Mardi 30 septembre 2008 2 30 09 2008 06:38
Je suis désolée pour ce long silence mais entre cet été de globe trotteur et la rentrée mouvementée, je me sens totalement débordée. J'ai la sensation de ne pas arrêter de courir. En plus, avec cette nouvelle école la pression est énorme ! Je me débats dans le stress, les idées au quart de tour (heureusement que je ne manque pas d'imagination), les réunions sans fin et la prep de classe dans un contexte délétère et un peu morose (on doit constamment surveiller ses arrières). Manque de pot je me retrouve avec une mère d'élève voisine et une autre mère d'une autre classe dans ma chorale...je pense arrêter d'y aller. Le soutien commence ce soir de 16h40 à 17h40, je suis désolée de voir que je verrai moins mes propres enfants, délaissés à la garderie et à la cantine, cela me fiche un peu le bourdon.
Heureusement, leur papa a pris le relai en début d'année et leur a permis de faire une rentrée agréable, pas trop secouée.
Grande Princesse est partie (puis revenue) en classe de mer à Porquerolles, sous le soleil, tandis que nous nous gelions sous la pluie. Nous avons pu les voir grâce à un blog qui retransmettait les images des petits moussaillons dorés (belle initiative des instits). Elle est revenue grandie, elle a abandonné le rose pour mettre du noir et refuse tout ce qui pourrait l'assimiler à un bébé.
Grand Chevalier a fait une bonne rentrée, il ne va à l'école que le matin, on a gardé sa nounou (ravie de l'avoir encore un an...et moi aussi : les petits plats siciliens aux légumes du jardin, cela vaut le coup pour mon doudou!). Il ne pleure plus quand on le laisse et ses maîtresses (non elles ne changent pas les couches : petite note à l'égard de notre ministre ignorant de la pratique) sont particulièrement passionnantes. Je suis revenue de leur réunion, très complète, vers 21h00, avec en poche plein d'idées si un jour j'ai des petites sections.
Voilà pour les nouvelles tout en courant (et c'est bien parce que Grand Chevalier m'a réveillée à 2h00 du mat et que je n'ai pas réussi à me rendormir !!!).
En passant heureusement que j'avais sous le coude le deuxième tome de Timothée de Fombelle : Tobie Lolness.

Vous allez dire que j'arrive après la bataille mais jusque là il n'était pas disponible à la bibliothèque. Je confirme les critiques : c'est un livre de jeunesse passionnant (plutôt de niveau début collège pour le vocabulaire et le système politique décrit). En tous cas c'est un hymne à la connaissance, première cible des dictatures, cruelles et décérébrées à souhait (A bon entendeur...).

Pour finir, une petite pub pour un collègue qui rend la vie des instit moins dure (une peu de soleil dans ce monde dévalorisé), il sort son livre pour une somme de 15 euros+2 euros d'envoi. Pour vous donner une idée,
allez voir son site qui me rend le sourire (même à 19h30 après une réunion stérile) et en plus il a offert ses dessins à télécharger à nombre d'entre nous, déjà fans.

Bon, je suis contente de me sentir un peu de retour parmi vous, abandonnée en milieu hostile et en peine d'avoir quitté son école chérie. Mais cela ne m'empêche pas d'avoir prévu toute mon année (c'est d'ailleurs bien la première fois !), je crois que j'avais besoin d'être motivée :) , mais c'était aussi une des chances pour avoir des bus de la mairie gratuits !! (pas folle la guêpe !).

Ce n'est pas tout, je vous inviterais bien à boire un petit thé avec moi mais il faut que j'aille tirer mes dormeurs du sommeil et les placer devant un ptit dèj fumant... A bientôt...en espérant pouvoir vite retourner régulièrement vous voir.

Par Dom - Publié dans : La p'tite famille
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 07 2008 00:15
Je vous tire ma révérence avec classe, nous nous rendons dans la famille pour passer de merveilleux moments : accueil à La Rochelle, fête à Rambouillet et programme de géo pour la grande ! Nous traversons la France en long, en large et en travers ! Chouette !
A bientôt pour tout cela en image !!

 
Par Dom - Publié dans : Au jour le jour
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Lundi 14 juillet 2008 1 14 07 2008 22:50
Je l'ai enfin terminé, mon feuilleton à l'eau de rose, je vous l'offre comme un cadeau, avant de partir pour mes propres vacances. Bonne lecture et à bientôt ! C'est toujours et encore pour les impromptus...
Pour le (1) puis le (2), cliquez sur le numéro pour les trouver....


