Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Mardi 9 janvier 2007
C'est en faisant un petit par chez Oxygène que je suis tombée sur l'appel au secours des amérindiens Guyanais adressé à notre président.
Pour pouvoir comprendre la détresse de ces populations face au projet de parc national en Guyane, je me suis quelque peu documenté et comme toujours dans les situations de profit l'être humain révèle sa part obscure.
Il faut dire que les indiens subissent de plein fouet les désastres écologiques liés à la fièvre de l'or. Vous savez ce métal qui rend l'homme tellement fou qu'il oublie toute retenue : meurtres, corruption, villes saccagées, forêt dévastée, eaux polluées, voilà ce contre quoi ils doivent lutter, et c'est loin d'être un roman ou une aventure passée.

L'orpaillage (activité qui consiste à trouver de l'or dans des fleuves) est devenu extrêmement polluant car ils utilisent du mercure pour fixer les paillettes (1kg d'or pour nos riches nantis contre 1kg300 de mercure pour les peuples autochtones, pas de mauvaise conscience ?). Et ainsi que fait l'homme lorsqu'il méprise tout, il crache... ces vandales rejettent donc ce métal hautement destructeur dans le fleuve. Les conséquences pour la faune, la flore sont inquiétantes mais l'enquête mercure 2006 signale un taux anormal de présence de mercure chez les Amérindiens. Ils risquent ainsi : des malformations des bébés, grossesses non abouties  , des cancers, des troubles du système nerveux, retards psycho moteurs, altération visuelle... Les enfants au fur et à mesure des générations sont porteurs de plus en plus de substance, le mercure passant par le placenta, l'allaitement. En bref la mort à petit feu de toute une civilisation.
La fédération des Organisation Amérindiennes de Guyane a porté plainte pour empoisonnement au mercure en 2001.
L'orpaillage est évidemment contrôlé mais gangréné par une activité clandestine, avec un caractère "gangstérien", qui est particulièrement importante. Les conditions de travail de ces clandestins (et de leurs familles) sont déplorables, leur sécurité très peu assurée et leur niveau de pauvreté révoltant.

Un espoir pour les Amérindiens résidait dans le projet de parc national, ils espéraient que leur territoire, en tel danger, serait inclus dans le parc, proposition soutenue par les commissaires d'enquête. Cela leur aurait évité d'être la proie de l'orpaillage clandestin.
Mais voili voilà les élections, sûrement l'industrie orpailleuse en jeu mettant ses richesses pour faire pencher la balance, et le combat inégal du plus fort a gagné.

Je publie donc cet appel au secours vous invitant à le relayer dans vos blogs.
Pour en savoir plus :
Un dossier RFO sur l'orpaillage en Guyane (qui m'a aidé à mieux comprendre le caractère impérieux de cet appel)

Le blog de CAP21

Le site sur le parc national en Guyane


Un argumentaire des Verts


Un article du Monde Diplomatique sur l'orpaillage clandestin et sa faune humaine

Les taux de mercure présent chez les habitants du Haut Maroni et les conséquences de l'empoisonnement


Et l'appel au secours (pris du blog CAP21) :

Indignés que leur revendication, qui n'est rien de moins que le droit de vivre tranquillement dans leur zone d'habitat traditionnelle, n'ait pas été reprise dans le projet final, et ce alors même que les commissaires enquêteurs l'avaient soutenue dans leur rapport d'enquête, les amérindiens écrivent au Président de la République le texte suivant :

Collectif des Amérindiens Wayana et Teko de Guyane française

Monsieur le Président de la République,

Nous, Amérindiens Wayana et Teko habitants du haut maroni, fleuve de Guyane française, venons d'apprendre par voie de presse que notre zone de subsistance ne sera pas mise sous la protection du coeur du futur parc national de Guyane, contrairement à notre revendication unanime.

Nous nous permettons de vous signifier le deuil de nos populations à perdre ainsi le dernier espoir que nous avions fondé en l'entendement de la République française à sauvegarder notre avenir. En effet, sauf à être préservé efficacement de toutes formes d'orpaillage et autres usages destructifs de la forêt amazonienne, si fragile, qui nous fait vivre, notre temps est désormais compté, après avoir su nous adapter et vivre avec dignité pendant 1000 ans, sur ces terres de Guyane.

Il apparaît que la décision prise de ne pas accéder à notre requête relève d'un motif politique, qui voit la volonté de création de ce parc avant les prochaines élections présidentielles primer sur toutes autres considérations, les plus sensées comprises.

Il n'est qu'à examiner le tracé retenu pour ce parc pour que le plus simple bon sens y relève cette anomalie manifeste d'exclure tout notre espace de subsistance de sa protection. Ce tracé n'est clairement que le résultat d'un mauvais travail, irrationnel, de sa détermination: une erreur que la République pourrait avoir la dignité d'admettre.

