Vendredi 20 juin 2008
Il est vrai que je suis un peu fragile en ce moment mais j'ai besoin de me débarrasser d'un peu de colère.
Ce matin je me suis rendue avec Grand Chevalier à l'hôpital. Au programme radios de la main et pédiatre. Il faisait face avec courage, surtout en sachant que nous allions prendre le tram.
Arrivés dans la salle d'attente nous jouions tranquillement quand une femme sèche et désagréable dit son nom, et nous enjoint à la suivre d'un geste coupant. Pas un regard pour mon petiot qui finissait son jeu, pas un bonjour comme s'il était transparent (et moi avec), nous la suivons, elle se carapatte dans un couloir, exaspérée de notre lenteur.
Nous entrons. Grand Chevalier déteste les machines de radios, elles sont grosses, font du bruit quand elles bougent, il a peur d'avoir mal comme pour son diagnostic...bref c'est un petit garçon brusquement angoissé qui s'accroche à moi.
- Mettez-ça.
Elle m'enfile le tablier pour me protéger des radiations et en ajoute un à mon loulou que cela effraie, il ne comprend pas.
- Pose ta main sur la table et tu ne la bouges pas.
Aucune explication, alors moi j'essaie de le faire mais je me suis aperçue que si le soignant ne le fait pas, il reste inquiet. Il recroqueville ses doigts en murmurant "aïe, aïe, aïe". J'ai beau lui parler rien ne fait. Cela énerve la manipulatrice.
- Maintenant arrête, lui dit-elle sèchement. Arrête tes caprices, tu poses ta main à plat où je me fâche.
Et comme cela le panique de plus en plus d'autant qu'elle règle le plateau qui bouge et se rapproche du bras qui fait la radio elle lui assène :
- Si tu ne te tiens pas correctement, je devrai m'occuper de toi sans ta maman, elle sortira.
Cela n'a l'air de rien comme ça, mais je me suis sentie terriblement mal, les larmes ont commencé à me monter, cela aurait dû être la colère cependant je me sais si limite en ce moment. Nous avons dû faire deux prises, j'ai cru que cela ne finirait jamais parce qu'elle ne se privait pas de commentaires acerbes puis elle lance un "Regarde le clown !" énervé, soit dit en passant c'est un poster affreux, immense devant la machine.
Elle nous quitte en nous donnant le coup de grâce :
- C'est malin, tu as bougé, je vais voir si c'est bon, sinon il faudra la refaire.
Grand Chevalier pleure maintenant franchement, j'essaie de le calmer, il n'a qu'une hâte : sortir de ce lieu sombre aux machines inquiétantes. On nous fait poireauter 10 minutes, sans nouvelles. Elle revient, nous tend la radio, je ne la salue, ni lui dit merci. Je suis en fait bouleversée, cela vous paraît peut être un peu puéril. Je me sentais vraiment mal, il m'a fallu du temps pour récupérer.
Il y en a vraiment qui se sont trompés de métier !

Heureusement, la consultation avec la pédiatre se passe bien, c'est une femme adorable, qui prend le temps de tout expliquer et Grand Chevalier peut même la suivre seul, sans être obligé de me tenir la main. J'ai l'impression d'être dans un autre monde. Bonnes  nouvelles les autres hormones tiennent le coup, ouf !

Du coup, comme je devais le poser chez la nounou (je passais dans ma nouvelle école à midi), je suis allée boire le café avec mon équipe actuelle, ils m'ont bien rassérénée...comment je ferai l'année prochaine ????


http://posuto.blog.lemonde.fr/files/2007/05/chaton-amis.1180041398.JPG


par Dom publié dans : Au jour le jour
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Vendredi 20 juin 2008
Conseil d'école
Les parents demandent qui part.
Je me désigne.
L'un d'entre eux demande "Et vous savez qui va avoir la chance de vous avoir ?"
Rires de mon équipe qui connaît l'accueil que j'y ait reçu, dans ma nouvelle école.
"Je ne sais pas, mais je ne serai jamais aussi bien qu'ici, répondis-je." J'y ai ajouté les compliments d'usage donnés du fond du coeur.
Une collègue m'interrompt : "Et si elle en rajoute elle va pleurer :)"
Ma directrice : "Nous aussi nous allons te regretter."
Avant de partir une maman me prend par l'épaule : "Je vous remercie de l'année qu'a passé mon fils avec vous".