Serments d'amour dans les sarmants Episode 3

Serre moi d'amour mon cher Amant


Quand à Armand... il prit le bras de Shannon avec ostentation et cependant fermement et la conduisit vers la sortie devant l'assistance médusée. Une fois seuls devant la porte il murmura les dents serrées :

- Te voilà bien vengée, quelle est ton intention maintenant ? Il faut que nous allions jusqu'au bout pour sauver mon honneur.

Shannon sourit avec un regard de carnassier.

- Mais mon pauvre ami, pensais-tu vraiment qu'en m'humiliant de la sorte j'allais t'épouser ? Tu assumeras seul les conséquences de ma vengeance.

Armand se retenait de la frapper.

- Barre-toi alors...

- Allons, allons, très cher...est-ce donc là un langage pour l'héritier d'une si grande fortune ?

Elle flatta son bras dans un geste teinté d'ironie et se retourna, superbe, faisant crisser les graviers de l'allée. Il la regarda ulcéré et cependant il ressentait une perte irrémédiable...elle avait plus de cran qu'il n'avait cru de premier abord. Il tourna les talons et entra dans le château. Il ne remarqua même pas l'invité rêveur qui observait la robe luminescente s'évaporant dans le jardin.


Pour finir en beauté cette soirée si bien commencée, les quatre compères hilares se retrouvèrent devant une magnifique bouteille de Dom Pérignou meilleur cru qu'Agesislao avait dérobé, profitant de l'effet de la panique. Ils finirent tous par s'endormir sur le canapé, ravis du tour ainsi joué. L'article, envoyé par mail le soir même et publié le lendemain sera du plus bel effet. Ils dormaient avec le soulagement des justes.


Ce fut aux aurores qu'un coup de sonnette réveilla Shannon. Simplement vêtue d'un jean et d'un tee-shirt, les yeux un peu bouffis, elle s'extirpa du sommeil à la troisième sonnerie. Elle avait abandonné tous les effets offerts par Armand, soigneusement lacérés dans son appartement. Elle s'étira, enfila ses pantoufles et glissant des pieds sur le sol elle se dirigea vers la porte. En face d'elle se trouvait un parfait inconnu, charmant, mais inconnu.

- Je suis désolé de venir ainsi chez vous, depuis hier soir je n'ai pu m'enlever votre visage de mes souvenirs.

Elle ne sut que répondre, surtout qu'avant le café ses idées ne seraient définitivement pas bien claires. Elle passa les mains dans ses cheveux en désordre.

- Qui, qui êtes-vous ?

- Je sais que ma venue pourrait vous paraître totalement incongrue. J'étais un des invités hier. J'ai trouvé votre vengeance parfaitement agencée et... je vous ai trouvé absolument superbe.

Shannon essayait de réfléchir mais prenant le parti de ne pas comprendre tout à fait la situation, elle décida d'inviter ce jeune homme à prendre un café.

- Suivez-moi. Vous m'expliquerez cela en détail.

Ils enjambèrent sans bruit l'entremêlement des jambes et se retrouvèrent dans la cuisine, accoudés au bar. Le café répandait son entraînante odeur et elle le dévisagea en silence tandis qu'il se racontait. C'était un jeune aristocrate qui avait claqué tôt la porte de chez lui pour tenter l'aventure. Baroudeur, jamais fixé, comme pour oublier ses origines honnies, il dilapida ses deniers dans des histoires abracadabrantes. Revenu plusieurs années plus tard dans une vieille deuche, il n'était reçu par les parvenus que grâce à son nom...qui ne pourrait que profiter à leur publicité, il en était conscient. Mais ainsi il avait remonté la pente. La venue de Shannon lui avait permis de comprendre la vacuité de sa vie actuelle et avait joué le rôle d'un déclencheur, comme une bombe à retardement. D'ailleurs son existance pouvait se résumer à cela...des explosions sans cesse, pour fuir...fuir jusqu'à l'épuisement un chemin tout tracé qu'il haïssait. Son histoire, racontée avec verve et talent passionna Shannon, qui ne vit même pas ses amis entrer un par un et s'installer pour écouter cette voix de conteur. Il expliqua ses trecks au Pérou sur les traces des Mayas, son amitié avec un charmeur de serpent qu'il accompagna dans ses recherches des précieux reptiles, sa vie au sein d'un couple de guides qui accompagnaient les chercheurs voulant découvrir les fresque préhistoriques dans les canyons brûlants du Mexique...

