Texte libre

Vous êtes à ce jour nombreux à m'avoir rendu visite, merci à tous (le comptage commence aujourd'hui : 3 novembre 2006). Depuis le début de la création de ce site vous avez été  8379 à venir me rendre visite, ça se fête !!!!

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Grâce à Kévin (site la recherche du bonheur qui est une véritable perle pour réfléchir), voilà une carte du monde du lieu de vie de mes lecteurs (je croise les doigts pour que ça marche!!!!). J'espère  que ça va fonctionner....

Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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Samedi 7 avril 2007
Merci aux clowns de l'hôpital, ils interviennent au CHU tous les jeudis et apportent aux enfants, à leurs parents (ainsi qu'au personnel) un rayon de soleil comme une étincelle dans leurs yeux.
Je vous en ai parlé pour Petit Prince mais je souhaitais leur rendre hommage aujourd'hui.
Je vous envoie donc sur leur site ou vous pourrez mieux les connaître mais également aider leur association à continuer d'apporter le réconfort aux enfants comme une graine d'étoile.


Association Soleil Rouge
20 rue André Rivoire
38000 Grenoble

info@soleilrougeclowns.fr

Petit Prince, affolé par sa perf piqué dans sa main, qui n'osait rien toucher, hurlant dès qu'une blouse blanche apparaissait à la porte a rencontré le sourire. Ainsi que Grand Princesse qui cette fois avait tenu à nous accompagnée et qui était repliée dans le lit de son frère, hermétique, un peu oubliée parmi les pleurs répétés, son frère fermement maintenu pour réaliser les prélèvements. Je n'imaginais guère comment un clown-spectacle, exubérant, drôle, enthousiaste pouvait intervenir dans un si petit espace, avec ces enfants marqués et fragiles. Chouchou a commencé par m'approcher doucement, comme je berçais Petit Prince il se mit à se balancer en fredonnant une chanson douce. Puis, réfléchissant, il sortit un nécessaire pour faire des bulles. Premier sourire de la matinée. Ensuite, avec Beubi, ils ont investi la chambre où Grande Princesse se terrait ainsi qu'une famille, elle aussi autour de leur enfant. Avec une peluche ils ont joué à cache cache avec le petit. Leurs gestes, leur voix douce apaisante commençait à rassurer les enfants. Puis, bonne idée, ils ont décidé d'affubler ma Grand Tante d'un nez de clown et d'une paire de lunettes de bain. Voilà Grande Princesse qui se déplie, Petit Prince qui accepte d'être posé sur le lit. Chouchou, Beubi et Nageuse (surnommée ainsi par ma grande) se présentent et entonnent en choeur une petite chanson reprise par les enfants. Et c'est ainsi qu'ils nous quittent et les soins suivants sont bien mieux acceptés par Petit Prince qui pleura beaucoup moins. Ma voisine, ravie, avait photographié la scène, elle nous les a envoyés par internet. Elle m'a raconté que son petit au début se cachait et les regardait au travers de ses mains plaqués sur les yeux, un sourire au coin des doigts. Maintenant il les attend avec impatience. C'est à cette occasion qu'elle m'a suggéré de repenser à ces moments, parce qu'il faut aussi garder les bons instants.

Je ne peux y repenser sans émotions et un éclat de rire dans les yeux. Je les en remercie ainsi que ma Grand Tante qui a participé à la réussite de cet instant.

Je ne sais pourquoi, cette matinée m'a fait penser à cette petite poésie.

Le chat ouvrit les yeux
Le soleil y entra
Le chat ferma les yeux
Le soleil y resta.

Voilà pourquoi le soir
Quand le chat se réveille
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.

Maurice Carême

Maintenant dans le noir, je vois un Soleil Rouge, surtout lorsque Petit Prince regardant ses mains me dit : "Piqûre" suivi de "clowns drôles, aimer clowns" en souriant.
par Dom publié dans : La p'tite famille
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Jeudi 5 avril 2007
Voici voilà, le petit dernier entre dans l'ère de l'enfance.




























