Le bonheur, même avec une pluie d'orage et un vent frais (les voisins décidément doivent nous prendre pour des fous) de se retrouver dehors chez nous avec la bonne odeur de grillades aux
herbes. Presque un air de juin, nous tenons le bon bout et nous ne nous décourageons pas : demain espérons il fera beau ! Il y en a un que cela ravit particulièrement c'est notre petit dernier
qui ne s'épanouit que dehors. Petit prince (mère aveuglée, pardon !) des espaces verts, adorant les arbres et les promenades. Il est capable de rester devant la porte de longs moments
ou de pleurer dès que l'un de nous s'en va sans l'emmener (crime de lèse majesté bébé). Je n'ai jamais vu un enfant (même dans ma nombreuse famille) aimant autant l'extérieur. "Futur
Garde-forestier" (en espérant qu'il lui reste beaucoup d'arbres à protéger !) ?
"Futur ce qu'il veut" répliquerait une cousine d'alter ego qui tient beaucoup à dire à chaque enfant qu'il aura plus tard la liberté de choisir sa voie. Il sera avant tout lui-même.
On en revient au : D'où viens-je ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quelle étagère ? (Bon elle est un peu surfaite mais il faut pardonner à la pauvre gastroïsée !).
Le pays de Cocagne façon Brueghel : un pays où la nourriture vient toute prête dans l'assiette. Observez l'oeuf à deux pattes déjà ouvert avec sa petite cuillère, le poulet qui s'installe de lui-même. Imaginez-vous comme mes élèves un lac de lait dans lequel baignent des céréales ou désirez-vous ajouter vos propres dessins (ce que nous avons fait en classe).

Tiens en voilà une bonne idée :
Je vais vous proposer comme à mes élèves :
Quel serait votre pays de Cocagne ?
Répondez-moi vite
Dans votre souvenir Casse Noisette est sûrement resté le ballet bien policé avec pointes et tutus. Non que je ne trouve pas plaisant de suivre un bon ballet classique surtout s'il s'agit de danseurs de l'Opéra de Paris (en ce cas il ne faut rien négliger !). J'ai vu celle de Béjart, difficilement utilisable mais terriblement irrévérencieuse comme sait détourner ce grand chorégraphe et j'ai malheureusement acheté pour l'école une très mauvaise édition du Bolchoï extrèmement mal filmée qui n'a obtenu qu'un pauvre regard déçu de mes élèves, même des filles qui font de la danse. Objectif raté en ce qui concerne la vision du film. Avez-vous des versions plus intéressantes à me proposer ?
Le travail sur ce livre leur a particulièrement plu. Rien à voir avec le petit conte mièvre, dont les événements finissent par lasser (soit qu'ils soient trop connus ou trop attendus). Le début commence doucement avec une description de la soirée de Noël de Clara et son frère. On peut y effectuer des coupes franches (dans la mesure où un ouvrage devrait /j'utilise le conditionnel de manière intentionnelle/ durer 15j / 3 semaine). Par contre l'intérêt des élèves est renouvelé tout au long du récit : des passages à ne pas mettre de côté :
- Le récit de la vie de Casse-Noisette (le passage de la reine des souris défigurant la petite princesse est assez bien apprécié !)
- La bataille bien sûr entre le prince et le fils de la reine des souris (l'horrible monstre à 7 têtes : succès garanti !) : cette bataille est intéressante car elle utilise un suspens souvent usité en littérature. Ce n'est qu'au moment où tout semble perdu que Clara sauve le Prince et met fin à la bataille. L'habitude de mettre en réseau avec d'autres oeuvres nous a conduits (à la demande d'un élève) à lire un passage (très édulcoré) du Seigneur des Anneaux concernant le Gouffre de Helm. De manière identique au moment où tout semble perdu Gandalf arrive et concrétise un espoir de victoire qui deviendra réel.
- Le départ de Clara avec son Prince qui s'envolent au pays de Cocagne (royaume des jouets) par une cheminée. Ce passage a donné lieu à trois propositions de travail :
- + Découvrir l'origine de cette expression (cf le travail proposé par le fichier d'accompagnement du Bibliobus d'Hachette) en se basant sur des documents ou réaliser une recherche sur internet (dans ma classe j'ai opté pour leur proposer des documents trouvés par mes soins).
- + Observer le tableau de Breughel appelé : Le pays de cocagne, et qui propose une interprétation très personnelle de cette expression. Ensuite proposer à chaque élève d'écrire ce que serait son propre pays de cocagne. Ce travail a donné des résultats fort étonnants. A l'heure où l'on pense les enfants asservis à la tété, la console et autres réjouissances liées à la société de consommation, ils ont dans l'ensemble proposé un monde dans lequel ils retrouveraient des grand-parents, ou un père perdu, absent, ou encore un lieu de retrouvailles pour leurs parents divorcés. Et ce n'était pas un effet de suivisme puisqu'ils faisaient ce travail par écrit. Surprenant non ?
- + Un site très intéressant sur les oeuvres de Breughel avec un commentaire et le tableau interactif http://www.restode.cfwb.be/francais/_ARTS/Breughel/09cocagne/index.asp
- + Faire un lien (trouvé par mes élèves eux-mêmes) avec la cheminée de Harry Potter (relecture du passage super motivation!!!).
Finalement l'oeuvre à laquelle vous penseriez le moins dans la liste de littérature pourrait vous surprendre.
Repos ? Oui forcé et finalement épuisant puisqu'avec une gastro machiavélique, riant (ou était-ce la fièvre) étreignant mon estomac d'une main de fer. Rien de tel lorsque les douleurs vous prennent à 2h00 du mat de finir la nuit avec un DVD gentillet, pas trop difficile à comprendre : type la suite du journal de Bridget Jones qui fait paraître votre maladresse pour de la finesse ou l'Age de glace 1 le bonheur absolu surtout si votre fils est réveillé à 3h00 du mat et semble résolu à crapahuter sur votre ventre jusqu'à ce qu'il s'endorme sur le canapé avec vous tout à l'envers ! Il n'y a que l'écureuil qui peut le tenir tranquille, pour ceux qui ne connaissent pas le pauvre écureuil (mythe de Sisyphe) qui doit tout le temps recommencer la même tâche qui s'avère catastrophique : cacher sa noisette : Ah ! L'instinct !
Commentaires