Au lieu de cela, cette incurie va nous faire disparaître, en tant qu'entité ethnique, culturelle, économique, citoyenne. Disparaître comme ont disparu les Amérindiens d'Amérique du nord, sacrifiés à l'autel d'intérêts moins futiles que ceux de votre gouvernement.

Mais pourtant, nous ne sommes plus au 19eme siècle et ses génocides, ses massacres, ses terribles leçons. A l'évidence, ces leçons de l'histoire ne suffisent pas à la République Française du 21eme siècle pour se montrer plus avisée... Ne serait-ce qu'à penser à ce qu'il restera d'elle, dans l'histoire du monde, après le mal qu'elle aura fait à nos peuples.

A ce point de désolation, comment espérer rendre la France à plus de civilisation?

Espérant votre salutaire intervention, nous vous assurons, Monsieur le Président de la République française, l'expression de notre très profond respect.

KËPËTOMAC TAMO, collectif des Amérindiens du haut Maroni.
par Dom publié dans : Solidaires !
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Jeudi 2 novembre 2006
"Le pire ennemi des profits, c'est le plein emploi."
écouter, touche play)

 
(France Info - rubrique La Bourse)
"J'aime beaucoup" le cynisme de certains financiers qui considèrent la misère humaine comme un simple chiffre sur une courbe. J'ai beau faire, je n'arrive pas à comprendre certains de mes semblables.
Heureusement sur le même site (que je conseille vivement), quelques phrases à écouter le matin pour ne pas perdre espoir et surtout continuer à lutter :
"Il faudrait comprendre que les choses sont sans espoir et être pourtant décidé à les changer."
Francis Scott Fitzgerald

"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles."
Sénèque - Il y a longtemps...
CONSEILLER EN INSERTION
voilà à nouveau un métier dans lequel on essaie, comme les enseignants, de ne pas baisser les bras face aux inégalités sociales (bien que parfois on a l'impression d'un bras de terre contre un bras d'acier qui broient les familles aussi facilement qu'une miette...). Je rends aujourd'hui hommage à ce métier qui ne laisse pas tomber ceux en détresse sans réagir.
par Dom publié dans : Solidaires !
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Samedi 16 septembre 2006
Si vous êtes par là vendredi et que le sort des familles de sans-papiers ne vous est pas indifférent, rendez-vous mercredi 20 septembre à 17h30 devant la préfecture de Grenoble. C'est une manifestation de soutien pour soutenir trois familles dont les enfants laisseraient une place bien vide à l'école.

Communiqué de presse : Aucune chaise vide à l’école de Chanas

 

Le 31 août dernier, trois familles sans-papiers de Chanas, avec enfants scolarisés, ont appris par un représentant de la préfecture escorté de nombreux gendarmes leur refus de régularisation dans le cadre de la circulaire « Sarkozy ». Elles ont été contraintes de signer un document d’acceptation d’aide au retour dans leur pays d’origine, la Macédoine, sous la menace d’un transfert immédiat au centre de rétention de Lyon Satolas.

Face au risque d’arrestation, l’une des familles a repris son errance. Malgré les diverses procédures entamées par leurs avocats, les deux autres courent un danger immédiat et permanent d’expulsion.

Comme pour toutes les familles que nous avons placées sous notre protection, nous ne laisserons pas faire.

Nous ne laisserons pas l’Etat et ses services préfectoraux exercer leurs violences contre des familles Rroms dont ils ne veulent pas en France. Nous n’accepterons pas leur retour forcé en Macédoine, où victimes de discriminations, leurs enfants seront exclus de l’école et où les sommes promises pour l’aide au retour n’arriveront pas à leurs destinataires.

En prenant ces familles sous notre protection, nous ne laisserons pas se développer le racisme contre les populations Rroms qui aujourd’hui remplissent les centres de rétention.

En prenant ces familles sous notre protection, nous veillerons au respect du droit fondamental à l’éducation pour tous les enfants et les jeunes scolarisés quelle que soit leur origine.

La mobilisation grandissante des citoyens et des élus dans notre département a permis enfin à des dizaines de familles d'obtenir des autorisations de séjour qui restent cependant temporaires. D'autres, plus nombreuses, sont renvoyées à des démarches harassantes et d'autant plus angoissantes que la nouvelle loi CESEDA sur l’immigration va entrer en application.

En exigeant leur régularisation, nous voulons sortir ces familles de leur situation dramatique, de leur isolement, de leur extrême précarité et donner aux enfants les meilleures conditions de scolarisation.

Membres du Réseau Education Sans Frontières 38 et des collectifs locaux, des associations de défense des sans-papiers et des droits de l’Homme, parents d’élèves, enseignants, citoyens, élus, nous devons tous nous mobiliser pour les familles sans-papiers en danger :

 

Rassemblement de soutien mercredi 20 septembre à partir de 17h30 devant la Préfecture de Grenoble à l’appel du RESF 38, du CIIP, de la Coordination Iséroise de Soutien aux Sans Papiers, du Mrap et de Ras l’front

par Dom publié dans : Solidaires !
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Vendredi 25 août 2006

Arte a plusieurs avantages et notemment celle de proposer une programmation de qualité.

