Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Lundi 19 juin 2006
La piste d'Oxygène sur histoire et théâtre valait le coup d'y consacrer un article :

Très belle idée ! Tu peux aussi accompagner un texte d'une illustration et demander aux élèves de faire parler les personnages de la gravure ou d'en situer le contexte dans une histoire de leur invention. Le résultat est étonnant.

Merci pour cette nouvelle idée qui va me donner de nouvelles exploitations. RDV l'année prochaine !
par Dom publié dans : activités en classe
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Lundi 19 juin 2006
Vous savez que j'ai décidé de boucler mon programme d'histoire avec une pièce de théâtre. motivation plus million (comme dirait ma fille) !
La partie préférée de mes élèves, Louis XIV regardant un extrait du Médecin malgré lui et si vous aviez de durs souvenirs de collège avec Molière, il est temps de se lâcher : le texte marche terriblement bien avec les élèves.
Voici la partie proposée sur l'absolutisme (au milieu de tout le texte). Si l'ensemble du texte vous intéresse demandez-le moi par e-mail (contact en bas de page) :

Vers la monarchie absolue

Narrateur : Au 17/18 ° siècle, les rois de France imposent une monarchie absolue pour éviter que les nobles se révoltent. Ils ont tous les pouvoirs et leurs sujets leur doivent obéissance. Louis XIV, le roi qui a fait construire Versailles, a encore renforcé son pouvoir en envoyant des intendants dans toutes les régions de France et en gardant les nobles importants auprès de lui à la Cour. Il protège beaucoup d’écrivains, d’artistes, de savants. La Fontaine écrit ses célèbres fables, Descartes et Pascal sont de grands philosophes et mathématiciens tandis que Molière, utilisant la musique de Lully distrait la Cour avec ses pièces comiques qui n’épargne personne sauf le roi. Voici une pièce où il se moque des médecins :

Sganarelle : Est-ce là la malade ?

Géronte : Oui je n’ai qu’elle de fille. Allons un siège.

Sganarelle : De quel mal souffrez-vous ?

Lucinde : Han, hi, hom, han.

Sganarelle : Eh ! Que dites-vous ?

Lucinde : Han, hi, hom, han, han, hi, hon

Sganarelle : Quoi ?

Lucinde : Han, hi, hom, han.

Sganarelle : Quel diable de langage est-ce là ?

Géronte : Monsieur c’est là sa maladie. Elle est devenue muette dans qu’on en sache la cause.

Sganarelle : Donnez-moi sa main. Voilà un pouls qui marque que votre fille est muette.

Géronte : Eh oui monsieur, c’est là son mal, vous l’avez trouvé tout du premier coup.

Sganarelle : Ah ! Ah !

Géronte : Mais d’où cela vient ?

Sganarelle : Il n’est rien plus aisé : elle a perdu la parole.

Géronte : Fort bien mais la cause s’il vous plaît ?

Sganarelle : Aristote dit là-dessus de belles choses : cet empêchement de l’action de la langue est causé par des humeurs appelées peccantes, bonus, bona, bonum en latin qui l’empêchent de parler. Comme remède il faut l’allonger et lui donner quantité de pain trempé dans du vain.

Géronte : Ah ! Quel grand homme : vite quantité de pain et de vin !!!!

Diderot et d'Alembert parlant de l'Encyclopédie avec un extrait réel a aussi beaucoup de succès :

Le 18° siècle : l’esprit des Lumières

Narrateur : Des savants, des philosophes, des écrivains s’appuient sur la raison et la science. Ils veulent faire triompher les idées permettant à tous les hommes d’être éduqués et d’avoir accès au bonheur. Ils demandent la liberté de pensée. En politique ils critiquent le pouvoir absolu des rois et demandent une monarchie limitée ou même une démocratie ou le peuple pourrait s’exprimer. Des protestations commencent à s’élever contre l’esclavage. Ces idées se répandent dans toute l’Europe, on en discute dans des cafés, des salons, des bibliothèques...

Jean d’Alembert : Mon cher Diderot. Cette misère que j’ai rencontrée dans les campagnes me devient insupportable et je suis bien heureux de me retrouver à Paris avec vous.

Denis Diderot : Racontez-moi cela m’intéresse.