Il voulait repartir mais il lui semblait que cette jeune femme aux apparences si fragiles et pourtant si ferme lui était devenue essentielle.

- Voilà, conclut-il. Je n'ai pas grand chose à vous offrir, simplement de repartir avec moi pour que nous baroudions ensemble. Vous en valez la peine. Je n'aurais plus besoin de fuir, juste de découvrir par vous, pour vous, avec vous.

Un soupir les fit se retourner et ils virent trois paires d'yeux envieux les observer.

- Ye ne veux rrrien te commander ma chérrie mais tou devrrais accepter.

Le regard de Carlyle en disait long. Perdi insista :

- Si j'étais à ta place...

- je partirai de suite, finit Agesislao. Et puis quel beau titre pour mon journal : « Rejetée par sa belle famille hostile, la belle Shannon découvre le monde aux bras de son amant »...

Évidemment, Shannon ne fut pas conquise de suite, je vous épargnerai les détails de sa conquête (et en plus il me faudrait plus que trois épisodes pour cela) en tous cas ses amis s'essuyant les larmes au bord des yeux les accompagnèrent tous deux, un petit matin du mois de juin, vers la vieille deuche repeinte pour l'occasion. Le journaliste mitrailla le jeune couple, Carlyle leur envoya un baiser tandis que la voix de Perdi se perdit dans la poussière :

- Et écris-moi, ma chérie.

Quelques mois plus tard elle reçut une missive enchantée.

- Charles-Henri et moi vivons un conte de fée. Nous sommes déjà en Norvège. Avant de prendre la voiture, chaque matin nous faisons tourner une branche pour indiquer notre direction. Nous vivons de petits boulots saisonniers. Pour l'hiver, il faudra cependant se fixer un peu plus longtemps, j'appréhende maintenant de rester longtemps quelque part, il faudrait un endroit où il y a toujours l'été ! J'adore l'idée que demain nous ne saurons pas ce que la vie nous réserve, comme ce petit chat recueilli un matin car il s'était douillettement installé dans mon duvet ou la rencontre avec cette très vieille femme qui nous a offert du thé au jasmin pour écouter notre histoire. Je ne pouvais compter ses rides qui traçaient le chemin de sa vie. Tu sais, Perdi, au delà de l'amour que nous nous portons, cette déambulation permanente m'apporte le piquant qui m'a toujours manqué.

Beaucoup plus tard, les deux vieilles amies se retrouvèrent. Perdi n'avait jamais quitté sa ville natale, Shannon avait décidé de revenir, son amant était décédé l'année précédente. Approchant des 70 ans, elle se dit qu'il serait temps de s'installer. Elle racheta le petit bar de son père qu'elle fit transformer en coquette maison et invita Perdi à vivre avec elle. Elles passaient de longs moments sur la terrasse ombragée à feuilleter les somptueux carnets de voyages. Elles reparlèrent longuement de cette année décisive, d'Armand, ruiné par une idée fabuleusement idiote : essayer de faire du vin de masse pour le vendre aux States, de la Stroumphberry qui disparut lorsqu'on apprit que son titre était usurpé. Les deux septuagénaires rirent aux éclats en regardant les photos de l'assemblée le jour de la vengeance. Elles eurent cependant les larmes aux yeux en lisant la dernière phrase de ce premier carnet car elle leur rappelait le tempus fugit de ce qui leur avait maintenant échappé définitivement, elles qui vivaient leur automne. La toute jeune femme enthousiaste avait conclu : « C'est ainsi que l'été devint ma saison préférée ».

 

 

 

L'idée des guides au Mexique m'est venue de l'excellent ouvrage de Jean Clottes, le préhistorien, intitulé : Passion Préhistoire. Dans cet ouvrage il relate ses différents voyages scientifiques et l'on découvre derrière la beauté des peintures, l'immense richesse des personnalités qui les protègent. Ce livre se dévore comme un roman et va à la rencontre des hommes... On peut le voir sur cette photo sur le site de Compo Monte dans le massif de San Borja.

