Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Mardi 8 août 2006

Je me suis assise devant le ksar et j'ai laissé le vent emporter mes pensées

Je n'aurais pas dû le laisser faire

Il est entré en moi comme une tornade

Il a nettoyé ma tête de ses mots

Il a bouleversé mes souvenirs

Il a apporté des effluves de terre, de sable

Les alluvions d'une plage sans mer

Ont gratté ma peau et laissé dans mon corps

Des traces de zébrures comme les griffes d'un chat

Je suis enfin tout et rien

Je suis ce gémissement qui entre dans les fissures

Le sifflement entre les portes

Le murmure d'une eau devenue légendaire

par Dom publié dans : poésie
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Mardi 8 août 2006

Je pense à ma rentrée, c'est un peu tôt allez-vous me dire mais je pense à ma rentrée.

Comment vais-je commencer ?

Premier jour, premier contact, premiers moments.

J'aime ce recommencement qui n'est jamais identique.

Je crois que malgré tout ce métier m'est rentré dans la peau.

Cette année je voudrais commencer par un livre, un livre que j'aime, un livre qui parle d'étendues, d'aventures, de sable, d'eau, de désert et d'océans en furie. Un livre miroir qui parle de l'aventure d'une année qui commence, comme si nous partions tous sur la Fleur de Lampaul, ce bateau école qui emmène des enfants au quatre coins du monde. "Si tu n'as pas étudié, voyage" me dit une papillotte (j'ai oublié l'auteur, mais je vous le retrouverai). Je réponds "si tu ne voyages pas, visite avec tes rêves".

Bien sûr je ne suis pas une idéaliste et je sais que l'année de travail ne peut pas être que du plaisir mais je rêve parfois d'une école sous les cocotiers, devant une mer turquoise où la bio deviendrait plongée, la géo survol en hélico et le français nécessaire pour entendre le bruit des mots dans l'océan. Je rêve...

 

par Dom publié dans : Au jour le jour
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Mardi 8 août 2006

Petites phrases qui n'aident pas un mère dont le fils hurle sans qu'elle ne puisse rien faire. Ce n'est pas que c'est récent, mais l'écrire m'aide à m'en débarrasser, j'ai toujours du mal à évacuer . J'ai souvent utilisé les mots tracés pour les poser dans un lieu et commencer à les oublier.

1- Qu'est-ce qu'il a ?

Phrase assassine : s'il parlait je le saurais, comme il ne parle pas encore suffisement bien pour exprimer ses états d'âme : JE NE SAIS PAS ! Et surtout je me sens totalement impuissante.

2- Enfin, pourquoi cet enfant pleure-t-il avec sa mère alors qu'il était calme avec nous il y a deux minutes ?

Oui pourquoi une fois rentrée le petiot exprime son mécontentement lié à l'absence par des cris ? Un psychologue disait (et je m'y raccroche), que c'est avec ceux qu'il doit se confronter qu'il pleure.

3- Mais avec moi tu vois ça se passe bien.

Alors là pas de commentaire, je n'ai aucune explication mais je suis drôlement soulagée qu'il ne pleure plus et de préférence qu'il soit loin de mon oreille !

4- Tu vois si tu es ferme ça marche, c'est à toi de lui dire.

De nouveau no comment mais là on se sent vraiment mal. Serait-ce donc moi qui induirait cette situation ? Depuis quelque temps je refuse de me culpabiliser pour une situation dont je suis soulagée d'une relation de cause à effet.

___________________________________

L'enfant qui hurle, crie dérange, étonne, rend mal à l'aise. On ne sait pas comment réagir et surtout la société pense que la mère doit être toute puissante pour lui apporter son réconfort. Comment faire alors lorsque mes bras doux et rassurants restent sans utilité ? Dans ces moments j'essaie de puiser en moi la réserve de douceur qui me reste, plus il pleure plus mes gestes se font enveloppants parfois sans résultat et je remercie plus que tout ceux qui dans ces moments me l'ont pris, l'ont calmé. J'ai la sensation qu'il a puisé en moi tout l'énergie que je pouvais lui donner.

Heureusement aujourd'hui ce petit bonhomme a grandi, il éclaire nos jours de sourires et d'amour. C'est plus facile pour lui de dire ce qu'il veut. Cela a beaucoup supprimé ces moments d'impuissance qui resurgissent lorsque le soir son petit blues lui rend ses cris de bébé. Ce n'est plus pénible comme avant cependant tout se bouleverse en moi comme une tempête violente et ce sont les mots, les interrogations qui sont les plus dures à assumer. Nous voyons le bout du tunnel et nous le rencontrons ensemble, nous avons tous tenu, même sa soeur qui lui donne son affection (sans oublier d'exprimer sa jalousie ce qui est plutôt sain).

Ma vision de la maternité en a été profondément boulversée et aujourd'hui je choisis la tolérance. On ne m'entendra plus jeter la pierre à des parents en difficulté et je pense que je saurai maintenant entourer une jeune famille dans la même situation.

Merci à tous ceux qui nous ont aidés, entourés, conseillés.

 

par Dom publié dans : La p'tite famille
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Jeudi 3 août 2006

A Ourazazate ce ne sont pas des dunes de sable mais des montagnes, des rochers, des cailloux, un plateau organique gris qui se couvre de rouge le soir venu. Soleil dru le matin, vent terrifiant dès le début de l'après-midi. Oueds dévastés par une eau absente ou trop brutalement présente. C'est là que des hommes ont choisi de relever le défi de la vie. En apportant l'eau ou en cherchant dans l'insondable terre tarie. Et en moi s'élève cette question de nanti du climat : comment l'humanité trouve ici un berceau d'existence ? Et pourtant l'amour de leur terre les appelle comme une voix lointaine, celle du vent, du sable, celle de l'éternité.

Petit poème écrit par Lucien Toscane :

Désert

 

Des cailloux noirs tranchants
Posés comme des sacrifices
Sur cette terre secrète
Chaude et grise
Parsemée d’arbrisseaux vert brun
Efflanqués et piquants
Nourris du soleil infernal du désert

 

 

Autour des cirques longs
Tout en haut
Des montagnes de blocs et de poussière
Te surveillent
Et toi tu marches
Sur la piste des chameaux
La tête vide et pleine
Le corps fier et fatigué
Et ton âme
Un court instant
Rêve d’éternité

 

 

(Maroc, novembre 1999)

 

J'ai trouvé ce regard juste et ce sont les mots qui m'habite lorsqu'accablée par la chaleur, mes yeux tentent vainement de voir la vie au delà du lac.

par Dom publié dans : poésie
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Jeudi 3 août 2006

Vent sec qui courbe les têtes fières

Vent qui décape la terre et la laisse brillante

Vent d'ouragan dans une pluie de terre

Vent qui envahit les gorges, qui rauque les voix

Vent qui plie les arbres, sans obstacles,

Les pierres seules résistent,

Lourdes d'inhumanité

Devant ma fenêtre s'étend un monde

Où l'homme et sa trace sont éphémères

Et demain encore plus qu'aujourd'hui

Il retrouvera le calme des paysages sans eau

 

Tempête de sable de l'après-midi, vu du ksar

par Dom publié dans : poésie
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