Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Mercredi 2 avril 2008
Ecrit hier, posté aujourd'hui un petit poème afin d'illustrer ma tête comme une passoire au travers laquelle le temps passe et fuit, sans que je ne puisse la retenir.
Je pense que ce texte fait écho à celui d'Obni (lisez son commentaire intéressant qui explique sa démarche)

Le temps trouve toujours, quelque chemin caché...

 

Une tête comme une passoire

Les pensées s’en écoulent

Le temps passe au travers

Traqué en désespoir

 

Pourtant rien ne fera

Retenir la jeunesse

L’insouciante éternelle

Qui fuit par tous les pores

 

Blottie entre mes mains

Ma tête se vieillit

Se ridant, se cachant

Sous des rivières creusées

 

Je me retourne vers lui

A l’innocent regard

Et je pose sur sa tête

Un casque d’argent fin

 

Ma vie, mes mains, mes yeux

N’auront pas été vains

Si pour une seconde

Je peux le retenir

 

Et partager l’instant

D’une douce éternité

Et partager l’amour

Qui, lui, jamais ne fuit


http://www.chronomania.net/contenus/Articles/cadran_solaire/cs_concarneau.jpg

par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Mardi 1 avril 2008
Ce soir l'amorce pousse aux coups de tête malheureux, comme vous pourrez le constater vous-mêmes !!! Il est proposé par Samantdi.
Cette amorce était le début du billet de Colin Ducasse Je suis le maître du monde publié le 18 février 2008.

L'engrenage


Notez, je vous prie, que j’aurais résisté longtemps avant de finalement céder sur un malheureux coup de tête hier soir dimanche, aux alentours de minuit.

J’ai récupéré mon bébé dans notre chambre. Tout avait pourtant bien commencé dans la vie, un petit bouchon de 3kg cinq d’amour, tout menu, tout gentil qui tétait tranquillement en jetant des regards étonnés autour de lui. C’est vrai que pendant cinq jours il était blotti contre moi, nuit et jour, je ne voulais absolument pas le laisser dans la nurserie, j’avouerais que de le voir dans les bras d’un autre me paraissait extrêmement difficile à vivre. C'était comme si on m’enlevait une partie de moi, une partie de moi que je refusais de ne plus sentir en moi. Quand nous sommes rentrés à la maison, nous avions décidé avec son papa, d’un commun accord, qu’il irait tout de suite dans sa propre chambre. Nous avions envie de nous retrouver à deux après avoir été trois pendant neuf mois. Ma « maladie symbiotique » s’était envolée. Nous maîtrisions la situation. Quand nous sommes arrivés, nous lui avons présenté la maison, là où il allait devoir vivre maintenant. Il avait plutôt l’air d’aimer. D’ailleurs, faisant des jaloux dans notre entourage, il s’endormit relativement bien dans son nouveau cadre commençant ses nuits à un mois. Mais voilà...deux mois plus tard j’ai dû reprendre le travail. Nous avons cherché « la nounou idéale » et pour cela écumé toute la région mais au moins quand je l’y laisse je me sens tranquille. Les trois premières fois il a pleuré mais dimanche rien du tout, j’ai eu une boule à l’estomac toute la journée. On est drôlement faites, nous , les mères. Une pointe de jalousie, une pointe de volonté d’indépendance, une pointe de koala, une pointe de crocodile... En tous cas comme je l’ai récupéré tard à cause d’une réunion, je l’ai serré longtemps, longtemps contre moi et quand à minuit il a pleuré...oh, un tout petit peu...oh tout doucement...oh une regrigne...je me suis précipitée tandis que son papa dormait. Je l’ai bercé tranquillement, au creux de mes bras il s’est rendormi tout pesant, tout doux. J’ai résisté, croyez-moi, je suis même allée jusqu’à son berceau à plusieurs reprises puis faisant fi de Dolto je me suis recouché avec mon petit loulou. Mon mari a eu la surprise de découvrir son petiot à ses côtés, une main dans la mienne, l’autre posée sur son coude. Coup de tête malheureux, oui, parce que ce soir je l’ai couché et il ne semble pas apprécier de la même manière la solitude de son couffin !

L'image “http://www.ac-grenoble.fr/ecole/peyrins/Foetus/foetus14.JPG” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

 

par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Lundi 31 mars 2008
Mon sablier est bien entamé, je vous le livre tel quel avant d'aller coucher les enfants qui grimpent sur les murs !!!!
Merci encore une fois à
Agaagla qui nous propose cette amorce prometteuse provenant d'un billet de Traou, intitulé Histoire du corps (tome 3)

Motion déposée

Et puis un jour, on ose relever la tête. Enfin, pour moi, cela s’est traduit comme cela : j’ai commencé à arpenter la vie en ne contemplant plus le sol, courbée que j’étais sous le poids de mon encombrant boulet, mais redressée, regardant les autres dans les yeux, et l’horizon vers lequel j’allais une conscience se fit jour.

 

Un soir l’illumination s’est insinuée, par tous les pores de mon être, elle s’est imposé petit à petit. Je n’avais plus qu’à répandre ce que j’avais découvert, ce qu’on m’avait enseigné miraculeusement. Les routes poudreuses, remplies de nos chants et de nos brames, semblaient pour moi comme l’allégorie de notre fardeau chaque jour renouvelé. Bien sûr, se défaire du joug de la servitude ne va pas sans peine et long fut le chemin pour me rallier des disciples. Harassés de fatigue, mon peuple à l’œil mort se contentait de ce qu’on voulait bien leur donner. De l’eau boueuse, un peu de verdure. Mais la force de ma conviction, les mots que je leur apportais leur donna matière à leur intelligence. De bête de somme nous devînmes âmes pensantes, le début de notre conscientisation.

Depuis, nous nous sommes organisés, je suis à la tête de la plus puissante organisation syndicale de notre profession, nous avons décidé récemment qu’il nous faudrait un jour de repos et Internet installé sous nos tentes. Nous sommes en relation avec les différents mouvements d’indépendance qui se sont développés de par le monde. C’est pourquoi aujourd’hui, fort du nombre de mon peuple, je dépose cette motion devant vous tous, membres de l’ONU afin que soit reconnu nos revendications. Elles ne sont pas compliquées, juste le respect de notre culture et de notre « humanité ».

 

ONU, le 31 mars 2008, Discours du Maître Dromadaire dite La Découvreuse.


http://www.guide-maroc.net/photos/villes-divers/ombre-chameau-dromadaire-deserts-nomades-.jpeg

Je ne sais pourquoi cette amroce m'a fait penser au plus patient des portefaix : le dromadaire, ce vaisseau du désert, lent, majestueux et éminemment sympathique. C'est aussi un symbole de tous ceux que la cruauté des hommes asservit.

par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Lundi 31 mars 2008
C'est sur une idée de Cat qui nous propose d'écrire LA lettre que nous aurions vraiment aimé recevoir. Elle a elle-même participé de manière émouvante et vous pouvez la lire ici.
Avant que son jeu soit retiré je me lance. J'aurais aimé recevoir une lettre de mon grand-père je crois...

Ma petite-fille,
Si je t'écris aujourd'hui ce n'est pas pour me justifier, ce que j'ai fait ma famille sera à jamais comme une tâche sur mes mains.  Ce n'est pas non plus pour m'excuser car ce que j'ai osé est inexcusable. Je veux juste te dire que contrairement à ce que tu crois, je ne suis pas mort...pas encore. J'habite même la même ville que toi, je t'ai vu à plusieurs reprises mais ta mère me reconnaissant te serrait plus fort la main et changeait de trottoir. J'ai toujours respecté sa douleur, je ne pourrais pas forcer cette rencontre. Je vais mourir bientôt, ce que je regrette ne peut plus s'effacer, j'ai été un monstre et il faut que je m'éteigne avec cette image. Je voulais juste te dire....juste te dire combien j'aurai aimé vous connaître...
Avec toute l'affection que je ne sais qu'à peine offrir.
Ton grand-père.
Il ne sera plus nécessaire de te promener maintenant dans tous les cimetières de la région, comme un besoin immense de trouver ce que tu cherches...je suis encore un peu vivant.