Les auteurs de l'étude devant le site de Campo-Monte, dans le massif de San Borja. De gauche à droite : Maria Isabel Hernandez Llosas, Maria de la Luz. Gutiérrez, Alan Watchman

Par Dom - Publié dans : Atelier d'écriture
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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 07 2008 23:01
Nous nous préparons à partir quelques jours dans ma belle famille (qui seront bien festifs). Les valises se préparent, le carnet de voyage s'organise, la carte de France est entre les mains de notre fille (rien de tel pour aimer la géo que d'en vivre la réalité), nous allons changer d'air, si je puis dire ainsi...

Mais qui mieux de Rimabud l'a exprimé de la sorte :

Départ

Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs.
Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours.
Assez connu. Les arrêts de la vie. - Ô Rumeurs et Visions !
Départ dans l'affection et le bruit neufs !

http://www.bouchonsdamour33.com/UserFiles/Image/Spectacle%20avant%20le%20depart.jpg

Mais je ne vous oublie pas...lundi, mon troisième épisode du feuilleton de l'été sera de sortie...rien que pour vous ;)
Par Dom - Publié dans : poésie
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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 07 2008 19:22
Je viens de lire cette citation de Graham Bell :
"Lorsqu'une porte se ferme, il y en a une qui s'ouvre. Malheureusement, nous perdons tellement de temps à contempler la porte fermée, que nous ne voyons pas celle qui vient de s'ouvrir".

J'ai rendu ma clef aujourd'hui avec un dernier regard pour ma classe, pour la cour, pour la salle des maîtres qui sentait encore le bon café puis j'ai fermé et décidé de suivre ce bon conseil. Aujourd'hui la page est enfin tournée. Ma nouvelle classe est pleine à craquer de mon matériel (trois voitures pleines...), je dois maintenant lui donner de la personnalité. Triste, poussiéreuse, pleine de chni... après quelques jours de vacances bien mérités, je vais attaquer l'Installation avec un grand I. J'aimerais organiser des "coins" et je pense à :
- un musée
- un palais des découvertes
Je réfléchis à ma porte d'entrée dans ce sombre couloir, je pense y installer ma galaxie : quel élève ne rêverait pas de se trouver quelque part dans les étoiles ???
J'y mettrai mon nom et celui de ma collègue du vendredi, très sympatique au demeurant.
Je pensais aussi installerdes séries de petits tableaux et des ardoises pour noter des infos par ci par là.
http://www.bureau-rhone-alpes.fr/catalog/images/catalog/ardoise.jpg...au cas où vous ne l'auriez pas remarqué !!!!
Bref vous l'aurez compris, je ferai contre mauvaise fortune bon coeur et si je pars les épaules basses, je ne pourrai que m'y trouver mal...dans cette nouvelle école.
Reste avant le départ la programmation avec le nouveau programme : c'est à dire, dispatcher les objectifs d'apprentisages sur l'ensemble de l'année. Cela prend environ 3/4 heure par matière et par niveau. Un peu plus en français maths que pour le reste.
Ensuite la réflexion sur les différentes activités que je choisirai, notemment en littérature. Je n'en ai pas encore fini...c'est d'ailleurs le piège de ce métier où on pourrait ne jamais s'arrêter...heureusement, samedi nous serons sur le départ de petites vacances-famille. Break !
http://www.benzor.com/misc/route.jpg






Par Dom - Publié dans : Au jour le jour
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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 07 2008 17:28
Victor Demé est un artiste Burkinabé. C'est Alter Ego qui me l'a fait découvrir. Chanteur folk, avec une voix d'or, tout jeune il remporta le concours du Centre Culturel Français. Au voyage en France, il préféra une mobylette...plus pratique ! Il chante pendant longtemps en Côte d'Ivoire (et en même temps poursuite le métier de couturier qu'il n'abandonnera jamais vraiment, mais je trouve cela assez complémentaire...) puis revient en son pays peu avant l'assassinat de Sankara. C'est à cette époque qu'il compose des textes engagés pour son pays. Au moment où il commence à être connu, il contracte un virus qui lui ronge ses gencives. Il doit s'arrêter de chanter et se remet à la couture. Il ne désespère cependant pas et dès qu'il peut il créé cet album dans lequel quatre français ont cru. Avec l'avance sur les gains de cet album, toujours pratique, il s'est racheté quoi ? Devinez ? Une nouvelle guitare et une machine à coudre neuve...
Il dit en repensant à ses années de jeunesse : "Je n'avais que ma guitare pour m'en sortir et ma machine à coudre". Fils d'un couturier mandingue, il parle de l'activité de son père comme d'un art qu'il lui a merveilleusement transmis. Sa mère, griotte, l'a initiée à la beauté de la voix.
Il mélange les influences et enrichit sa voix au fur et à mesure du temps et ce n'est qu'à la quarantaine qu'il est repéré pour créer cet album riche en émotions : Toungan.
Victor Démé / Toungan
A vos disquaires...