Je me promenais à midi avec une collègue sur le marché, histoire de chiner un peu avant de me mettre aux corrections. On s'arrête toutes deux devant un magnifique étal de soiries chinoises. Au fond, une cape en velours noir réversible avec à l'intérieur une broderie d'or. Superbe. Mon amie craque et m'en offre un également. J'ai les larmes aux yeux et le coeur qui déborde.
"Tu sais, me dit-elle, j'ai tellement aimé travailler avec toi, tu vas beaucoup me manquer".

Et demain, après l'hôpital pour Grand Chevalier (ce qui ne sera pas une partie de plaisir il déteste la grosse machine qui bouge : traduisez la machine qui fait les radios), je vais à ma nouvelle école...en traînant des pieds.

Je crois que c'est chez Moukmouk que j'ai vu cette vidéo de circonstances :

par Dom publié dans : Au jour le jour
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Vendredi 20 juin 2008
C'est l'anniversaire de notre Princesse, de notre étoile, de notre merveille. 8 ans déjà qu'elle se tenait enfin dans mes bras dans un moment de pur bonheur. 7 ans déjà qu'elle se posait souriante dans mes bras. 6 ans déjà qu'elle marchait à toutes jambes. 5 ans qu'elle pouvait tenir des heures devant une pile de livre. 4 ans qu'elle me réclamait sans cesse Claude Ponti. 3 ans qu'elle s'allongeait dans le parc près de chez nous en disant son bonheur, 2 ans qu'elle riait en regardant Gaston, 1 ans qu'elle apprenait à lire. Puis hier où elle a navigué, heureuse, au milieu des attentions que nous lui avons apportée, toute fière du cadeau offert par son petit frère, qui tenait à lui offrir une b*rbie, toute heureuse de la tarte aux fruits rouges qu'elle a dévoré...
Bref, un joyeux anniversaire pour ma grande fille (qui s'amusait ce soir à danser le lac des cygnes  et racontait à son parrain la longue liste des Yoko Tsuno qu'elle lisait au dos de sa nouvelle BD).

http://imagesforum.doctissimo.fr/mesimages/4068483/Doo%20diddle%20bon%20anniversaire.jpg1..jpg
Bon je sais, c'est un peu pub, mode et consommation mais elle aime ça...

Ah oui ! Aujourd'hui c'était son vrai anniversaire mais nous lui avons fêté hier car notre journée était bien remplie. Du coup elle a apporté son gâteau au chocolat, ses bonbons et les a distribué à l'école, rouge de bonheur (paraît-il) et couverte de compliments sur la recette.
En passant je vous la conseille, elle est ici !
Ce matin, après la garderie, une de mes voisines m'a racontée, émue, que ma fille était venue la voir, la saluer, lui dire que c'était son anniversaire et s'est collée à elle jusqu'à l'heure de l'école. Cette femme, adorable, était touchée d'avoir pu être un repère pour ma fille. Explications de ma princesse : "Je sais que tu lui parles souvent avec elle et puis je la trouve trop belle avec ses beaux vêtements. J'étais un peu triste ce matin parce que je savais que je n'allais pas te revoir avant longtemps."
Je déteste travailler le jour de l'anniversaire de mes enfants...

Un cadeau pour ma louloute :
par Dom publié dans : La p'tite famille
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Lundi 16 juin 2008
...mais après cette semaine, je soufflerai un peu. Avant c'est l'apné qui me guette !
Je vous laisse juste un petit mot ce soir, un mot d'enfant ! Nous avons réorganisé les chambres des enfants et fait des sacs de jouets pour Emmaüs, résultat, propre et net, dégagé et spacieux, un vrai numéro pour déco sur M6.
Ma grande princesse a fait visiter son royaume à sa copine de solfège.
Mon grand chevalier tout fier m'a dit ce soir : "J'ai une belle chambre, toute neuve !". Il suffisait de peu pour le rendre heureux.
Je vous offre notre chanson fétiche du matin pluvieux où il faut en plus se presser pour déposer tout le monde à l'heure, cela convient bien aussi à nos chambres toutes belles !




