage nouveau il empoigna son épée et se rua sur le monstre en hurlant. Le choc fut terrible, des étincelles jallirent du métal frotté. Damoiselle Isabeau ne put retenir son souffle plus longtemps et se laissa glisser sur le sol au pieds de sa soeur qui la toisa d'un regard ironique.
Lorsqu'elle reprit conscience elle était étendue sur un lit à baldaquin placé dans quelque pièce étrange. Une fois sortie de sa torpeur elle se mit à revivre les jours précédant le drame qui se jouait sur l'arène. Son corps alangui, encore douloureux, ne reflétait pas le fil mouvementé de ses pensées. Fourbue, elle ne pouvait bouger d'un doigt mais se laissait entraîner le long de la rivière mémorielle.
La première fois qu'elle rencontra Erwan et leur amour interdit, fulgurant. L'horrible délatrice qui surprit leurs ébats, les condamnant par sa jalousie. Ce vil sentiment poussa sa soeur, son aimée, à s'épancher auprès d'un agent du roi qui rédigea en hâte une charte condamnant les amants. Ils tentèrent de fuir le bailliage mais ce monstre géant, reconnu par sa cruauté, poussé par la promesse d'un mariage forcé, les arrêta en cette terre maudite. Il ne put les ramener le roi chassant par là et prenant les jeunes gens en pitié. Mais tout roi qu'il était il ne put que proposer ce combat inégal promettant la jeune fille au vainqueur.
Une clameur s'éleva par dessus les remparts. Elle se leva avec peine et s'approcha de la fenêtre. Son bien aimé gisait à terre baignant dans son sang. Un silence lourd, pesant se répandit dans la foule atterrée. Puis les hurlements inhumains du vainqueur les fit frissonner. Le jeune fille tremblante, à ce terrible spectacle, sut ce qu'il lui restait à faire. Elle sortit une petite boîte brillante. Trois myrtilles en sortirent roulant dans sa paume douce. Elle les avait achetés à la sorcière vivant dans les sombres dédales du château, ci-devant Claude de la Ribaudière, princesse ayant perdu son titre après avoir craché sur un représentant de l'église, fort entreprenant au demeurant. Elle fit une dernière action en cachant derrière une pierre mal scellée du mur la lettre secrète qu'Erwan lui confia avant son combat. Ils s'étaient revus au travers de la grille de son cachot, un dernière fois, le temps d'enlacer leurs mains et la chaleur désespérée de leur amour les avait envahis. C'est là qu'il lui avait donné ce papier en lui soufflant qu'il s'agissait d'un grand secret qui ne pouvait tomber dans des mains ennemies. Elle jura de les protéger mais son propre destin était alors scellé au sien. Elle avala les baies et ressentit un vide immense. Le temps se mit à reculer doucement et Damoiselle Isabeau put franchir tout obstacle. Tout s'arrêta brusquement. Les gestes suspendus de tous laissait Erwan hébété, contemplant sa bien aimée qui s'avançait vers lui, ethérée, glissant sur la terre. Elle lui prit la main et ils partirent dans une danse d'amour éternel. Lorsque tous reprirent conscience l'épée tranchante du géant heurta le sol à l'emplacement maintenant vide du chevalier courageux. Tous furent soulagés de cette disparition et eurent la conviction de la démonstration du puissant pouvoir de la sorcière de funeste réputation. Plus personne ne parla de cette histoire chacun terrorisé par le mauvais oeil. De l'eau bénite fut répandue sur le sol qui fut laissé à l'abandon. Des fleurs enlacées y poussèrent.
Un grand silence tomba. L'interlocutrice qui avait écouté avec respect le vieil homme au regard pétillant souffla doucement comme si elle cherchait la respiration qu'elle avait retenu jusqu'alors.
- Serait-ce ? commença-t-elle. Est-ce possible ?
- Le DaVinci Code ? acheva-t-il. Il y a une révélation qu'il faut que j'ajoute pour vous convaincre. Erwan appartenait à la célèbre famille des De Saumure.
- Je comprends, murmura Galadriel. Et où cette lettre peut-elle se trouver maintenant ?
- J'ai fouillé la pièce du château il y a bien longtemps mais il ne restait rien.
- Rien ?
- Rien qu'un peu de poussière rouge et une gravure grossière.
- Il ne nous reste plus qu'à confronter nos informations.
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Et tous ceux qui connaissent ce célèbre roman (que je prise fort peu, il faut le dire par méfiance naturelle envers une certaine forme de succès basé sur le mystique, connaissent la fin de l'histoire ! : )
Fais un effort !
Qu'y-a-t'il derrière ces mots ?
Une demande légitime lorsque tout se lézarde, que l'un porte et l'autre non.
Encore une minute d'attention pour un enfant qui n'en peut plus de ne pas bouger.
Ajouter des heures de travail harassantes à des personnes mécanisées.
Demande dirigée vers les mêmes classes sociales asphyxiées.
Est-ce que cela veut dire qu'on en fait pas assez ?
Et l'effort de guerre : être tué pour des querelles de coq ?
Poids supplémentaire pour des jeunes qui ne se repèrent plus dans un monde illisible.
Avez-vous vu le terrible documentaire sur France Télévision appelée La vie de ma mère ? Une jeune gosse de banlieue, déstructurée, mise à la porte de chez elle, cherchant à "faire un effort" pour taire la violence en elle et trouver du travail. Sur sa route un éducateur qui se bat à ses côtés, qui croit à son métier d'accompagnant allant même jusqu'à lui payer l'hôtel pour qu'elle ait une adresse et obtenir un emploi. Cet homme était désespéré comme nous les enseignants de voir des interlocuteurs terriblement exigeants qui lui demandent tout, tout de suite. Et il est au contact comme nous de ces situations familiales limites qui se précarisent, laissant des couples et des enfants exangues. Ses efforts arrachés à sa sensation d'inexistance ne seront pas assez importants pour la société. Elle perdra son emploi. Je ne sais pas ce qu'elle est devenue aujourd'hui mais je pense souvent à cette jeune fille et je souhaite que quelqu'un lui ait accordé une chance de progresser sur sa route.
Un texte qui aide à la réflexion :
« …L’effort humain porte un bandage herniaire
Et les cicatrices des combats
Livrés par la classe ouvrière
Contre un monde absurde et sans lois
L’effort humain n’a pas de vraie maison
Il sent l’odeur de son travail
Et il est touché aux poumons
Son salaire est maigre
Ses enfants aussi
L’effort humain n’a pas de savoir-vivre
L’effort humain n’a pas l’âge de raison
L’effort humain a l’âge des casernes
L’âge des bagnes et des prisons
L’âge des églises et des usines
L’âge des canons… »
Jacques Prévert
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