Les boucles du bébé tombées, bienvenue au petit homme.
par Dom publié dans : Au jour le jour
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Jeudi 5 avril 2007
Et plein d'attention, Jean Veronis et Loouis Jean Calvet, professeur de linguistique et d'informatique à l'Université de Provence, décryptent pour nous les discours, les bons mots, les maladresses, les mots incomprhensible des candidats. De quoi décrasser nos neurones... une vraie éducation à la parole aussi nécessaire que l'éducation à l'image.
Leur livre Combat pour l'Elysée est une vraie mine, ainsi que leur blog éponyme.

par Dom publié dans : Au jour le jour
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Mercredi 4 avril 2007
La Brigade des "pelleteux de nuages".
Comme toujours, je découvre après tout le monde l'écrivain incontournable et c'est un réel plaisir de lecture. Adamsberg est un commissaire principal à la tête de la plus incroyable brigade, composée d'éléments disparates, décrits par l'auteur avec une affection apparente. Attachés par un contexte décrit avec soin, elle nous emmène dans un dédale de situations tour à tour cocasses et surprenantes suivant l'esprit brumeux de leur chef semant avec indifférence le chaos parmi ses coéquipiers. J'apprécie ce personnage massif, peu soucieux des apparences, y compris la sienne, et pourtant brusquement préoccupé par des indices fumeux dédaignés par les rationnels. Il trouve son inspiration dans ses longues promenades sous la pluie auprès d'un fleuve qui lave ses idées afin d'en trouver le fil d'Ariane, rapportant à ses collègues un galet de ses voyages, cadeau encombrant censé servir de presse papier. De la folie au raisonnable il n'y a pourtant qu'un pas, j'aime l'idée que des méandres du brouillard finit par surgir le génie, c'est rassurant. Il cohabite avec des ombres, des intuitions qui ne le trompent jamais.
Les relations entre les différents personnages sont pertinentes. Ce commissaire mouvant est "cadré" par son adjoint, Danglard, le spécialiste des réponses aux questions, noyant dans le vin blanc ses interrogations sans fin. Il est également l'érudit, le rationnel, l'obsessionel connaissant par coeur l'ensemble des districts policiers.
Il résout ses énigmes en gardant des relations avec 3 universitaires fauchés : un archéologue préhistorien, un médiéviste spécialiste du repassage (pour survivre)... dont trois édredons illustrés pouvent lui servir d'alibi, et un historien de la seconde guerre mondiale.
Sans oublier les personnages de second plan qui ressortent comme des motifs sur une tapisserie. Veyrenc et son malencontreux atavisme familial : composer des vers. Le Guern, marin breton qui choisit de se sortir d'une mauvaise passe en épousant le métier de son arrière grand père défunt qui le visite régulièrement : crieur public ...
Je n'ai pas pris autant de plaisir à lire un polar depuis Boris Akounine et son Fandorine ou Alexander Mc Call Smith avec Ma Ramotswe...mais ce sera pour une prochaine fois.
Dernier détail auquel toute mère sera sensible : ce flic hors du commun arrive à endormir son fils de 9 mois rien qu'en posant la main sur sa tête...un vrai don ; ) En plus il ne rechigne pas à le garder quand elle en a besoin. Bon en même temps il lui lit Les techniques de construction de murs composés de galets et se permet de réveiller Danglard en pleine nuit pour lui demander la signification due l'opus spicatum sous prétexte que le "petit" veut savoir... étrange mais drôle. Et c'est sur ces deux mots que je finirai ce billet, ce qui caractérise ma lecture de cet auteur : l'ironie et l'irrationnel qui nous mène comme Thésée vers la sortie du labyrinthe suivant un fil tordu comme du vieux métal fatigué.

Courez et si ce n'est déjà fait dévorez :
- Dans les bois éternels
- Pars vite et reviens tard
Ajoutez :
- Léviathan de Boris Akounine
- Alexander Mc Call Smith Ma Ramotswe détective

... et vous obtiendrez de belles nuits blanches en perspective : )
par Dom publié dans : Mes lectures
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Mardi 3 avril 2007
Et puisqu'il sera dit que la renaissance de ce blog sera liée au soulagement, aux fondations, aux mains tendues... je tiens ici parce que je n'ai su encore le faire avec ma voix, parce qu'à l'oral je suis comme un poisson qui marcherait sur terre, je tiens ici à envoyer à ceux qui se reconnaîtront un message d'affection, de reconnaissance et de soulagement.
Et quand je dis d'affection, le geste d'espoir qu'ils nous envoient nous montre le lien qui nous unit au delà du temps et des lieux. Chaque jour qui passe ne sera plus vers rien mais vers l'aveuglante lueur d'espoir qu'ils nous ont offerte.
Je vous dédie donc ce poème tiré du recueil dont le nom est éminemment  évocateur : Phénix.

Et un sourire

La nuit n'est jamais complète 
Il y a toujours puisque je le dis 
Puisque je l'affirme 
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte 
Une fenêtre éclairée 
Il y a toujours un rêve qui veille 
Désir à combler faim à satisfaire 
Un coeur généreux 
Une main tendue une main ouverte 
Des yeux attentifs 
Une vie à se partager.

Paul Eluard


Des millions de mercis.
par Dom publié dans : Au jour le jour
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