Par Dom - Publié dans : Mes musiques
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 07 2008 19:42
L'épisode 2 des Impromptus pour votre saga personnalisée de l'été...
Pour ceux qui auraient raté le début..c'est ici.
Pour les autres, installez-vous confortablement  :


Serments d'amour dans les sarments

Sers-m'en, dame Mour dont les serres mentent


C'était le grand soir. Pour l'occasion Shannon avait revêtu un survêtement noir, pratique pour passer inaperçue, sans oublier cependant son sac rempli de choses précieuses. Elle avait rendez-vous avec son staff devant la grille entourant le manoir de la famille d'Armand. Son équipe de choc était composée de Agesislao un journaliste de Galette, de Carlyle un styliste de renom, extrêmement précieux et de Perdi, avec laquelle elle s'était réconciliée. A vingt et une heure précises les voilà tous quatre se dirigeant vers un petit portail rouillé encombré de végétation envahissante. Son amie paysagiste, eut vite fait de le désherber tandis qu'Agesislao forçait la serrure à grand renforts d'huile. Une fois dans la place Shannon avait ses repères. Elle les dirigea sans peine vers la roseraie enfermée dans une serre luxueuse. Le journaliste triturait nerveusement ses appareils en les préparant. Carlyle, à la lueur d'une torche tenue par Perdi, aidait Shannon à s'apprêter. Elle revêtit un magnifique fourreau lamé Christophe Diar, dont elle promit de prendre soin. Un instant elle hésita à enfiler les chaussures assorties tellement hautes qu'elles en étaient effrayantes. La touche finale fut sa chevelure arrangée avec un somptueux diadème en strass, celui que portait sa propre mère lors de son mariage. Un maquillage léger, discret, lui donnant des yeux de biche compléta le tableau. Ainsi vêtue, Carlyle la dévisagea.

- Ma chérie, dit-il en roulant les r, Claudy Chauffir ne le porterait pas aussi bien. Tou es absolument merrrrrveilleuse.

Perdi ajouta une rose toute fraîche, d'un délicieux teint bleuté.

- A toi de jouer maintenant, je l'ai tellement vu te rouler dans la farine que je suis trop heureuse aujourd'hui de t'aider à préparer cette vengeance. Nous t'attendons ici.

Les deux complices la regardèrent s'éloigner, le journaliste suivant ses pas.

Shannon, bien qu'un peu maladroite au début, prit une belle assurance. Il faut dire qu'elle s'était drôlement entraînée avec son dictionnaire sur la tête afin de pouvoir aujourd'hui marcher comme une mannequin. C'était...presque parfait. Agesislao l'aida à se hisser sur le balcon, ils passèrent sans bruit par la fenêtre tandis qu'une douce musique s'échappait par les interstices de la porte du petit salon. Shannon respira un grand coup.

A l'intérieur se déroulait une réception mondaine. Les propriétaires du St Emilion recevaient des amis mais aussi de futurs acheteurs promettant de beaux revenus... Armand riait, penché vers la Stroumphberry, une main posée sur le bras de sa propre mère qui le regardait avec une tendre affection. Son père discutait avec un anglais approximatif, essayant de revendre à peu de frais une mauvaise année pour cet américain bedonnant et jovial. C'est avec beaucoup de mépris qu'il ne pensait pas arnaquer cet adepte du hamburger accompagné de vin rouge. Tout se passait à merveille, le champagne, frais et pétillant venait d'être servi.

Brutalement la double porte du petit salon s'ouvrit à grand fracas. Une magnifique jeune femme éblouit toute l'assistance. Ils furent hypnotisés par cette apparition et ne purent remarquer l'expression inquiète du fils de la famille. Ce fut le seul qui reconnut la petite tenancière de bar qu'il eût la bêtise d'aimer un jour. Un sourire charmeur éclaira le visage de Shannon, elle n'en était que plus séduisante. Stroumphberry, habituée à être l'attraction systématique des réceptions, en conçut une haine féroce pour cette inconnue sublime.