Jean d’Alembert : La dernière récolte a été particulièrement mauvaise. La famille que j’ai rencontrée n’avait plus qu’un peu de pain sec et de l’eau pour tremper. Le peu de grains qu’elle avait récolté lui a été pris par le Seigneur qui a pris ses impôts.

Denis Diderot : J’en ai touché deux mots au roi mais il m’a renvoyé brutalement. Pour lui, les seigneurs font ce qu’ils veulent dans leur territoire. Pour être entendu il faudrait que le peuple puisse avoir des représentants qui soient écoutés.

Jean d’Alembert : De plus l’ignorance des ces paysans ne les aident pas à améliorer leur sort.

Denis Diderot : Il faut réagir, et en t’écoutant parler une idée m’est venue : nous allons rendre accessible la connaissance pour tous ceux qui savent lire : créons une Encyclopédie de tous les savoirs actuels.

Jean d’Alembert : Oui, travaillons pour que les travaux des siècles passés ne soient pas inutiles.

Denis Diderot : Et pour que nos enfants devenant plus instruits, deviennent en même temps plus heureux.

Et l'histoire devient un vrai plaisir.
Par contre l'année prochaine je ne l'utiliserai pas ainsi. A la fin d'une séquence un groupe d'élève sera chargé d'écrire une petite pièce (ou de la jouer selon) reprenant les moments importants étudiés. Nous verrons...
par Dom publié dans : activités en classe
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Mardi 6 juin 2006
Je souhaitais dans ma classe faire l'élevage d'une bestiole ayant différents stades de maturation.
Explication : pendant le stage avec une collègue nous nous sommes dit que nous débuterions par le livre de Fred Bernard : La reine des fourmis a disparu, pour réaliser une exploitation en SVT (Sciences de la Vie et de la Terre). Mais comme nous le savons, pas question de sauvagement se procurer une foumillière, j'ai naivement pensé aux vers à soie (avec la production finale d'un fil de soie, la visite du Jardin des papillons à Dignes les Bains et d'un atelier de soie : comme chacun sait Lyon était la capitale de ces drapés soyeux). En plus cette année m'étant inscrite au projet Marco Polo que je n'ai pas eu le temps d'exploiter, je tiens pour l'année prochaine un merveilleux fil à suivre.
Pour plus d'infos sur le projet Marco Polo, vous pouvez cliquer ici (une séquence complète vous y attend)
Projet Marco Polo

Oui mais... car dans toute belle histoire il y a un mais....

Ma fille qui est en Grande Section de maternelle m'a ramené aujourd'hui une boîte pleine de ces sémillantes bestioles ce qui donne à peu près cela :



Et encore vous n'en avez que peu d'exemplaire, vous n'avez ni l'odeur (et comment changer leur litière, doit-on vraiment le faire ?), ni la douce musique des mandibules en action (aussi forte qu'une petite bruine sur votre carreau), ni leur fâcheuse habitude de tourner la tête en tous sens pour donner une sensation grouillante fort peu ragoûtante.

Ceci étant dit, rien n'étant impossible à votre humble serviteur, je me fais à l'idée de les accueillir dans ma classe. Je ne les touche pas encore comme ma fille qui n'a peur de rien (souvenez-vous, née à la campagne), mais j'accepte de les dessiner avec elle en les regardant à la loupe.

Quel suspens ! Vous saurez cela l'année prochaine !!!!!
par Dom publié dans : activités en classe
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Samedi 6 mai 2006

Notre atelier avec des handicapés mentaux adultes :

Notre motivation première lorsque nous nous sommes lancés dans ce projet était de pouvoir profiter d'une structure sportive (tous les enseignants des zones rurales comprendront ce dénuement). Le seul mur d'escalade du coin se situait dans une structure d'accueil pour handicapés. Ils proposaient aux écoles d'y emmener leurs élèves. Nous avons décidé de partir à deux écoles (guerre ouverte entre les élèves de deux villages). L'effet de ce travail a été plus que bénéfique et a comporté des ramifications bien plus profondes que le sport prévu.

- Première fois : Prise de contact

Les élèves ont tout d'abord assisté à un match de foot-fauteuil et ont pu participer. Ils ont ensuite visité le centre et voyant qu'une éducatrice s'occupait de plantations nous avons pensé d'un commun accord que nos élèves pourraient y participer. Le projet commençait déjà à prendre une tournure autrement intéressante.