Pour moi, il me suffit de deux bras tous doux autour du cou, comme un collier d'amour.
Et vous ? Que vous faudrait-il, à vous, pour être heureux ?
par Dom publié dans : Au jour le jour
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Vendredi 13 juin 2008
Défi littéraire : Cat, qui décidément m'inspire, nous propose d'écrire un petit texte en imaginant que nous puissions être de l'autre côté de la barrière des incompréhensions mutuelles homme/femme.
Enfin ce n'est pas tout à fait cela, j'ai un peu transformé.
Je vous donne la consigne originale :
Cher lecteur, si vous étiez une femme, comment seriez-vous ?
Et vous chère lectrice, si l'effet inverse vous tombait sur le paletot comment seriez-vous ?



Je me suis levée ce matin et j'ai senti une flemme terrible, un corps lourd et une étrange sensation. Je me levai péniblement et me traînai jusqu'à la salle de bain. J'y entendais une étrange voix féminine fredonner. Je restai interloquée devant la salle de bain.
"Quoi ? Qu'est-ce ? Qu'ouïs-je ? Une femme dans ma salle de bain, que fait-elle là ?"
La porte s'ouvre bursquement sur un courant d'air :
- Bonjour mon chéri, bien dormi ? Je suis prête, le café est chaud et les enfants sont déjà habillés.
Je restai sans voix : j'étais devant une réplique parfaite de moi-même.
Elle passa devant moi en me frôlant, m'envoya un baiser frais et me lança négligemment :
- N'oublie pas qu'aujourd'hui tu as une grosse journée.
J'entrai dans la salle de bain et là, stupeur, vous auriez ressenti la même, je découvris le visage mal rasé de mon mari. Comme dans un mauvais film, nous avions échangé nos corps et j'allais devoir me dépatouiller avec le rasoir pour me donner figure humaine.
Après une bonne demi-heure, je me traînai dans la salon, ma "femme" s'agitait, je ne comprenais absolument pas comment elle pouvait réaliser en l'espace d'un instant quinze mille choses à la fois tandis que péniblement je n'arrivais qu'à...boire mon café ! Je m'étirai. Un objet au sol attira mon attention, il me paraissait merveilleusement proportionné et je proposai sur le champ à mon fils de faire quelques passes sous la table à manger.
"Tiens, me dis-je, c'est ce soir France-Roumanie, il ne faut vraiment pas que je rate ça". Pour les faire rire je leur fis quelques tours de magie avec ma serviette.
Je me préparai tandis que mes enfants étaient déjà habillés pour l'école et ma femme sur le départ...est-ce que tous les matins c'est ce que je faisais...vraiment ?
Une bise rapide de tous et me voilà dans le calme de la maison. Je shootai avec passion et hurlai ma joie : j'avais réussi à mettre un but entre les deux pieds de la chaise.
Ce fut cette action qui fit qu'une partie de moi se révolta... mon corps avait-il transformé à ce point mon esprit ? Je me rassis devant ma tasse et me prit la tête entre les mains. Malgré ce qui me caractérisait maintenant, quel homme aimerais-je être donc ?
Evidemment c'est Kipling qui m'est revenu, le texte lu pour le baptême de notre fils. Ah ! Si j'étais un homme, je serai comme le mien : drôle à longueur de journée, impatient d'être ensemble, rationnel, tendre comme ses deux bras qui m'enserrent pour aider à contenir la joie ou la douleur, d'une logique imparable, faisant sans cesse le grand écart entre ses désirs et les miens, le repère calme d'une hirondelle sans cesse en vol...
Bon ce n'était pas tout mais "l'éloge du savoir" vient de se finir sur France Culture, c'est le signal faut que je parte. Je rassemblais en hâte les copies éparses, les manuels lourds et les responsabilités d'un prof de secondaire et c'est là que j'ai réalisé : j'allais non plus retrouver mes loulous de 8 ans mais des charfouins en pleine adolescence...heureusement la panique m'a réveillée. A la radio une voix calme égrenait des textes grecs sur les fontaines et les sources de la Grèce antique. Malgré tout je préférais être moi ! Je porterai mes enfants comme des cadeaux, tout chauds, tout lourds de sommeil et la journée sera belle...

SI...

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils

par Dom publié dans : Atelier d'écriture
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Album photos

Recherche

Texte libre

NUL
Recommandé par des Influenceurs.

Images aléatoires

Texte Libre

 

INterne Sublime Théâtrale Inquiète Tatillonne

 

 

 

 

Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

Compteur
Compteur gratuit

Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

Locations of visitors to this page

 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus