Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Dimanche 16 décembre 2007
Contrairement à ce que l'on pense, la formation du futur et son utilisation dans des écrits peut poser problème. Je me suis aperçue que même à l'oral, certains enfants font des erreurs. Il n'est pas rare d'entendre des : je "courirai" et tu "envoiras" pour des verbes pourtant souvent utilisés.

Une petite idée consiste à proposer des poésies écrites au futur à apprendre et à poursuivre en production d'écrit. La familiarisation avec le futur et son utilisation devient plus "naturelle".

Je vous propose donc ma petite compilation du futur :

La blanche école où je vivrai
N'aura pas de roses rouges
Mais seulement devant le seuil
Un bouquet d'enfants qui bougent
On entendra sous les fenêtres
Le chant du coq et du roulier;
Un oiseau naîtra de la plume
Tremblante au bord de l'encrier
Tout sera joie! Les têtes blondes
S'allumeront dans le soleil,
Et les enfants feront des rondes
Pour tenter les gamins du ciel.

René Guy Cadou

Grand standigne

Un jour on démolira
ces beaux immeubles si modernes
on en cassera les carreaux

de plexiglas ou d'ultravitre
on démontera les fourneaux
construits à polytechnique
on sectionnera les antennes

collectives de télévision
on dévissera les ascenseurs
on anéantira les vide-ordures

on broiera les chauffoses
on pulvérisera les frigidons

quand ces immeubles vieilliront
du poids infini de la tristesse des choses

Raymond Queneau


Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Victor Hugo
par Dom publié dans : poésie
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Mercredi 19 septembre 2007
Je vous avais déjà parlé de Guillevic, cet auteur de poésie qui m'avait séduite avec ses textes sur la géométrie.
Je suis tombée, à la bibliothèque, sur un de ses poèmes dans l'excellente édition Gallimard Jeunesse.

Je vous en livre le début et comme pour mes élèves demain,
 
imaginez quel est l'origine de ce bruit (de manière poétique bien sûr !). 
Je vous proposerai la suite samedi...

Eugène, en se réveillant,

Le matin de ses huit ans

Crut entendre sous son lit

Un pas ordinaire bruit :

Quelque chose remuait

Quelque chose s’ébrouait

 

Qu’est-ce que ça pouvait être ?

Entré par où ? La fenêtre

Et la porte étaient fermées,

Rien que le trou de fumée.

Il fallait y aller voir

C’était même son devoir

 

Et c’est en tremblant à peine

Que sortit des draps Eugène....

par Dom publié dans : poésie
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Mercredi 12 septembre 2007
C'est jeudi !!!! Et je vais proposer à mes élèves leur nouvelle poésie. Comme nous travaillons sur Le chat qui s'en allait tout seul et que nous avons utilisé Le livre de la jungle, j'ai choisi de reprendre Si... de Ruyard Kipling. Je déteste, par peur de la routine, reprendre ce que j'ai déjà fait, mais en travaillant ce poème avec leur propre version (ils doivent imaginer une strophe), il a un grand succès. Pour l'apprentissage, je leur fais choisir la strophe qui leur plaît le plus et ils y ajoutent la conclusion :
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils.
Ils aiment beaucoup justifier leur choix.

SI...
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils

Mais pour ne rien regretter, je suis allée faire un petit tour chez le site dont je vous ai précédemment parlé et mon poème au hasard du jour valait le détour. C'est un de mes poètes préféré et la force lyrique de ce poème ressemblait un peu à ce que je ressens en ce moment... Un véritable tableau expressionniste : le paysage comme reflet de l'état intérieur ! Pas à proposer pour l'instant, mais à garder sous le coude quand je m'attaquerai à la description d'un paysage en production d'écrit.

Marine

L'Océan sonore
Palpite sous l'oeil
De la lune en deuil
Et palpite encore,

Tandis qu'un éclair
Brutal et sinistre
Fend le ciel de bistre
D'un long zigzag clair,

Et que chaque lame,
En bonds convulsifs,
Le long des récifs
Va, vient, luit et clame,

Et qu'au firmament,
Où l'ouragan erre,
Rugit le tonnerre
Formidablement.



Paul Verlaine
 
 
 
par Dom publié dans : poésie
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Lundi 3 septembre 2007
Bonne rentrée à tous !!!!

Après une semaine chargée avec au programme : 
- travail enfin surtout rangement de la classe fraîchement repeinte
- stage de chant lundi, mardi
- suivi de migraine poivrée à la harissa brûlante et cognante... impossible de chanter les aigus sans marteau piqueurs dans le cerveau !
- repos forcé dans le noir et le silence
- repas pour Grand-mère que nous recevions ravis
- reprise des piqûres, avec pleurs et râlages
- samedi matin : repas en famille, le bonheur, dommage que nous devions partir
- samedi après-midi : dernier jour du stage, je suis de retour, j'arrive de nouveau à déchioffrer une partition et à tenir ma voix, ouf  !!!!! Fin de soirée sympathique avec discussion philosophique sur les fonctions de l'art
- dimanche matin : départ de Grand-mère, on l'emmène à l'aéroport, des larmes dans les yeux
- dimanche après-midi : anniversaire de mariage de mes parents...
- aujourd'hui, rentrée pour enseignants, au programme cartons à déballer, dernières nouvelles, perspectives, nouveaux programmes, photocopies....
... ce soir j'arrive enfin à me traîner pour remplir un peu mon blog...

Et demain, la rentrée, j'ai concocté un petit programme de "je travaille dès le premier jour mais c'est plaisant"
Au menu, entre autres :
Entrée : bienvenue
Plat de résistance : Texte de l'adoubement du Chevalier au bouclier vert de Odile Weuleresse et maths
Fromage : Musique et poésie
Dessert : Atelier d'écriture à partir d'un poème de Claude Roy que je vous offre ici, je vous raconterai demain comment j'ai découvert ce poème :

Supposons une supposition

Suppose et supposons une supposition
que le mot ver luisant se prononce escarcelle,

que le mot chocolat se prononce violon,
que mot tirelire se prononce hirondelle.

Les dictées tout à coup ont un air bien bizarre.
On regarde
voler les tirelires
en l'air,
on regarde
briller l'escarcelle
très tard,
on
mange à son goûter du pain et du violon.


Tu me dis baluchon : ça veut dire grosse bête.
Fourbi ? C'est un poisson. Lézard ? Saule pleureur.
Les mots ne savent plus où donner de la tête:
friture de fourbis, ou lézard rose en fleurs
?

Est-ce escarcelle ou escargot ? Est-ce cargo
ou
tire-l'air, ou tire-l'eau, ou tire
-d'aile ?
Est-ce chacal ou chocolat ? Est-ce hirondelle ? Est-ce rondeau ?

Est-ce vole-au-vent ? Est-ce violoncelle ?


Si on commence à faire trop de suppositions
tout s'en va de travers et rien ne va plus droit ;
personne ne demande aux mots la permission
et je signe
Hérisson - qui veut dire :
Claude Roy.


                                        Claude ROY


par Dom publié dans : poésie
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Mercredi 22 août 2007
Puisqu'il faut bien rentrer.
Puisqu'il faut bien quitter.
Puisqu'il faut bien s'en retourner.
Plus le coeur au mercis, juste celui des larmes dans les yeux.
Laissez la lanterne allumée, nous serons bientôt de retour.



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par Dom publié dans : poésie
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