- Les séances : 3 ateliers tournants

1- atelier d'escalade par cycle. Les élèves au début étaient hostiles (Quoi ? L'autre pays/traduisez village/ ? Ces /bip/, on ne veut pas aller avec eux... avec quelques manifestations d'agressivité le premier jour). Cette activité où ils devaient faire confiance les uns les autres a créé un véritable lien entre les deux écoles (ils fonctionnaient par binômes, un élève d'un village assurant celui de l'autre village).

2- atelier de sciences, bon rien de spécial sauf qu'effectivement travailler sur le corps humain avec 3 niveaux c'est plus facile qu'avec 6 !)

3- atelier de plantations en commun avec les handicapés du centre : réalisation commune : des curcubitacées d'ornement pour la fête des mères.

- Une séance finale de présentation du travail.

A la fin du cycle de travail je crois qu'un grand pas avait été réalisé : les élèves avaient apprivoisé leur peur du handicap, pourtant sacrément déroutant. Effet de l'activité d'escalade : ils ont développé entre les deux écoles un lien de confiance qui a perduré. Ils ont réalisé que l'hostilité qui les séparaient n'avait aucune base, ils se sont connus, appréciés et leurs relations se sont même développées en dehors de l'école (des élèves d'un village venant sur le terrain de jeu de l'autre ou création de fêtes communes).

Pourquoi, me dis-je encore ce soir, parquer les enfants handicapés dans des écoles spécialisées, bien loin des autres, comme si la différence devait être gommée. Dans une autre mesure cela me fait penser aux SDF repoussés hors du centre ville à Nice par exemple. Il faudrait réellement envisager les classes d'enfants handicapés dans des écoles normales, je le pense en tous cas. On ne peut pas vivre dans une société qui a honte de certains de ses membres. S'ampute-t-on d'un bras parce qu'il ne nous convient pas ?

par Dom publié dans : activités en classe
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Lundi 1 mai 2006

Mes élèves sont sur un chantier d'écriture individuel (certaines parties sont collectives) : écrire un court récit avec des pirates. Nous inventons au fur et à mesure une trame commune et ils en sont à l'île au trésor que nous attaquerons après les vacances. Du coup pour les aider à inventer diverses péripéties je vais utiliser le support du dessin.

+ Réalisation de leur carte au trésor (qui sera dans la production finale).

+ En se basant sur les obstacles, les noms de lieux inventés, le relief de leur île, il écrivent la partie du récit concernant la découverte du trésor.

J'ai donc essayé aujourd'hui avec ma fille. J'ai un peu de mal encore à manoeuvrer le scanner je ne peux pas vous montrer sa carte mais en tous cas le texte qu'elle m'a dicté. Bon ça fait un peu cobaye, mais c'est parti d'un tracé sur une feuille représentant une chasse au trésor, elle a ajouté une île et divers lieux et puis elle aime bien me dicter des textes à tout bout de champ. D'habitude c'est des histoires de princesses et de dragons mais elle venait de voir Peter Pan... Vous verrez qu'elle a fait un mélange des deux.

Méline la princesse.

Méline la princesse du Capitaine Crochet va en cheval chercher le trésor. Elle doit aller à la fontaine de la baleine, elle traverse un pont d'alligator en courant. Et là, elle va chercher la clé cachée dans le sable. Elle creuse, creuse, creuse, creuse. Après elle passe au rocher du loup, elle prend toutes, toutes, toutes les clés. Elle va dans le chateau-scie où il y a une princesse qui lui donne plein de trésors fermés. Elles repartent toutes les deux et arrivent au trésor de la souris. Elle ouvre tous les trésors et tout à la fin le trésor de la souris. Il y a de l'or dedans, avec plein de bijoux et plein de maquillage. 

Je ne pense honnêtement pas que sans le support de l'image elle puisse raconter ces différentes étapes. Cela permet de faire les connexions logiques, d'ordonner son récit, de trouver des idées sans le blocage du passage direct la création du texte. Je vous dirai à la rentrée si cela a effectivement fonctionné. Jusque là je n'avais pas utilisé l'image pour un récit mais plutôt une structure. J'ai utilisé le dessin dans le cadre de la description avec comme conséquence un enrichissement de la production.

 

par Dom publié dans : activités en classe
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