Ce soir je regarde : Les amants du bagne.

Un film essentiel qui parle de l'enquête d'Albert Londres sur les bagnes de Guyane. Voilà un journalisme du courage qui n'a cure des potentats locaux et des magnats financiers. Voilà un journalisme qui fait avancer les choses et qui a été à l'origine de la fermeture de ces lieux de non-droit où les hommes furent traités comme des chiens et morts en masse.

Cette aventure humaniste est relatée dans ses articles que vous pouvez trouver sur ce site :

http://livresgratuits.free.fr/pdf/londres_au_bagne.pdf

Sur Wikipédia vous pourrez lire sa vie, passionnante :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Londres

Et dans cet article une critique du film

http://www.humanite.presse.fr/journal/2005-01-29/2005-01-29-455735

dont la conclusion me paraissait appropriée

Les journalistes d’aujourd’hui, à l’heure où le pluralisme de la presse est remis en cause pour des questions de gros sous, pourront aussi se sentir confortés et légitimés par ce téléfilm. Laurent Malet en est convaincu : « On a la chance d’avoir une liberté de la presse qui est indiscutable, mais qui, malheureusement, n’intéresse pas toujours. Il faut que les journalistes continuent de témoigner, ne serait-ce qu’à titre d’exemple, même si la distribution et le nombre de lecteurs se restreignent. Mieux faire découvrir qui était Albert Londres à travers ce film est aussi une façon de rendre hommage à la profession journalistique, à tous ceux qui, par la plume, ou peut-être par la caméra, vont chercher l’information sur le terrain ». À méditer.

 

par Dom publié dans : Solidaires !
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Vendredi 11 août 2006

Je n'en avais pas parlé jusque-là. Du Liban.

Les mots me semblaient dérisoires, vides, incapables d'exprimer ce cri muet qui reste collé à ma gorge depuis que j'ai vu les images de cette guerre immonde.

Et puis je suis allée sur ces sites qui dépassent cette paralysante horreur et j'ai décidé de tenter.

Thierry Lenain et mots-nomades.

Ce qui m'a fait sortir du silence c'est cet article du dernier blog sus-cité et surtout cette phrase :

PS. Pour preuve de cette indifférence estivale : j’ai consulté pas mal de sites d’écrivains que je connais, [...} le constant est affligeant : silence radio total. J’ai même trouvé sur un site ce titre : « un beau week-end , tranquille et studieux » No comment !

Ce soir je veux exprimer ma révolte pour que mon silence ne soit pas de l'indifférence, parce qu'il incombe à tous de prendre position dans ce conflit et qu'on ne peut pas laisser mourir des civils, des enfants sans réagir.

Que ce soit clair, AUCUN MOTIF NE PEUT JUSTIFIER LA MORT D'AUTRUI. Comment ose-t-on parler de feu vert donné par la communauté internationale, comment l'Europe des Lumières peut-elle laisser mourir des enfants sans au moins dénoncer cette guerre immonde ? Revendiquons-nous donc la même barbarie qu'antan, n'avons-nous pas pensé, réfléchi depuis ?

Je n'ai pas beaucoup de culture politique, c'est un tort car pour pouvoir penser il faudrait comprendre la complexité du monde. Cependant je refuse de me donner bonne conscience en justifiant de tels actes par une compréhension cynique politique.

Il n'y a qu'une question qui me taraude, qui me hante : comment un peuple qui a tant souffert de la haine, du rejet, de l'extermination massive, comment peut-il envisager de faire souffrir d'autres peuples de la sorte ? A quoi sert l'immense courage de ces déportés (je viens de relire Primo Levi, Si c'est un homme, un texte essentiel, un texte boulversant dont je n'arriverai pas à parler avant longtemps) qui ont survécu pour témoigner ? Serait-ce pour justifier des actes assassins ?

Attention, qu'on ne me juge pas comme prenant parti contre l'autre belligérant. Mais ce que je ne supporte pas c'est que dans cette guerre, comme dans toutes les guerres, ce sont les pauvres, les innocents, les non-décideurs qui trinquent, d'un côté comme de l'autre, en plus dans un pays qui cherchait justement à s'émanciper des haines qui fomentent en son sein.

Il faut arrêter le massacre des innocent, si les décideurs politiques devaient risquer eux-même leur vie dans un combat à mort, entraîneraient-ils leur peuple dans ces luttes fratricides. Oui FRATRICIDES parce qu'au delà des frontières, des religions, des traditions, nous sommes FRERES faisant partie de la grande famille de l'HOMME.

Et bien que je viens de terminer cet article, cela ne me rassérène pas, je le savais. L'écrit ne hurle pas suffisement pour moi. Que ceux qui pensent encore que cette guerre est nécessaire revoient les images d'enfants, tels que j'espère ne jamais voir les miens, et que je porte comme les miens.

par Dom publié dans : Solidaires !
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