Mon grand-père a martyrisé sa femme et ses enfants. Je l'ai toujours cru mort alors qu'il vivait quelque part dans ma ville, je l'ai plus que probablement croisé. J'ai appris qu'il était encore vivant quand j'étais jeune en apprenant que la date de sa mort était bien plus loin que ma naissance. Du jour au lendemain, je n'ai plus eu besoin d'aller me promener avec ma grand-mère dans les cimetières. Les secrets pour les enfants n'en sont pas, j'en suis maintenant plus que persuadée. Nous n'avons de lui qu'une photo avant son départ pour la guerre et une lettre adressée à sa belle-soeur lui demandant de prendre soin de sa femme et de ses enfants. Revenu de l'enfer il était devenu fou...fou de rage, fou de haine, fou à en pleurer.



par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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Dimanche 30 mars 2008
Une p'tit sablier avant d'aller dormir, rien de tel. Un p'tit bonheur. Il est proposé par Agaagla et provient d'un billet de Monolecte Dualité

Fête de famille.

L'humanité se divise en deux camps bien distincts que tout oppose irrémédiablement.
La ligne de fracture passe très précisément au milieu de la table de ma salle à manger...

C’est étonnant comme tout nous sépare, pourtant je viens bien du ventre de ma mère, nous avons partagé le même espace avec mes frères et soeurs, j’ai une partie du patrimoine génétique de mon père. Aussi loin que je m’en souvienne je me suis élevée contre une certaine forme de pensée, la leur. Ce n’est pas juste une petite crise d’ado qui perdure à 40 ans mais bien un cheminement de séparation qui a commencé à mon premier « non ». J'avais même parfois l'impression de venir d'un autre monde, une extra terrestre arrivée là par hasard. Depuis mes 18 ans cependant nous adoptons un statu quo qui nous convient peu ou prou, résultant d’un choix commun de laisser de côté les sujets qui fâchent. Nous sommes tous réunis ce soir afin de fêter la décision de notre première : elle va se pacser avec son copain. Pour une fois j’ai décidé d’aller au-delà de mes réticences et nous avons préparé une grande fête où ils sont conviés... Au début j’ai cru qu’ils n’allaient pas venir...pensez donc un pacs bradé au lieu d’un mariage à l’église, c’est impensable. Finalement, du bout des lèvres, comme un effort suprême, ils ont consenti à nous honorer de leur présence. Ils se sont installés serrés afin de créer un effet de groupe, au mépris du plan de table que j’avais soigneusement préparé. La discussion restait difficile et chaotique. Nous abordions des sujets légers : le temps qu’il fait, nos cerisiers en fleurs, la neige à Pâques et puis je ne sais plus qui a mis sur le tapis un sujet brûlant. Je le soupçonne même d’avoir voulu créer cet état de fait.

Il a levé son verre de champagne, les yeux regardant dans le vague.

- On peut féliciter notre préfet.... (il parlait de mon frère présent)

Il fit une longue pause, ménageant ses effets.  Il méprisa mes dénégations et mes signes évidents et reprit :

- Il a bien rempli ses quotas de reconduite à la frontière...

C’est là que je n’ai plus répondu de rien. J’ai d’ailleurs ouvert les hostilités avec ma fille, il s’est retrouvé avec un gâteau à la crème dégoulinant à la place de son visage suffisant. L’autre partie de la table s’est levée d’un seul homme, ma mère a bredouillé :

- Espèce de...espèce de...harpies soixante-huitardes de gauche....

Puis se tournant vers moi, son regard noir braqué qui autrefois me terrorisait !

- Ne remets jamais les pieds chez nous avec ta famille dévergondée !!!

Ils tournèrent les talons sous les huées, quelques choux volèrent et ils partirent brusquement. Nous nous tenions la main avec ma grande, entre les larmes et le rire.

- Maman, hoqueta-t-elle en se frottant les yeux, je suis fière de nous ! Je n’en pouvais plus de faire semblant d’être comme eux...Dessin de Caran d'Ache





























Cette idée m'est venue en repensant au film de Danièle Thomson intitulé La bûche.
Je ne l'ai pas vu mais le synopsis m'a toujours attirée...il est vrai que nous ne sommes pas allés au cinéma voir un film de grand depuis...... oulà !
par Dom publié dans : Atelier d'écriture
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