- Mon chéri, susurra l'apparition en s'approchant d'Armand.

Elle l'embrasse en pleine bouche.

- C'est le moment d'annoncer à tous la bonne nouvelle.

Le jeune homme restait bouche bée.

- Mais oui, mon Amour. Tu sais bien, c'est ce que nous avons convenu...dès que le champagne serait servi.

La mère d'Armand se tourna vers son fils, inquiète.

- Eh bien, eh bien mon petit. On fait des cachotteries ?

Shannon reprit :

- Il est bien trop ému pour pouvoir parler, souffrez que je prenne la parole à sa place. Nous annonçons officiellement notre mariage...Belle-maman !

C'est à ce moment que le journaliste entra et immortalisa la scène, un rictus méchant sur les lèvres.

La susnommée s'évanouit, la comtesse gifla Armand et sortit à grands fracas, l'Américain rit grassement en portant le coup de grâce :

- C'est donc cette petiote que j'ai vu tenir le bar l'autre jour, que c'est beautiful l'amour, plus rien ne compte ! Félicitation, beau-papa !

Il lui asséna une grande claque dans le dos puis il chuchota :

- Au fait n'essayez plus de me refourguer votre mauvaise saison, je serai désolé de devoir faire affaire avec d'autres.

Quand à Armand...

 

http://imagesforum.doctissimo.fr/mesimages/3855762/champagne.jpg

Cette année le champagne sera un plat qui se mange froid ;)




Par Dom - Publié dans : Atelier d'écriture
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 07 2008 22:15
Dans le rayon des bonnes nouvelles, allez donc faire un tour sur ces deux blogs qui sont particulièrement intéressants...vous en ferez vite une lecture régulière...
Un blog né cette année
Absolu de Timothine
Devinettes, textes culturels et réflexions passionnantes....
Un blog né récemment
A la croisée des idées
A ne pas manquer son texte kafkaïen sur le supermarché !
Par Dom - Publié dans : Au jour le jour
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 07 2008 22:11
Je n'aurai qu'un mot pour ma nièce adorée :
http://site.voila.fr/taliecreation/tagbravo/Animation1_bravo.gif
Mille bisous pour la courageuse bachelière....
dont j'ai admiré le courage et la détermination !
Par Dom - Publié dans : Au jour le jour
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 07 2008 18:14
Depuis aujourd'hui et toute la semaine les enfants sont gardés, en centre de loisirs et chez la nounou. Pourquoi me direz-vous ??? Parce que j'ai entamé le grand rangement de ma classe afin de sélectionner ce que je veux garder. J'ai passé la journée à trier tout le matériel que j'ai accumulé depuis que j'ai commencé...et il y en a.
http://mademoisellemimi.m.a.pic.centerblog.net/no9yfzr2.jpg
En premier classement de toutes les séquences et photocopies réutilisables, classées par matières.
En deuxième retrouver tous les livres à moi aisément reconnaissables. Pourquoi en ai-je autant, me direz-vous ? Ayant enseigné en classe unique (donc avec peu de budget), j'ai énormément acheté de matériel. En plus une instit à la retraite m'a très gentiment passé tout son matériel que j'utilise avec bonheur (mille pensées pour elle).
En troisième mes livres de littérature jeunesse achetés 50c d'euros à Emmaüs, je commence à en avoir une sacrée collection.
En quatrième vider tout ce qui est parfaitement inutile (et j'ai rempli une poubelle facilement).
En cinquième, traîner les sacs remplis au deuxième étage dans ma nouvelle école afin de permettre à ma voiture de souffler un peu. Elle penchait dangereusement !

Ouf ! Première journée finie.

Première tristesse : j'ai dû enlever le prénom de mon casier, préalablement vidé. Heureusement, comme je veux encore finir une séquence d'anglais, je l'ai rempli à nouveau un peu...jusqu'à jeudi où je rendrai mes clés...


http://i22.ebayimg.com/02/i/000/ef/6c/9ae3_1.JPG
Par Dom - Publié dans : Au jour le jour
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Merci à vous tous encore une fois de votre intérêt pour ce modeste blog.

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